Canada

L’astronaute qui voulait servir la Reine

L’ex-astronaute qui voulait servir le Reine, mais se fichait complètement de ses sujets – nous -, est vouée à une bien triste sortie de scène.

C’est terminé. Enfin. Son Excellence la Gouverneure générale, l’ex-astronaute Julie Payette, vient de redescendre sur terre sans le moindre ménagement.

De toute évidence, elle fut «démissionnée» par le premier ministre Justin Trudeau. Du jamais pour une ou un GG au Canada.

Dans la foulée d’un rapport dévastateur sur le climat de travail toxique régnant sous sa direction à Rideau Hall, Mme Payette n’aura sûrement pas droit à un appel de compassion de Sa Majesté la Reine Elizabeth II. 

Jusqu’à preuve du contraire, elle devra donc devoir se «contenter» d’une maigrichonne pension à vie de 150 000$ par année. Payée, il va sans dire, aux frais de la «princesse». La princesse étant nous, les contribuables canadiens.

En pleine pandémie mondiale, la chute de Julie Payette n’est bien évidemment qu’une vulgaire note de bas de page. Sans intérêt en soi.

Sauf pour ce que cela en dit de la grande imprudence du PM Trudeau.

Malgré les fortes rumeurs circulant déjà depuis des années sur le style de gestion plus que cassant de Mme Payette, l’avait néanmoins nommée GG sans le moindre processus rigoureux de sélection.

Qui plus est, aussi récemment que l’été dernier, une enquête fouillée de la CBC détaillait déjà le climat de travail toxique à Rideau Hall sous la gouverne de Mme Payette.

Pour les employés de Rideau Hall qui, depuis plus de deux ans, ont dû endurer le tout, de par sa propre inaction jusqu’à hier, le PM devrait s’en excuser et les compenser financièrement.

Convoité et chouchouté

De fait, la nomination de Julie Payette au poste très convoité et très chouchouté de GG n’était qu’une énième manifestation de la «vedettarisation» du service public en Occident.

En politique, pour l’image, la recherche incessante de «vedettes» populaires, au lieu de nommer des personnes COMPÉTENTES pour un poste donné, est une véritable plaie de l’ère moderne.

Comme astronaute et scientifique, Mme Payette remplissait donc parfaitement bien ce seul critère. Quelle erreur.

Pis encore, le résultat direct de ce congédiement déguisé en démission, est hallucinant.

Par obligation, c’est à Richard Wagner, le juge en chef de la Cour suprême, qu’il revient de jouer le rôle de gouverneur général adjoint. Jusqu’à la nomination d’une ou d’un successeur à Mme Payette, le juge Wagner assumera les responsabilités usuelles de GG.

Ce qui, pour un juge dont l’indépendance du politique doit être blindée, dans notre régime de monarchie constitutionnelle où la ou le GG est d’office le chef d’État du Canada, pourrait le placer en situation plus que délicate. Tout particulièrement en situation instable de gouvernement minoritaire. 

Bref, le court passage de Julie Payette à Rideau Hall est un gâchis. Sur toute la ligne.

Inutile de rêver

Inutile aussi de rêver à l’abolition éventuelle du poste de GG. Parce qu’elle nécessiterait des négociations constitutionnelles et l’approbation unanime du fédéral et de toutes les provinces, cela n’arrivera tout simplement jamais.

En juillet de l’an dernier, à la sortie de l’enquête de la CBC, je le notais en termes cristallins :

Le Canada étant une monarchie constitutionnelle, le poste de GG trône, si je puis dire, au sommet du domaine prisé de l’oisiveté d’apparat gavée à même les fonds publics des honnêtes citoyens.

On peut penser entre autres aux caprices princiers de Michaëlle Jean ou aux dépenses opulentes de l’ex-lieutenante-gouverneure du Québec (ces sous-produits provinciaux du poste de GG) – l’inoubliable Lise Thibault.

L’oisiveté d’apparat. C’est exactement le très mauvais vaudeville que chaque GG, un après l’autre, offre à ses pauvres sujets, dont l’unique droit, semble-t-il, est de casquer pour eux jusqu’à leur dernier souffle. 

Pendant ce temps-là, dans la vraie vie du vrai monde, en pandémie, le Canada continue à traîner dangereusement de la patte dans l’arrivée des précieux vaccins contre la COVID-19. Avec toutes les conséquences que l’on connaît sur la santé des Canadiens et l’économie.

La véritable urgence, elle est là. Des vaccins. Beaucoup plus et beaucoup plus rapidement.

Le départ de Julie Payette du firmament doré de Rideau Hall n’en est qu’une distraction passagère. De surcroît, de fort mauvais goût.

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