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Canada

Escalade extrême au parc Jean-Drapeau

Plus de 250 athlètes-grimpeurs s’attaqueront à un mur de près de 17 mètres de hauteur, sans harnais, à Montréal.

Vendredi et jusqu’à dimanche se tiendra la deuxième présentation de la compétition de Psicobloc au Complexe aquatique du parc Jean-Drapeau.

« Psico » pour « fou » en espagnol, bloc, pour la discipline d’escalade qui, en temps normal, se passe sur un mur de trois à quatre mètres de hauteur, un matelas au sol pour encaisser une chute. En combinant les deux, on se retrouve avec un style d’escalade de bloc « de fou », qui consiste à grimper une paroi extérieure en solo sans corde ou harnais, au-dessus d’une surface d’eau naturelle qui tient de filet de sécurité plus ou moins convaincant.

On doit l’invention de ce style d’escalade extrême au grimpeur professionnel américain Chris Sharma, amateur d’escalade libre (sans protection), qui voyait dans la pratique de grimpe au-dessus d’un plan d’eau (deep-water solo) une façon un peu plus sécuritaire de combattre le vide.

La compétition

Dans les Psicobloc Opens, on ajoute un volet compétition, qui, on devine, est forcément spectaculaire.

Le mur de ce week-end s’étend sur 16,5 m au-dessus du niveau de la piscine et accuse un dévers de 8,5 m de près de 90 degrés en toute fin de parcours. Les athlètes doivent non seulement se rendre à son sommet sans tomber, mais s’y rendre avant leur adversaire.

Le format duel est une invitation à la prise de risques : faire vite n’est pas suffisant, il faut faire plus vite. En résultent des décisions stratégiques du type « ça passe ou ça casse » et, conséquemment, d’inévitables chutes. Le champion de l’édition 2018 Ben Hanna avait réussi l’ascension en 24,8 secondes.

Le spectacle

Les épreuves de vitesse en escalade fascinent : des êtres-araignées qui progressent à une allure qui semble inhumaine sur une structure en hauteur. C’est d’ailleurs cet aspect spectaculaire qui a motivé la décision-compromis du combiné comme discipline olympique (le combiné inclut la vitesse). En Psicobloc, aucun compromis : tout y est.

« C’est une épreuve hybride, qui sollicite les qualités de réflexion de la voie et les qualités physiques intenses du bloc : les grimpeurs doivent résoudre l’énigme du trajet le plus efficace dans une épreuve très, très musculaire. Et on ajoute la vitesse dans le combo », dit François Parisien, grimpeur.

Le week-end Psicobloc se veut ainsi bien plus qu’un rendez-vous pour les fanatiques d’escalade : tous peuvent apprécier les performances des athlètes et profiter des nombreuses activités et prestations incluses dans la programmation, dont des activités de yoga et de slackfline, une zone festive et une zone famille.

► Renseignement : psicoblocopenseries.com

Du cyclisme à la grimpe

Qu’ont en commun le cyclisme et l’escalade ? En principe, pas grand-chose. L’ex-cycliste François Parisien, qui a été champion canadien en 2005 avant de courir auprès d’équipes américaines et européennes sur le UCI World Tour, s’est lancé dans l’escalade à sa retraite comme athlète professionnel en 2013.

« Je me suis installé à Montréal pour le travail, tout près de Allez Hop, par hasard. Le sport me manquait, et ça me semblait pratique de m’entraîner à cet endroit. Puis je me suis surpris à adorer ça », partage l’homme de 37 ans.

Le cyclisme et l’escalade ont beau être deux sports d’endurance, leurs demandes sur le corps sont bien différentes.

« Je suis passé d’un sport de jambes à un sport de haut du corps. En escalade, mes jambes étaient deux poids morts à trimballer, alors que le ratio poids-puissance y est encore plus important qu’en cyclisme. Et la force du tronc, des bras, et des doigts est ce qui fait la différence. Toute ma morphologie a dû s’adapter », explique-t-il..

La tête d’abord

Le saut n’a toutefois pas été trop casse-gueule, la base étant là. Cyclisme et escalade exigent tous deux un mental d’acier et une détermination sans faille pour performer.

« En cyclisme, tu dois suivre le rythme imposé par les autres équipes. Tu n’as pas le choix, tu dois t’accrocher. En escalade, c’est un peu la même chose, sauf que c’est la voie que tu affrontes et tu dois combattre la douleur, t’accrocher, pour aller le plus loin possible », dit Parisien.

L’ex-cycliste voit en l’escalade un sport idéal pour apprendre à se dépasser, à se faire confiance et à forcer aussi entre les deux oreilles. « Une voie, c’est une énigme. Il faut regarder deux coups d’avance, comme aux échecs. On connaît l’aspect très musculaire de l’escalade, mais c’est en plus un sport très cérébral. »

Psicobloc en bref

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