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Canada

Émile Samson: le gardien combatif

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Émile Samson revient en force après avoir raté la moitié de la dernière saison

Samson

Photo courtoisie, Sébastien Gervais Émile Samson a brisé bien des barrières depuis ses débuts comme gardien, notamment au printemps 2018, en aidant l’Armada à se faufiler en finale.

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Le gardien Émile Samson ne l’a jamais eu facile à cause de sa petite taille. Retranché plus souvent qu’à son tour pendant son parcours, il aurait eu bien des raisons d’accrocher ses jambières avant que Joël Bouchard et l’Armada de Blainville-Bosbriand ne fassent appel à ses services, en 2017. Après avoir raté six mois d’activités en raison d’une opération à l’épaule, Samson a repris là où il était rendu depuis le début de la saison, signe une fois de plus de sa force de caractère.

Samson savait inévitablement qu’il devait passer sous le bistouri pour réparer des cartilages déchirés dans son épaule. En prenant la décision l’an dernier de sacrifier la moitié de la saison en se faisant opérer le 10 janvier, le Lévisien voulait se donner les meilleures chances de réussite pour son dernier tour de piste au hockey junior à 20 ans.

«C’était difficile parce que je ne pouvais pas aller à la guerre avec mes coéquipiers. J’ai été quatre mois sans embarquer sur la glace. C’était long et difficile de ne pas pouvoir pratiquer ma passion. Je me disais que c’était une épreuve parmi tant d’autres et qu’il fallait que je le fasse», s’est souvenu Samson en entrevue téléphonique avec Le Journal.

Si l’Armada poursuit son processus de reconstruction après avoir atteint la finale de la Coupe du Président en 2017 et 2018, le cerbère de 5 pi 8 po et 147 lb s’efforce de paver la voie aux jeunes membres de l’équipe, et ses statistiques témoignent de son engagement.

Samson affiche une moyenne de buts alloués de 3,53 et un pourcentage d’arrêts de ,907. En date de jeudi, il arrivait au troisième rang parmi la confrérie pour le plus grand nombre de tirs reçus à 591. Son retour ne s’est toutefois pas déroulé sans embûches.

«Il y a de petits détails dans mon jeu que je tenais pour acquis et il a fallu que j’aille les rechercher. Les premières semaines du camp et de la saison ont été plus difficiles. Aujourd’hui, j’ai tout rattrapé les petits retards et je suis confortable devant le filet», a-t-il assuré, alors qu’il venait de terminer une séance matinale en classe.

Son entraîneur Bruce Richardson a vanté l’apport de son vétéran gardien dans le vestiaire, majoritairement composé de patineurs de 17 et 18 ans.

«On est tellement une équipe jeune [...] En ayant un 20 ans comme ça, il calme la patente quand on tombe en panne. Sur le désavantage numérique, depuis qu’Émile garde les buts à son potentiel, notre désavantage numérique s’est drastiquement amélioré [...] En début d’année, on était nerveux, on jouait sur les talons et on avait peur de perdre, mais là, on joue pour gagner parce qu’on sait qu’Émile est en arrière», a souligné le pilote de l’Armada.

Des propos qui contrastent avec ceux des entraîneurs midget AAA et midget espoir à Lévis qui ne croyaient pas en son potentiel en raison de son gabarit.

À 16 ans, Samson a évolué au niveau juvénile avant de se retrouver l’année suivante avec les Dynamiques de Sainte-Foy dans les rangs collégiaux sous la férule de Christian LaRue, un ancien de la LHJMQ. Il venait de vivre un premier camp avec l’Armada à l’invitation de Joël Bouchard. Le reste fait partie de l’histoire.

«Quand j’ai été retranché au midget AAA et au midget espoir, j’ai vu ça comme une opportunité plutôt que de voir ça comme étant une catégorie inférieure. Ça a payé. Je savais que je devais continuer à travailler et c’est ce que je continue à faire.

Ces personnes [qui m’ont retranché], je les respecte, ce sont des gens de hockey, il y a des décisions qu’il faut qu’ils prennent, mais ça me fait sourire en repensant à ces moments. Je peux leur remettre dans les dents un peu, sans être méchant. Certains n’ont pas nécessairement cru en moi», soutient-il, le sourire dans la voix.

En quête de constance

Justin Robidas connaît de bons débuts dans la LHJMQ avec quatre buts et autant de passes en 16 matchs.

Photo courtoisie, Foreurs de Val d’Or

Justin Robidas connaît de bons débuts dans la LHJMQ avec quatre buts et autant de passes en 16 matchs.

Si les partisans de Rouyn-Noranda ont été gâtés ces dernières années, ceux de Val-d’Or, à l’autre bout de la route 117, l’ont été un peu moins. À l’an trois de leur cycle de reconstruction, les Foreurs veulent continuer à gravir les échelons.

Treizième au classement général à l’issue de la saison 2018-2019, la troupe de Pascal Rhéaume a tantôt connu de jolis moments, tantôt des moments plus compliqués depuis le lancement du nouveau calendrier.

