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Elizabeth II entourée de sa famille pour les adieux au prince Philip

La procession accompagnant le cercueil du prince Philip est partie samedi de la cour du château de Windsor, résidence de l'ouest de Londres où s'est éteint l'époux d'Elizabeth II, en direction de la chapelle Saint-George, où il doit être inhumé.

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Pour ce dernier voyage de huit minutes débuté à 14h 45 heure locale, le cercueil est transporté par un Land Rover que le prince a contribué à concevoir et il est suivi des membres les plus proches de la famille royale, dont ses quatre enfants, à pied, suivis de la reine dans une Bentley.

Le duc d’Edimbourg sera inhumé dans le domaine du château de Windsor, où Philip a rendu son dernier souffle le 9 avril après une vie dévouée au service de la monarchie depuis son mariage, il y a 73 ans, avec sa «Lilibet».

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La reine perd celui qui était selon les propres mots sa «force» et son «soutien», celui qui depuis son couronnement en 1952 s’est placé en retrait. Connu pour son franc-parler et son humour flirtant parfois avec le racisme ou le sexisme, il aurait eu 100 ans le 10 juin.

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Avant les funérailles, le palais a publié une photo personnelle de la reine et du prince Philip, tout sourire dans l’herbe du parc national des Caingorms en Écosse en 2003.

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Les journaux ont adopté une approche centrée sur Elizabeth II, le Times titrant «La reine fait ses adieux».

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Les circonstances aidant, le souhait du duc d’Edimbourg d’éviter des funérailles en grande pompe est respecté davantage même qu’il ne l’aurait initialement imaginé.

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Bien que le public ait été appelé à ne pas se rassembler devant les résidences royales en raison de la pandémie, Windsor est déjà en pleine effervescence.

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Le Royaume-Uni a marqué une minute de silence samedi au moment où la famille royale se réunissait pour les obsèques du prince Philip, qui pendant plus de sept décennies a inlassablement soutenu Elizabeth II et la couronne.

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Limitée à 30 personnes à cause de la pandémie de coronavirus, la cérémonie s’est ouverte au domaine du château de Windsor, à l’ouest de Londres, peu avant 15 h (heure locale), heure à laquelle le Royaume-Uni, en deuil national depuis huit jours, a observé une minute de silence.

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Quelques jours avant son 95e anniversaire, la reine fait ses adieux à celui qui était selon ses propres mots sa « force » et son « soutien », et depuis son couronnement en 1952 s’est placé en retrait. Connu pour son franc-parler et son humour — flirtant parfois avec le racisme ou le sexisme —, le prince consort à la longévité record dans l’histoire du pays aurait eu 100 ans le 10 juin.

Couvert de l’étendard personnel du duc d’Édimbourg, de son épée, sa casquette de la Marine et d’une couronne de fleurs, le cercueil a été levé pour être placé à l’arrière d’un Land Rover vert militaire que le prince Philip avait lui-même contribué à concevoir pendant 16 ans.

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Menée par Charles, le prince héritier de la couronne, et sa sœur la princesse royale Anne, la procession — que la reine a effectuée dans sa Bentley royale — a suivi le cercueil jusqu’à la chapelle Saint George, pour l’office religieux, qui doit durer 50 minutes.

Inébranlable loyauté

En troisième ligne dans le cortège funéraire, derrière les enfants de la reine et du prince Philip, figuraient leurs petits-fils William et Harry.

Entre les deux frères aux relations distendues se trouvait leur cousin Peter Philips, fils de la princesse Anne. Ce choix a été abondamment commenté dans la presse, à l’affût de tout signe de réconciliation entre les deux fils du prince Charles.

En 1997, les deux frères avaient suivi tous les deux côte à côte le cercueil de leur mère, morte tragiquement dans un accident de voiture à Paris, poursuivie par des paparazzis.

C’est la première fois depuis sa mise en retrait tonitruante de la monarchie et son départ outre-Atlantique que le prince Harry retrouve en public la famille royale, marquée par l’ombre des accusations de racisme et d’indifférence que son épouse et lui-même ont portées lors d’une interview retentissante accordée à Oprah Winfrey.

Enceinte de leur deuxième enfant, l’épouse de Harry, Meghan Markle, est restée aux États-Unis sur les conseils de son médecin.

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La procession s’est faite au son de la fanfare des Grenadiers Guards, dont Philip a été le colonel pendant 42 ans, reflétant le passé militaire que portait fièrement le duc d’Édimbourg, qui a combattu dans la marine pendant la Seconde Guerre mondiale.

Dans la chapelle Saint George a débuté une cérémonie menée par le Doyen de Windsor, rendant hommage à l’« inébranlable loyauté » envers la reine, son « courage », sa « force d’âme » et sa « foi ».

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« Une autre ère »

Il reviendra à l’archevêque de Canterbury Justin Welby, chef spirituel des anglicans, donner la bénédiction à la fin de l’office.

Le cercueil sera ensuite descendu dans le « Royal Vault », crypte où il restera jusqu’à ce que la reine l’y rejoigne à sa mort. Les époux ainsi réunis auront alors pour dernière demeure la chapelle du Memorial du roi George VI, père d’Elizabeth II.

Sur le plan vestimentaire, la famille royale britannique s’est attachée à présenter un front uni. Tous sont en tenue civile, une manière d’éviter de distinguer les princes Andrew et Harry, tous deux très attachés à l’armée, mais en retrait de la monarchie

Même s’il appartient toujours à la Navy, l’apparition en uniforme du prince Andrew, deuxième fils de la reine et ex-pilote d’hélicoptère, aurait fait mauvais genre vu son amitié avec le défunt financier Jeffrey Epstein, poursuivi pour trafic de mineures.

Bien que le public ait été appelé à ne pas se rassembler devant les résidences royales en raison de la pandémie, Windsor bruisse de badauds et d’habitants, bouquet à la main.

« Après la cérémonie, je laisserai ces fleurs près du château », explique à l’AFP Maggy Kalpar, 45 ans. « On était habitués à sa présence », souligne cette habitante installée à Windsor depuis 18 ans, venue « dire adieu à l’un de ses voisins » : « C’est un homme incroyable qui nous quitte, tout le pays est tellement triste ». 

Saluant le dévouement du prince Philip, Santosh Singh, venue déposer des tulipes au palais de Buckingham, raconte sa peine, et déplore « qu’avec le temps tout ça changera pour une autre ère ».

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