Congo
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Débat sur le progrès en RD. Congo

(Par Dr. Jacques Kubranz Buhendwa, MPM, Ph. D.)

Chers Etudiants,

A qui le savoir reste ouvert pour bâtir ce beau pays,

Les Congolais de l’étranger portent des idées et d’importantes connaissances pour participer au développement de notre pays, mais nombreux ne savent pas encore comment acheminer leur participation à l’œuvre.

La publication de ce document me paraît alors comme le moyen le plus rapide d’atteindre nos compatriotes en ce moment crucial de préparation des élections nationales, bien que les moyens soient très limités pour soutenir une large diffusion.

J’avais fui les atrocités causées par les guerres dites de libération qui visaient plus à éliminer les intellectuels, et je me sentais de plus en plus en insécurité, après avoir servi des réfugiés Rwandais ayant fui la guerre interethnique au Rwanda, au moment où je travaillais dans l’administration de santé de la Vision Mondiale avec trois médecins Rwandais et cinq infirmières Congolaises, en organisant des cliniques mobiles dans plusieurs coins de Bukavu où vivaient ces réfugiés,  tout en renforçant les infrastructures sanitaires locales.

En ce moment-là, je ne pensais pas que la prochaine fois, cela   sera mon tour d’être réfugié !

Alors, avant de signer un contrat pour aller superviser un projet d’éducation au Soudan du Sud, je me retrouvais au Kenya où l’ONU finance des activités de développement et de maintien de l’environnement, le HCR s’occupe de la subsistance des réfugiés et de la population locale qui vit dans une misère indescriptible !

Vite, j’avais obtenu le statut de réfugié et, ensuite, cette fois –là, le travail d’enseignant et puis, de préfet de l’école secondaire dans un district semi-désertique où sans méconnaître l’accueil admirable que cette terre m’avait réservé, des hommes, des femmes comme des enfants, vivant dans des conditions de vie très misérables, chose à laquelle je ne m’attendais jamais, ce que nulle part, le Congolais ne peut jamais envier !

J’ai eu pitié pour les Congolais lorsqu’ils avaient suivi avec désolation, la déclaration d’un politicien Kenyan qui ne trouvait pas de justification pour que leurs soldats viennent se sacrifier à la guerre au Congo, en   traitant les mêmes Congolais-là, de paresseux, qui ne vivent que de la Rumba !

Et, cette prise de position a créé une distraction au sein de la population congolaise au lieu de se pencher sur les problèmes réels qui entravent le développement de notre pays.

J’avais complété mes études primaires dans les secteurs miniers de la société minière du Kivu, SOMINKI, une société belge.

Le problème lié au travail des enfants dans les chantiers miniers doit interpeller tous les Congolais. L’extraction d’or, de l’étain, du coltan et du cobalt, de toutes les matières précieuses, doit attirer la curiosité des juristes Congolais, quant à l’application des lois nationales et internationales sur le travail des enfants.

Aux côtés des policiers, les gardes industriels, GI, doivent être formés pour bien mener cette lourde tâche dans chaque province.

Le gouvernement doit, en effet, prendre des mesures préventives en rapport avec les contrats miniers signés avec la Chine et d’autres pays Européens. Le regretté Premier ministre de notre pays fut victime de la guerre froide entre les Etats-Unis et la Russie, je crains que le président Tshisekedi ne soit victime du conflit entre les Etats-Unis et la Chine, il faut éviter d’en payer le prix car, la RDC doit toujours gagner !!!

Le secondaire terminé à l’Institut Pédagogique de Boga, Bunia, j’y avais trouvé à chaux,  le conflit Lendu-Hema, et sur le long du chemin entre Bunia et Boga, des montagnes entièrement incendiées et noircies par le feu de la colère ethnique.

Le problème Lendu-Hema comme celui des Bembe dans le Fizi, est dans le cadre de ce que les Kinois disent :’’ Likambo ya mabele’’ !

Mais, les Hema se sont bien intégrés en adoptant leur langue le Kihema, alors que c’est un peuple apparenté aux Banyankole de l’Ouganda, ce sont des Congolais à part entière.

La résolution de ce conflit n’a pas soigné les plaies : lorsque nos deux enfants se bagarrent, vous venez vite prendre les deux bras de mon enfant, en laissant libre le vôtre qui continue à harceler le mien, et lorsque j’y arrive, vous me dites que c’est terminé, j’aurai du mal à y croire car, je trouverai mon enfant sanglotant avec un très grand chagrin !

