Canada

Primes aux infirmières: un pari risqué

Le gouvernement Legault a présenté, la semaine dernière, une offre de bonification des salaires pour ramener des infirmières dans le réseau. Selon le premier ministre, il faut absolument passer par des primes pour ultimement espérer régler l’organisation du travail.

C’est un pari risqué dont les conséquences affecteront tout l’écosystème économique québécois. Pour un gouvernement de comptables, c’est surprenant.

Un pansement sur une fracture

La proposition du gouvernement ressemble à une solution du désespoir. Incapable de réorganiser le travail, on préfère payer des « extras ». Supposons que les infirmières reviennent et qu’elles restent assez longtemps pour empocher leur prime de, disons, 15 000 $ au bout d’un an.

Après ? Est-ce qu’elles accepteront ce qui revient, de facto, à un recul salarial ? 

Si l’on n’a pas réussi dans les 20 dernières années à réorganiser le travail, à « tourner » le paquebot de la santé, qu’est-ce qui permet de croire qu’on y arrivera en un an ?

Sait-on seulement quel est le taux de rétention des PAB qu’on a formés en urgence l’an dernier ? Ils devaient rester pendant un an ou rembourser le coût de leur formation. La première cohorte a commencé à travailler en septembre 2020. Combien d’entre eux seront toujours en emploi en janvier 2022 ?

Une solution qui pèsera lourd sur les PME

Si vous pensez que les hausses de salaire en santé vont se faire en vase clos, vous vous trompez. 

J’entends déjà les syndicats nous dire : « Les salaires augmentent partout dans le réseau public, il faut s’ajuster ». 

J’entends les employés, légitimement, demander eux aussi des hausses, les salaires étant toujours basés sur des comparables.

Avec la pénurie de main-d’œuvre qui sévit, si l’on pousse les salaires à la hausse sans réflexion, ce sont les prix qui augmenteront. 

Déjà, le panier d’épicerie en souffre. Le gouvernement ne voit-il pas qu’il vient de déclencher un tsunami incontrôlable ? 

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