Victimes d’une vague de blessés, chez leurs vétérans récemment, qui a entraîné cinq défaites consécutives, les Foreurs ont mis la tête hors de l’eau en battant les Remparts, à Québec, dimanche passé.

Pendant que le Phœnix de Sherbrooke écrase tout sur son passage au sommet de la conférence de l’Ouest, voguant allègrement vers le championnat, l’équipe de la Vallée-de-l’Or luttera jusqu’à la fin pour décrocher l’autre place la plus enviable au classement.

«Je veux voir de la constance et une [bonne] préparation. Quand on a eu notre séquence de victoires [en début de saison], les gars semblaient prêts et avoir le couteau entre les dents. Quand on a perdu notre match à la maison contre Québec, les gars pensaient que ça allait être facile et qu’on était bons. Il faut les garder alertes. Tu peux te faire battre contre n’importe qui dans la ligue», avertissait Rhéaume en entrevue lors de son passage à Québec.

Deuxième choix au total du dernier repêchage, l’attaquant Justin Robidas ne déçoit pas depuis son arrivée en Abitibi. La recrue de 16 ans a récolté quatre buts et autant de passes en 15 rencontres. Malgré le jeune âge du joueur, son apport se fait sentir bien au-delà des statistiques, estime son entraîneur.

«Quand on n’allait pas bien en début d’année, il a même cogné à la porte du bureau [des entraîneurs] pour voir ce qu’il pouvait faire de différent. On a comme été surpris, on lui a dit : “Tu retournes chez vous te reposer, ce n’est pas ta job cette année.” Le kid, il ne faut pas lui mettre de la pression. On voit qu’il a un gros leadership en dedans de lui, mais ce n’est pas à lui de leader l’équipe. Cela dit, il aura une lettre sur son chandail dans le futur», a souligné Rhéaume qui connaît l’adolescent depuis les rangs novice en raison de ses liens d’amitié avec son père Stéphane, qui a disputé 937 matchs comme défenseur dans la LNH.

Dans le calepin...

  • Qui arrêtera le Phœnix ? Première au pays, la formation sherbrookoise est tout simplement tout feu tout flamme, n’ayant subi qu’une seule défaite en temps réglementaire avant son rendez-vous de jeudi soir (17-1-2) et ne laissant filer que 4 points sur une possibilité de 40 depuis le début de la saison. On savait que Stéphane Julien et ses «ouailles» seraient à surveiller, mais à ce point ? Certes, la conférence de l’Ouest est moins forte, mais le Phœnix a signé plusieurs victoires convaincantes. Samuel Poulin, Félix Robert et Alex-Olivier Voyer forment un trio d’enfer avec 106 points en 20 matchs.
  • Dans le but de fouetter leur attaque, qui en arrache par les temps qui courent, les Cataractes ont mis la main sur le Russe Kirill Nizhnikov, qui s’alignait avec l’Attack d’Owen Sound (OHL) avant d’être libéré. Âgé de 19 ans, Nizhnikov ne possède toutefois pas le statut de joueur européen aux yeux de la Ligue canadienne puisqu’il a déménagé au pays en bas âge. En 136 matchs dans la Ligue de l’Ontario avec Barrie, Sudbury et Owen Sound, il a inscrit 30 buts et 72 points. Nizhnikov n’était pas en uniforme, mardi, lors de la victoire de 8-5 sur Saint-Jean, la première en cinq rencontres pour la troupe de Daniel Renaud.
  • Il faudra encore attendre avant que la réglementation empêchant tout échange direct ou indirect entre les Remparts et l’Armada soit assouplie. Au mieux, des changements pourraient survenir pour la période des échanges du repêchage 2020 à l’Assemblée des membres de février, mais pour ce qui est de la prochaine période de mouvements, aux Fêtes, ce sera le statu quo.
  • Les Saguenéens n’auront profité d’un alignement complet que pour deux matchs. Après les retours d’Hendrix Lapierre et de Justin Ducharme, la semaine dernière, voilà que le Russe Vladislav Kotkov s’est fracturé le doigt et ratera environ trois semaines, selon l’entraîneur Yanick Jean. «Il ne faut pas que ça nous affecte», a lâché Jean au confrère Dave Ainsley. L’espoir des Sharks de San José compte neuf buts et huit aides, pour 17 points, en 15 rencontres.

Le face à face

Samson

Photo courtoisie

Armada | Centre

Samson

Photo courtoisie, LHJMQ

Voltigeurs | Centre

1500 : Le thérapeute sportif des Remparts, Steve Bélanger, travaillera dans un 1500e match dans la LHJMQ en carrière, samedi, à Baie-Comeau lui qui a aussi œuvré à Sherbrooke et Shawinigan.

2 : Deux équipes, soit le Phœnix (1er) et les Wildcats (3es), figurent dans le top 3 du plus récent classement hebdomadaire national.

8 : La Ligue de l’Ouest (WHL) a suspendu l’attaquant des Rockets de Kelowna, Pavel Novak, huit matchs pour une mise en échec par-derrière. Le Tchèque a inscrit 21 points, dont 10 buts, en 19 parties.

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