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La renaissance du cinéma d’horreur

Ces dernières années, les films d’horreur n’ont cessé de repousser les limites du genre pour toucher un public de plus en plus large. Un phénomène qui n’est pas près de s’arrêter, puisque le cinéma d’horreur, plus populaire que jamais, est dans son âge d’or. 

Des succès retentissants

En 2017, le glaçant clown Pennywise est ressorti des ténèbres pour prouver non seulement qu’on pouvait réussir une adaptation au grand écran d’une œuvre de Stephen King, mais aussi que les films d’horreur pouvaient toucher le grand public comme le ferait n’importe quel «blockbuster». Avec des recettes de 700 millions de dollars, «Ça» est devenu le plus gros succès mondial pour un film d’horreur, battant le record établi en 1999 par «Le sixième sens», de M. Night Shyamalan (672,8 millions de dollars).

Si le deuxième chapitre de «Ça» a connu un succès moindre, le film a tout de même rapporté la bagatelle de 473 millions de dollars en 2019. Plus surprenant encore: des films d’horreur à petit budget ont déjoué toutes les prévisions pour devenir de vrais blockbusters. En 2018, «Un coin tranquille», réalisé par l’acteur John Krasinski pour la «maigre» somme de 17 millions de dollars, a récolté 340 millions au box-office mondial. Pas mal, pour un film dont le scénario tenait en seulement 67 pages, avec quasiment aucune ligne de dialogues (les protagonistes de ce film de survie étant réduits au silence pour échapper à des créatures qui chassent les humains par le son).

Produit avec un budget encore plus riquiqui (4,5 millions), «Get Out» a aussi fait sensation, en 2017. Le film de Jordan Peele, dénonçant le racisme, a réalisé un retour sur investissement de plus de 630 % en accumulant 255 millions de recettes, en plus de remporter l’Oscar du meilleur scénario original. Voilà une autre preuve qu’on peut faire aussi bien que les grosses productions hollywoodiennes avec un petit film d’horreur.

La maison de l’horreur

Fondé au début des années 2000 dans la foulée du succès inattendu de «Projet Blair», Blumhouse s’est spécialisé dans la production de films d’horreur à petits budgets qui rapportent gros. Le studio, qui porte le nom de son producteur, Jason Blum, a frappé un premier grand coup avec «Activité paranormale», en 2009, produit pour une bouchée de pain (15 000 $).

Blumhouse a ensuite multiplié les projets en suivant la même recette (budgets limités, frissons à volonté) avec «Insidieux», en 2010, «La purge», en 2013, et «Ouija», en 2014. Surfant sur ces succès, Jason Blum s’est permis de relancer la carrière de M. Night Shyamalan en produisant «La visite», en 2015, et de ressusciter la saga «Halloween» en 2018, avec la bénédiction de son créateur, John Carpenter. Blumhouse a pris encore une autre dimension avec l’énorme succès de «Get Out», de Jordan Peele. Devenu incontournable dans le cinéma d’horreur, le studio vient de s’associer avec la plateforme Amazon Prime pour diffuser des films inédits sous la bannière Welcome to the Blumhouse.

Les nouvelles reines du hurlement

Archétypes du cinéma d’épouvante, les «scream queens» ont encore de beaux jours devant elles; une nouvelle génération d’actrices a d’ailleurs pris la relève des Jamie Lee Curtis et autres Neve Campbell.

Samara Weaving

Après avoir débuté dans le feuilleton «Summer Bay», l’Australienne de 28 ans s’est révélée dans la comédie horrifique de Netflix «The Babysitter», en 2017. Samara s’est ensuite époumonée en jeune mariée dont la nuit de noces tourne au cauchemar «gore» dans «Prêt pas prêt», en 2019. «C’est cathartique de hurler pendant toute une journée de tournage, a-t-elle confié à “Variety”. Après, on s’endort tout de suite.»

Jessica Rothe

L’Américaine de 33 ans a bien mérité son titre de «scream queen». Pour le déjanté «Bonne fête encore», sorti en 2017, Jessica Rothe a incarné une jolie étudiante condamnée à revivre sans fin le jour de son anniversaire, où elle a été assassinée. Loin d’être traumatisée par ce scénario cruel, l’actrice — qui a confié s’être inspirée du jeu de Jamie Lee Curtis dans «Halloween» et de Drew Barrymore dans «Frissons» — a repris son personnage de victime deux ans plus tard, dans la suite de la comédie d’horreur.

