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Canada

La tragédie de Tadoussac doit faire bouger les choses, estime la Société du pont sur le Saguenay

Le terrible accident survenu à la traverse Tadoussac–Baie-Sainte-Catherine lundi doit être l’élément déclencheur qui lancera une véritable réflexion sur la configuration du secteur croit le président d’une association pour la construction d’un pont enjambant la rivière Saguenay.  

Marc Gilbert est catégorique, l’accident qui a couté la vie à un homme et gravement blessé sa conjointe était malheureusement à prévoir.

«C’est triste à mourir, mais c’était tellement prévisible. Ça fait plusieurs fois qu’on le dit», déplore le président de la Société du pont sur le Saguenay.

Le regroupement demande depuis plusieurs années la construction d’un lien routier qui viendrait diminuer la pression de la circulation le long du cours d’eau, notamment à la traverse de Tadoussac où les véhicules doivent descendre une longue côte avant l’embarquement.

«Le conducteur avait le choix de passer à gauche ou à droite de la file de voitures qui attendaient pour la traverse. À droite, ce n’est pas large, personne n’oserait aller là. Et à gauche, il n’y avait rien pour l’arrêter, c’était soit le mur en bas ou les rampes», explique M. Gilbert, inquiet de voir qu’il n’y avait pas de solutions sécuritaires alors que le lit d’arrêt était bloqué par les voitures en file.

«On a été béni que ça ne soit pas pire que ce l’est déjà. On aurait pu avoir une catastrophe beaucoup plus grave.»

Déclencheur

Le président de la Société du pont sur le Saguenay espère maintenant que la tragédie devienne le déclencheur qui mènera à des changements dans le secteur. Parce qu’il ne veut plus revoir de drame aussi grave que celui de lundi. 

«C’est plate mais on dirait que ça prend ça au Québec. Il aura fallu que le viaduc de la Concorde tombe sur des gens pour qu’on se questionne sur l’état des viaducs et là ça aura pris cet accident-là. Mais il faut que ça change», insiste Marc Gilbert.

Ce dernier croit d’ailleurs que le scénario de réaménager l’aire d’attente pour qu’elle soit plus sécuritaire tel que proposé par le maire de Tadoussac ne fait pas partie de la solution idéale. «On va encore investir des dizaines de millions dans une aire d’attente au lieu d’investir dans un pont, exactement comme ça a été fait avec les nouveaux traversiers alors qu’au final ça ne règle pas le problème».

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