Canada

Des économies sont possibles mais...

Partant du principe qu’il ne faut jamais gaspiller une bonne crise, Justin Trudeau s’apprête à dépenser des milliards pour relancer l’économie canadienne et resserrer les mailles du filet social.

Et si la pandémie nous offrait aussi l’occasion d’économiser ? 

Même si ce n’est pas dans l’ADN de ce gouvernement, on peut toujours rêver. 

« On ne sent pas que Justin Trudeau s’en va dans cette direction. On sent plutôt que c’est un premier ministre qui veut dépenser », résume Geneviève Tellier, professeur d’administration publique à l’Université d’Ottawa. 

Mercredi prochain, Ottawa présentera les grandes lignes de son plan économique, dans son discours du Trône. Nous saurons alors si l’humeur des libéraux est encore tout à la dépense.

En attendant, voici quelques pistes d’économies potentielles. 

Couper dans le gras

Une chose est claire, la pandémie a démontré hors de tout doute que la fonction publique fédérale peut très bien fonctionner avec des effectifs réduits. 

Pendant des semaines, voire des mois, des milliers de fonctionnaires se sont prévalus de congés payés d’urgence. 

La mesure a coûté jusqu’à présent près d’un milliard. 

Officiellement, ce sont les employés de l’Agence du revenu qui s’en sont le plus prévalus. Ceux-là mêmes qui ont été, aussi, les plus occupés à mettre en place les programmes d’urgence historiques.

L’ARC a malgré tout été en mesure « d’assurer la continuité de bon nombre de ses activités », comme le faisait remarquer récemment le Directeur parlementaire du budget. 

De deux choses l’une : soit l’ARC peut très bien s’acquitter de sa tâche avec moins d’employés ; soit les ministères placés en dormance comptabilisent moins fidèlement ces congés payés. 

Quoi qu’il en soit, d’importantes économies sont possibles en réduisant les dépenses en personnel, qui représentent 60 % des coûts de fonctionnement de l’appareil fédéral.

Des programmes fédéraux en trop

Dans les années 1990, le Canada était endetté jusqu’au cou. Pour redresser la barre, le gouvernement libéral de Jean Chrétien avait organisé la révision de tous les programmes fédéraux. Il avait même nommé un ministre responsable du dossier. 

Justin Trudeau pourrait s’en inspirer. 

Le contexte est bien sûr différent. Le Canada est moins endetté aujourd’hui qu’il ne l’était au milieu des années 1990, et M. Chrétien a surtout réussi à équilibrer son budget en sabrant les transferts aux provinces, notamment en santé. On en paie encore le prix aujourd’hui.

Mais avant (pendant ou après) de créer de nouveaux programmes fédéraux, Justin Trudeau pourrait commencer par en abolir quelques-uns après avoir effectué un examen sérieux.

Espaces à bureaux

On le sait, le télétravail est en train de transformer nos centres-ville, pour le meilleur (moins de congestion) et pour le pire (des commerces crèvent de faim). 

Le gouvernement fédéral devra se poser la question : a-t-il encore besoin d’autant d’espaces à bureaux ? 

Étant le plus important employeur au pays, le fédéral possède un parc immobilier imposant, composé de 37 452 bâtiments et 28 millions de mètres carrés de superficie de plancher. 

Cela coûte une petite fortune à entretenir. Des économies faciles à réaliser.

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