Congo
This article was added by the user . TheWorldNews is not responsible for the content of the platform.

CAN 2023: pourquoi la CAF hésite-t-elle de sanctionner la Mauritanie ?

La colère de Bakambu

Le Jury disciplinaire de la Caf sanctionnera-t-il la Mauritanie ou pas dans le dossier qu’il oppose à la RD Congo pour l’utilisation des joueurs non éligibles, lors de la double confrontation entre les deux équipes, en mars dernier, aux éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations, Côte d’Ivoire 2023 ? C’est la question que bon nombre d’amoureux du ballon rond se pose face à l’attitude de la Caf vis-à-vis de la Fédération congolaise de football association (FECOFA).

En effet, la Fecofa avait adressé à Mme Amina Kassem, une correspondance portant dénonciation de l’alignement frauduleux par l’équipe de la Mauritanie de trois athlètes non qualifiés, Niasse Babacar, El Hadji Ba et Khadim Diaw. Cette dénonciation de la FECOFA a été faite, conformément aux articles 45 des Règlements de la CAN et 43 du code disciplinaire de la CAF.  

Suite à cette dénonciation, les résultats de la double confrontation entre la RDC et la Mauritanie en principe devraient être suspendus et non homologués, conformément à l’article 4 des Règlements de la CAN à son point 4.2.6 qui conditionne l’homologation des résultats à l’absence soit des RESERVES, soit à l’absence de DENONCIATION.

Que reproche-t-on à la Mauritanie ?

D’après les informations en notre possession, la Fecofa reproche à la Mauritanie de n’avoir pas respecté la procédure de changement d’association telle que stipulée dans l’article 9 du Règlement d’application des statuts de la FIFA. La source indique que pour deux de trois joueurs dénoncés, Niasse Babacar et El Hadji Ba, la Fecofa a pris acte, cependant avec réserve des documents de qualification des joueurs, en attendant les suites de vérifications de l’authenticité des dates des décisions les concernant. Mais concernant l’athlète Khadim Diaw, la Fédération estime que la fraude et la violation des règlements sont établies. Car ce joueur non seulement a disputé le match officiel du Sénégal, des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations des moins de 23 ans, battu par la Guinée par 2-1, mais également le Championnat d’Afrique des Nations (CHAN).

A en croire la même source, la Fédération de Football de la Mauritanie avait reconnu de n’avoir pas suivi ces exceptions en ce qui concerne le joueur Khadim Diaw. Mais pour se dédouaner, elle a imploré que le Jury disciplinaire lui accorde le bénéfice de bonne foi, en ce qu’elle prétend ignorer que le Chan soit une compétition officielle de la CAF. Et pourtant, le CHAN étant une compétition internationale de football en Afrique, organisée par la CAF, tous les deux ans, suivant son calendrier programme. Donc c’est une compétition officielle. La FIFA établit également son classement en tenant compte cette compétition des joueurs évoluant sur le continent. 

Ainsi, nous pensons que dès lors que la fraude est établie dans le chef de la FFRIM, le Jury disciplinaire devra sanctionner la Mauritanie, conformément aux articles 46 et 47 des Règlements de la CAN.

Mais pourquoi la sanction tarde ? Qui veut empêcher le Jury disciplinaire de la CAF d’appliquer les Règlements pour ce cas de flagrance de la part de la FFRIM ? Est-ce le président de cette Fédération, deuxième vice-président de la Caf ? La loi est dure mais c’est la loi, (Dura lex sed lex). Il est temps que la Caf sanctionne la FFRIM. Comme elle a fait avec le Rwanda contre le Bénin, pour l’utilisation d’un joueur rwandais qui avait deux cartons jaune, lors de la double confrontation entre les deux équipes, au mois de mars dernier, pour la même compétition, la CAN 2023.

EG