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Jeff Gorton sera le patron

Le congédiement de Marc Bergevin et l’embauche de Jeff Gorton ont tellement fait couler d'encre au cours du week-end que le variant Omicron a presque été relégué aux oubliettes. Et ça n’a pas fini de faire jaser. 

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D’abord parce qu’on ignore toujours l’identité de la personne à qui sera confié le poste de directeur général. Mais également parce que le laïus de Geoff Molson n’a pas permis de déterminer avec certitude qui sera le boss de qui.

«Je peux me tromper, mais je ne peux pas croire que Jeff a accepté ce poste sans avoir la certitude d’avoir le dernier mot dans les décisions de hockey.»

Celui qui parle, c’est Larry Brooks. Affecté à la couverture des Rangers depuis quelques décennies et membre du Temple de la Renommée du hockey, le journaliste du New York Post a couvert toutes les étapes de l’association de l’Américain avec les Rangers. 

De son embauche comme recruteur professionnel en 2007 à son congédiement en mai dernier.

«Sa plus grande qualité est sa capacité à dénicher le talent et le personnel compétent, à effectuer des transactions et à bâtir une formation. C’est habituellement ce qu’on recherche chez un directeur général», mentionne Brooks, qui a également occupé les fonctions de vice-président communications des Devils, de 1982 à 1992.

Patient et posé

Bien sûr, son parcours n’est pas parfait. Aucun directeur général n’a un c.v. sans tache. Toutefois, Gorton a fait la démonstration de ce talent au fil des ans lors des acquisitions de Mika Zibanejad, Artemi Panarin, Ryan Strome (pratiquement acquis pour rien) et Adam Fox. 

D’ailleurs, Brooks le décrit comme un homme de hockey calme et posé, qui ne cède pas à la panique et qui ne fait pas de transactions précipitées.

«Ce n’est pas quelqu’un qui agit sous le coup de l’émotion. C’est un gars très réfléchi. En fait, il est plutôt du type patient», a décrit Brooks.

Tellement patient, même, que son propriétaire trouvait que la reconstruction que l'équipe avait annoncée en février 2018 n’allait pas assez vite à son goût.

«C’est pour ça qu’il a été congédié et non pas en raison de toute la saga entourant Tom Wilson et la sortie de l’équipe qui commandait la démission de George Parros (directeur du département de la sécurité des joueurs). C’est arrivé pratiquement en même temps, mais ce n’était qu’une coïncidence. C’était déjà prévu», a raconté Brooks.

Deux vieux gardiens

De l’avis de James Dolan, le propriétaire des Rangers, le temps était venu de passer à l’étape suivante. Il fallait entourer les joueurs talentueux et habiles par d’autres, plus hargneux et combatifs. 

«Le propriétaire n’a surtout pas aimé que les Rangers se fassent varloper par les Islanders, l’an dernier. C’en était embarrassant», s’est souvenu Brooks.

Il a donc promu Chris Drury, jusque-là directeur général adjoint, qui s’est empressé de faire les acquisitions de Ryan Reaves, Barclay Goodrow, Dryden Hunter et Samuel Blais.

Il semble que la recette soit la bonne puisque les Blueshirts affichent un dossier de 13-4-3 et occupe le troisième rang de la section Métropolitaine.

«Mais ce qu’il y a de fascinant, c’est qu’à l’annonce de ce congédiement, les partisans ont fait valoir leur mécontentement. Aujourd’hui, ils sont heureux, parce que l’équipe gagne, mais ils étaient en furie au mois de mai.»

«Vous savez pourquoi? Parce que les Rangers ont fait un excellent travail pour vendre la reconstruction de l’équipe. Et c’était l’idée de Glen Sather (le conseiller) et de Jeff (Gorton). Là, les partisans ont eu peur que l’équipe devienne impatiente et recommence à faire des transactions impliquant des choix de premiers tours comme dans les années 2010.»

Ce qui nous amène au Canadien. Serait-il réaliste d’envisager une reconstruction à Montréal? Évidemment Brooks n’évolue pas dans le marché québécois. Toutefois, il se permet une analogie intéressante.

«Comme le Canadien, les Rangers avaient ce gardien plus âgé avec le gros contrat. Et ce que je sais, c’est que Jeff est habile pour communiquer et être transparent avec le plan qu’il souhaite mettre en place.»

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