Emma Roberts

Au petit écran, la nièce de Julia Roberts a rejoint la distribution de la série «Histoire d’horreur» en 2011, avant de jouer Chanel Oberlin, la reine des garces, dans une autre série de Ryan Murphy, «Scream Queens», en 2015. Au ciné, Emma Roberts s’est retrouvée à l’affiche du quatrième volet de «Frissons» en 2011. Plus récemment, on a pu la voir dans le film-choc «La chasse», où son statut de «scream queen» ne lui a pas épargné une fin aussi violente que rapide.

Kaya Scodelario

Grande révélation de «Terreur dans la tempête», l’actrice de 28 ans s’est frottée à une bande d’alligators affamés dans le film sorti en 2019. L’horreur est un genre que Kaya Scodelario maîtrise maintenant parfaitement, puisque l’ex-mannequin britannique vient d’être recrutée pour la réadaptation de la franchise «Resident Evil» au cinéma, où elle fera face à des zombies.

Lucy Fry

Dans le film «The Darkness», sorti en 2016, l’Australienne de 28 ans a joué une ado dont la famille ramène involontairement une entité diabolique de ses vacances dans le Grand Canyon. La même année, Lucy Fry s’est distinguée au petit écran dans «Wolf Creek», série horrifique dérivée des films du même nom. Dans la peau d’une jeune fille en quête de vengeance après le massacre de sa famille par un tueur sadique, la «scream queen» a prouvé qu’elle n’était pas seulement bonne à crier à tue-tête.

Les «slashers» s’offrent une seconde jeunesse

À la fin des années 1970, le mythique «Halloween, la nuit des masques» a lancé la grande mode des «slashers», où des ados se font trucider les uns après les autres par un maniaque, de préférence masqué. Au milieu des années 1990, la saga «Frissons» s’est chargée de renouveler le genre en y intégrant une bonne dose d’humour noir.

Après un passage à vide dans les années 2000, qui a profité aux films de torture (les franchises «Décadence» et «L’auberge»), les «slashers» s’apprêtent à renaître de leurs cendres. Après le succès du dernier «Halloween», le 11e de la franchise, en 2018, deux nouveaux chapitres de l’histoire tourmentée entre Laurie Strode (Jamie Lee Curtis) et le tueur masqué Michael Myers sont attendus: «Halloween Kills», en octobre 2021, et «Halloween Ends», en octobre 2022.

Plus de 10 ans après la sortie du dernier «Frissons», la populaire saga va également faire son grand retour avec un cinquième volet en janvier 2022, replongeant le trio d’origine, formé de Neve Campbell, Courteney Cox et David Arquette, au centre d’une nouvelle série de crimes sanglants.

«Antlers» (19 février)

Dans ce thriller horrifique produit par Guillermo del Toro, un gamin héberge une inquiétante créature et lui apporte de quoi se nourrir. Jusqu’au jour où le monstre s’évade dans la nature pour semer la terreur, sous les yeux de la prof du patelin (Keri Russell) et de son frère policier (Jesse Plemons).

«Candyman» (Date à confirmer)

Nouvelle vague de meurtres macabres en vue. Présentée comme une suite spirituelle du grand classique sorti en 1992, cette réadaptation chapeautée par Jordan Peele («Get Out») fait renaître le terrifiant Candyman, qui apparaît quand son nom est répété cinq fois devant un miroir.

«The Northman» (Date à confirmer)

Pour son nouveau film d’horreur situé à l’époque des Vikings, Robert Eggers («La sorcière») s’est entouré d’une belle distribution: Alexander Skarsgård en prince scandinave cherchant à venger la mort de son père, Nicole Kidman, Willem Dafoe, Ethan Hawke et la chanteuse Björk en sorcière slave!

«Last Night in Soho» (23 avril)

Le réalisateur de «Baby le chauffeur», Edgar Wright, se lance dans le thriller d’horreur avec ce film se déroulant dans le Londres des années 1960. C’est là l’occasion de retrouver la légende de «Chapeau melon et bottes de cuir», Diana Rigg, décédée juste après le tournage.

«Un coin tranquille 2» (23 avril)

Dans un monde peuplé de monstres attirés par le moindre bruit, Evelyn (Emily Blunt) et ses enfants font la connaissance de nouveaux survivants. La suite tant attendue du film à succès réalisé par John Krasinski en 2018 nous promet encore de grands moments de terreur.

«La conjuration» (4 juin)

Une nouvelle enquête paranormale attend les Warren (Patrick Wilson et Vera Farmiga), de retour aux États-Unis après un séjour à Londres. Lors de son procès, un jeune, accusé d’avoir tué son proprio sur un coup de folie, plaide la possession démoniaque. Le diable serait-il derrière ce fait divers?

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