Congo
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Congo Tolingi dit ‘’non’’ à tout projet de société qui ne tient pas compte des desiderata de la population

 (Cas des étudiants de tous les Instituts supérieurs et Universités confondus)

*Congo Tolingi est un projet de consultation populaire sous la conduite de l’Asbl Po Na Congo, qui  est une plateforme  de plusieurs mouvements citoyens que cordonne, d’une tête bien  posée sur les épaules,  M.  Floribert Anzulumi.

A en croire Monsieur Doudou Kafuti, Chargé des Relations avec les  médias du Coordonnateur, Po Na Congo se veut une interface entre les décideurs congolais et la population, surtout durant les  périodes pré-électorales comme celles-ci, périodes durant lesquelles les candidats aux  élections viennent,  chacun,  imposer son projet de société à sa base dans la perspective que cette dernière lui accorde ses voix,  alors qu’il  n’a pas tenu  compte de ses desiderata. 

Après mûres observations, Po Na Congo a dit  ‘’non’’  à  cette pratique.  Voilà ce qui justifie ses séances des consultations qu’elle s’est décidée de tenir,  désormais,  à travers  toute l’étendue de la République et dont la toute  première, elle l’a eue hier,   lundi 3  juillet 2023,   avec  les étudiants, issus de  tous les  instituts supérieurs et   universités  confondus, dans la salle haute du  Centre  Béthanie à  Gombe.

UNIKIN, UPN, UCCM, Université du CEPROMAD, IFASIC, INBTP, ISAU, ISTA, ISP/Gombe  et ISTM ont  été parmi les universités et instituts supérieurs  qui ont  été représentés.

Avec la gent estudiantine, Floribert Anzulumi, Coordonnateur de Po Na Congo, Doudou Kafuti, son responsable des médias et Palmer Kabeya, Porte-parole de  Filimbi, se sont appesantis sur  les  difficultés que rencontrent ces cadres  congolais  de demain.

L’on a  noté, par ailleurs,   parmi  ces  dernières,  la  mauvaise  dispensation des cours  par les enseignants, l’absence des ‘’périphériques de  sortie’’  après  les  études, la  cherté  des  frais académiques, la disparition des cotes, la fameuse  histoire des  branchements, la surpopulation dans les  auditoires, la   vente des  travaux pratiques, la  suppression des  syllabus qui a  donné lieu  à la vente obligatoire des livres  par les enseignants, l’absence d’esprit  de recherche chez les professeurs  qui répètent les mêmes rengaines  chaque année, le   sous-paiement des assistants qui donne  de plus  en plus lieu à la   corruption, l’insalubrité  dans les installations sanitaires, l’absence des restaurants  et la  liste n’est pas exhaustive.

Au sujet de ces problèmes évoqués, les étudiants ont  proposé des  pistes de solutions.  Bienvenu de l’INBTP,  au regard  de la surpopulation  dans les  auditoires, propose, par exemple,   que  soient  limitées  les  inscriptions,   selon la capacité d’accueil  de chaque  local.

Pour Josephat de l’IFASIC, il revient au gouvernement congolais, via son ministère  de l’Enseignement Supérieur  et Universitaire, d’entrer souvent  en communication avec la communauté des étudiants, en vue de palper de ses propres mains,  les réalités qui prévalent dans leur milieu de vie estudiantine. 

A en croire Raphaël de l’UNIKIN, l’Etat congolais doit désormais, accepter de travailler de commun accord avec la  société  civile.

Tharcisse de la même Université de Kinshasa suggère, pour sa part, que les frais académiques ne  se paient plus en dollars comme à l’heure  actuelle.

Héritier, lui aussi, de  l’UNIKIN,  appelle à  une discipline étatique pour  la suppression sans délai  des cotes  ‘’lucrativisées’’.

Trésor de l’UCCM émet, enfin, le vœu de voir ce projet Congo Tolingi être couronné de succès.

Il ne reste plus qu’à Po Na Congo de faire parvenir en ‘’bdf’’, entendez : en  bonne et  due forme, tous ces desiderata des étudiants qu’il va mouler sous forme d’un cahier de charges  ou d’un contrat social, à l’intention  des  autorités en exercice.

Saint-Germain Ebengo