Congo
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Amélioration de la gestion des ressources naturelles , Haut-Uélé : la Corée passe à l’offensive avec un financement de 9 millions USD !

La Corée du Sud enchaine des actions à impact visible sur le sol Rd congolais. Un mois seulement après son implication dans la lutte anti-mine, financée à hauteur de 6 millions de dollars américains, elle vient de mettre la main, par le truchement de son Agence de Coopération internationale (KOICA), au Programme Intégré pour la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts dans la province du Haut-Uélé (PIREDD-HU). Il faut comprendre qu’il s’agit d’un vaste programme d’intérêt communautaire visant l’amélioration de la gouvernance des ressources naturelles et la mise en place des mécanismes devant favoriser la réduction des menaces sur les forêts dans cette partie du pays. Financé à hauteur de 9 millions de dollars par le Gouvernement coréen, ce même programme a bénéficié d’un soutien de l’ordre d’1 million USD du Programme des Nations Unies pour le Développement internationale (PNUD). Le lancement de ce PIREDD-HU a eu lieu, lundi 22 mai, en présence de l’Ambassadeur Cho Jaichel et de nombreuses personnalités ainsi que celles venues de la KOICA et du PNUD. 

Dans son mot, l’Ambassadeur Cho Jaichel a expliqué, en gros, devant l’assistance, le bien-fondé du geste posé par son pays qui, depuis toujours, n’a cessé d’apporter tout son soutien aux efforts des autorités congolaises allant dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des populations. Le diplomate a émis le vœu de voir ce programme contribuer considérablement à la préservation de la nature et au développement économique en RDC. Pour lui, en effet, ‘’l’avenir du monde dépend de la façon dont nous gérons les arbres’’.

«Grâce à ce programme, j’espère voir le peuple congolais mettre en place des moyens pour résoudre ce dilemme de l’harmonisation entre la préservation de la nature et le développement économique. De plus, fort de sa forêt tropicale humide et de son fleuve, dont les eaux du bassin lui confèrent la deuxième place du fleuve le plus puissant au monde par son débit, la République démocratique du Congo est appelé à jouer pleinement son rôle de pays-solution dans la crise climatique», a-t-il indiqué, tout en rappelant que ‘’la Corée a partagé jusqu’à ce jour ses expériences de développement avec la RDC afin de lui permettre de transformer son grand potentiel en progrès’’. 

Kinshasa et Séoul au coude-à-coude

A  en croire Cho Jaichel, les relations diplomatiques entre Kinshasa et Séoul sont au beau fixe.

‘’Pour preuve, a-t-il rappelé, le 1er avril de cette année, nous avons célébré le 60ème anniversaire de l’établissement de nos relations diplomatiques. A cette occasion, les Présidents et les Ministres des Affaires étrangères des deux pays ont échangé des messages de félicitations. D’autre part, le Président coréen a envoyé un message de condoléances à son homologue congolais suite aux décès causés par l’inondation qui a eu lieu récemment à l’Est de la RDC’’.

A propos du projet

«Le Gouvernement de la République de Corée, à travers l’Agence Coréenne de Coopération Internationale, KOICA en sigle, a financé ce projet à hauteur de 9 millions de dollars américains suivi d’une contribution de 1 million de dollars pour le PNUD. Avec ces fonds, le programme vise à améliorer la gouvernance des ressources naturelles (forêts et terres) dans les zones cibles, d’une part (avec comme résultats : le renforcement de la capacité coopérative de REDD+ et l’établissement du plan territorial de REDD+) ; et d’autre part, renforcer la protection et la gestion durable des forêts en réduisant l’impact des activités économiques et de la dynamique démographique, avec une attention particulière à l’intégration des populations marginalisées dont les femmes, les jeunes et les peuples autochtones pygmées (avec comme résultats : la diversification de l’agriculture et de l’infra-vert forestier pour REDD+). Plus de 168 000 personnes dans la province du Haut-Uélé bénéficieront de ce projet (soit 168 565 habitants et 94 agents de l’Etat).

A l’issue du projet, les structures de concertation multi-acteurs/multi-secteurs seront opérationnelles. Il y aura une facilitation de l’attribution des terres et une exploitation optimisée des ressources naturelles ; des plans concertés d’occupation des sols seront élaborés par les institutions et les collectivités locales à tous les niveaux de gouvernance territoriale ; les droits fonciers des communautés locales, y compris les individus bénéficieront des investissements REDD+ et celle-ci est mise en œuvre de manière transparente, en tenant compte des risques et des changements ; les ménages de producteurs agricoles adopteront des modèles plus productifs, diversifiés, économiquement viables et à impact réduit sur la forêt ; les exploitants forestiers et les communautés locales intègrent des pratiques durables dans l’exploitation des ressources forestières ligneuses (bois d’œuvre et bois de feu) et non ligneuses ; et des moyens de subsistance alternatifs qui contribuent à la gestion durable des ressources naturelles seront développés au profit des communautés locales, notamment les femmes, les jeunes et les peuples autochtones », renseigne un communiqué de presse répandue par l’Ambassade de Corée.

Pour rappel, le Programme Intégré REDD+, qui fait partie de ce vaste projet, vise à réduire la déforestation et la dégradation des forêts, et à améliorer durablement les revenus des communautés locales dont les peuples autochtones, les femmes et les jeunes dans les zones cibles de la Province du Haut-Uélé.

Gloire Mfemfere