Canada

Les bonnes décisions de Thimo Nickl

Plus jeune, le défenseur Thimo Nickl voyait la LNH comme un rêve lointain, voire inatteignable. Une décision de faire le saut en Amérique du Nord plus tard et le voilà maintenant beaucoup plus près de son rêve qu’il n’aurait pu l’imaginer.

L’arrière des Voltigeurs de Drummondville connaît une excellente première saison dans la LHJMQ. En 50 parties, il a inscrit 33 points, ce qui le place au troisième rang chez les défenseurs de première année dans le circuit Courteau, derrière Isaac Belliveau (49 points) et son coéquipier Jacob Dion (45 points).

Quand on écoute son histoire, on comprend que ses succès ne sont pas venus seuls. En fait, ils ont été une succession de décisions importantes qui, au bout du compte, l’ont mené à être un bon espoir en vue du prochain repêchage de la LNH.

La première, et probablement la plus importante, aura été celle où il a dû trancher entre le hockey, sport qu’il a appris à aimer par le biais de son grand-père qui était un grand partisan de l’équipe de sa ville locale, et le soccer, où il évoluait au poste de gardien de but.

« Je me souviens, on était en voiture et ma mère m’a dit que je devais faire un choix. J’ai choisi le hockey. »

Première bonne décision.

Muté à la défensive

La décision suivante n’a pas été exactement la sienne, explique-t-il. Mais elle lui aura toutefois rendu service.

« J’ai commencé à jouer comme attaquant, mais à 12 ans, mon entraîneur de l’époque a décidé de m’envoyer à la défense. Il y avait beaucoup d’attaquants dans l’équipe et il croyait que pour que j’atteigne le niveau supérieur, c’était mieux pour moi de jouer au poste de défenseur. Ce n’était pas ma décision et au départ j’étais un peu fâché. Par contre, au final, ç’a tourné en ma faveur », raconte-t-il.

Deuxième bonne décision.

Drummondville

Conscient que ses chances de progresser assez pour devenir un vrai espoir de la LNH ne passeraient pas par l’Autriche, il a accepté de se joindre aux Voltigeurs cette saison après que ces derniers en aient fait le 51e choix au total du repêchage européen de la Ligue canadienne de hockey.

« Ce n’est pas un choix facile à faire, par contre. Tu dois déménager dans un autre pays parce que c’est trop difficile de percer. »

Et de trois.

Si l’adaptation au style de jeu nord-américain s’est faite sans trop de heurts, Nickl a du s’acclimater à la barrière linguistique en arrivant dans le centre du Québec et ce, plus qu’il ne pensait.

« J’ai eu trois ans de cours de français en Autriche, mais c’était le français de France. Quand je suis arrivé ici, je ne comprenais pas un seul mot ! Maintenant, je commence à comprendre certains mots », rigole-t-il.

Dans le groupe mondial

Les derniers mois ont été fort chargés pour le défenseur de 6 pi 2 po et 176 lb et rien n’indique que les prochains ne le seront pas tout autant. 

Nickl devrait participer au combine de la LNH en juin avant de vivre la plus importante journée de sa jeune carrière, celle du repêchage qui aura lieu à Montréal les 26 et 27 juin prochains.

Et lors de la période des Fêtes l’an prochain, il aura la chance de participer au Championnat mondial de hockey junior puisque l’Autriche a remporté le tournoi de la division 1A récemment, lui permettant d’entrer dans le groupe mondial.

« C’est un rêve d’enfance de jouer dans ce tournoi. D’affronter les meilleurs pays au monde sera indescriptible », prédit-il.