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Canada

Climat: des jeunes font le pied de grue pour rencontrer François Legault

Des étudiants issus des collectifs La Planète s'invite à l'Université, Pour le futur Mtl et Devoir Environnemental Collectif réclament un entretien avec le premier ministre François Legault et comptent faire le pied de grue jusqu'à ce qu'il vienne à leur rencontre.

Ils lui avaient donné rendez-vous à midi tapant, samedi, et souhaitaient qu'il soit accompagné du ministre de l'Environnement, Benoit Charette, et du ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge.

Le ministre Charette est sorti les rencontrer à l'heure convenue, mais le premier ministre leur a pour sa part opposé une fin de non-recevoir.

« Je suis très ouvert à écouter les contributions de groupes de citoyens, de groupes de pression, a-t-il déclaré en mêlée de presse. Cependant, la CAQ n'est pas au service de groupes de pression. Elle est au service de l'ensemble des Québécois, donc c'est important de rappeler ça. »

« Ça fait juste témoigner que [François Legault] n'est pas à l'écoute de la jeunesse en ce moment », tranche le cégépien Thomas Dufresne-Morin, de Devoir Environnemental Collectif.

Louis Couillard, co-porte-parole de La Planète s'invite à l'Université, se réjouit d'avoir pu remettre en mains propres un rapport en réaction au budget provincial déposé ce printemps, mais reproche au ministre Charette de faire du « patinage politique ».

« C'est l'absence du mot ''urgence''dans le discours de M. Charette et de la CAQ qui est exaspérante, fait-il valoir. M. Charette nous entend, mais ne nous écoute pas. »

Albert Lalonde, co-porte-parole de Pour Le Futur et élève de cinquième année au secondaire Joseph-François-Perreault, avoue se sentir impuissant face à ce qu'il désigne comme « l'obstination des gouvernements ».

« On parle de nos vies, de nos futurs. C'est quelque chose d'absolument fondamental et existentiel pour nous », relève l'adolescent.

Le collectif La Planète s'invite à l'Université demande notamment la mise sur pied d'un programme d'éducation à l'environnement ainsi que l'adoption d'une loi climatique conforme aux recommandations du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré Celsius.

Pour Le Futur Mtl, qui réunit des élèves du secondaire, partage ces revendications, tout comme Devoir Environnemental Collectif, de niveau collégial, qui réclame aussi l'interdiction des plastiques à usage unique et le retrait des investissements publics dans les énergies fossiles, entre autres.

« Qu'on le souhaite ou non, un changement radical doit être fait. Les solutions sont là. Il reste juste à les mettre en place », avance Thomas Dufresne-Morin, qui fréquente le cégep Marie-Victorin.

« Soit on va se souvenir des caquistes comme ceux qui n'auront pas agi, soit on va se souvenir d'eux comme ceux qui auront eu le courage et la volonté [...] d'aller de l'avant avec une transition verte - et pas sur 30 ans ! C'est sur moins de 10 ans qu'il faut que ça se fasse. »

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