Canada

Là où il y a de la gêne...

Dans la vie, il y a des gens qui ne sont tellement pas gênés, qu’on est presque jaloux de les voir vivre leur vie dans une telle indifférence de la morale.

Prenez la direction de Radio-Canada. Après avoir vendu en 2016 sa grande tour brune et les terrains environnants pour 42 millions $, on a de bonnes raisons de se demander comment l’acquéreur Vincent Chiara arrive à refiler aujourd’hui une simple parcelle de l’ensemble pour 114 millions $.

A-t-on sous-estimé la valeur de l’actif ? Si oui, l’a-t-on fait par incompétence ou par malveillance ? Combien avaient offert les autres soumissionnaires ? Ce sont des questions qui sont légitimes.

Eh bien, désolé pour vous, chers contribuables fédéraux, détenteurs de la société d’État, mais vous n’en saurez rien, parce que Radio-Canada n’a offert aux médias qui enquêtaient qu’une pile de documents lourdement caviardés pour justifier sa transaction !

La bande à Guilbeault 

Il faut quand même le faire. Une entreprise de presse, dotée d’un mandat d’enquête, qui emploie elle-même des centaines de journalistes qui se butent aux mêmes lois sur l’accès à l’information qu’elle utilise aujourd’hui pour se défiler.

Sérieusement, c’est gênant. L’entreprise qui doit la majeure partie de son financement au gouvernement fédéral – qui n’a pas eu à faire une seule mise à pied dans le contexte de la pandémie – qui se place au-dessus des autres médias quand vient le temps de justifier son administration douteuse de fonds publics. Comment ces gens-là arrivent-ils à continuer de se trouver intelligents ?

On s’est donc tourné vers l’actionnaire de Radio-Canada. Au cabinet du ministre du Patrimoine, responsable de Radio-Canada, la bande à Guilbeault nous a répondu que Radio-Canada était indépendante et que le politique n’avait pas à lui demander de comptes à ce sujet.

Mais à qui donc doit répondre Radio-Canada ? Si ce n’est pas au public qui la possède par le biais du gouvernement fédéral qui la finance et doit voir à sa saine gestion, quelle est donc l’instance qui peut nous éclairer sur ses décisions en apparence douteuse ?

Il n’y en a aucune, semble-t-il, parce qu’à Radio-Canada, entreprise publique, on s’estime au-dessus des lois de Dieu et des hommes.

Pas de comptes à rendre 

Le pire, c’est que les premiers qui auraient le goût de faire la lumière là-dessus, c’est probablement les collègues de Radio-Canada eux-mêmes. On l’a vu à l’époque, les journalistes de la CBC avaient été intraitables au moment d’enquêter sur les inconduites sexuelles qu’aurait tolérées leur employeur.

Mais du côté français de l’entreprise de presse, semble-t-il, fort d’un financement fédéral assuré par un Justin Trudeau qui regarde dans l’autre direction, on estime n’avoir aucun compte à rendre aux autres médias.

C’est à se demander qui contrôle Radio-Canada. On a l’habitude de penser que c’est le gouvernement fédéral, qui la finance. On commence à se demander si ce n’est pas plutôt CBC qui donne ses ordres de marche au politique.

Vraiment, à Radio-Canada, on a compris que le plaisir ne cohabite pas avec la gêne.

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