Likambo ya mabele doit se résoudre avec le processus de partage de mabele et réconciliation !

Au moment où tous les efforts gouvernementaux sont concentrés vers le rétablissement et le maintien de la sécurité nationale, la RDC n’a pas d’excuse sur l’échec d’établir des stratégies nationales en vue de garantir la sécurité alimentaire au lieu de compter sur le maïs de la Zambie, un autre pays Africain criblé des dettes.

L’interprétation légale de de la Constitution s’avère indispensable sur le mimétisme de l’organe judiciaire qui en a la charge pour éclairer l’opinion sur les critères à remplir par le candidat aux élections présidentielles : Etre de nationalité Congolaise d’origine, cela veut tout simplement dire être né de père et de la mère de nationalité Congolaise, des parents issus d’une ethnie Congolaise.

C’est ce que les Kinois disent : ‘’La loi de père et de mère’’. Donc, je n’y vois ni Katumbi, d’après la déclaration de son frère, ni Kamerhe, référez-vous à la déclaration de M. Mubake, la personnalité politique, moins encore M. Fayulu, selon les enquêtes des parlementaires débout de l’UDPS.

La CENI doit donc faire très attention pour analyser les dossiers des candidats à la Présidence sans complaisance. Car, l’avenir de ce pays en dépend.

La Constitution doit être modifiée pour permettre d’y intégrer d’importants nouveaux éléments manquants : la dénomination de nos provinces est incomplète par manque de logique dans certaines appellations notamment, le Haut-Katanga où il n’y a pas de Bas-Katanga, il est donc assez raisonnable de garder le Shaba qui, tout simplement, signifie le Cuivre en Swahili.

Le Haut-Lomami où il n’y a pas de Bas-Lomami, on gardera Lufira, le nom de la rivière qui arrose cette province.

Enfin, tout comme à la rivière Kasaï nous avons la Province du Kasaï, avec ‘’K’’, le Congo Central n’a ni Congo Oriental, ni Haut-Congo, ni Bas-Congo, doit nécessairement garder son nom d’origine de la province du Kongo, avec ‘’K’’, comme nos ancêtres l’appelaient si bien, et non avec ‘’C’’.

L’hymne national du pays de la Rumba doit être chanté en la musique de la Rumba, portant des vers qui expriment les caractères naturels admirables trouvés dans chaque province et contenir l’expression de la culture Congolaise. Plusieurs voies se sont levées pour dénoncer le complot de la balkanisation alors que vous en portez le symbole chaque jour dans le drapeau.

Cette diagonale oblique doit, désormais, disparaître.

Elle sera penchée perpendiculairement au bord gauche du drapeau bien avant l’étoile qui, désormais, sera colorée en rouge pour marquer le sang de notre peuple abattu avant, pendant et après la guerre de l’indépendance.

Ainsi, nos larmes seront à moitié séchées car commence le travail de la consolidation des acquis.

Mais, seules les couleurs verte, symbole de notre grande forêt, et bleue, ne doivent pas manquer dans cette ligne perpendiculaire à côté de l’étoile.

Ainsi, aurons-nous trois couleurs : rouge, bleu et vert !

C’est ainsi que nous ne savons pas conserver les acquis par suite de copier-coller des valeurs qui affectent notre culture et nos connaissances.

Notre français culturel nous renseigne que nous prononçons : soixante-un, septante-deux, quatre-vingt-trois, et nonante-quatre, mais voilà que maintenant, vous nous amenez des additions calculées dans le comptage pour aveuglement copier ce que disent les Français.

Et lorsqu’ils diront : vingt-quatre, trente-quinze, quarante-seize ! Demanderez-vous à nos enfants de copier ce nouveau comptage ? Le Français du Canada ne garde-t-il pas constant sa différence avec le Français de la France ?

Plusieurs dossiers juridiques sont restés inexploités suite aux distractions d’ordre politique que les Congolais ne retiennent plus dans leurs pages actives. C’est notamment, le dossier des ‘’Mains Coupées’’ de nos ancêtres par les Belges, qui doivent porter cette responsabilité, pour avoir systématiquement détruit les valeurs culturelles et sociales de nos ancêtres dans le but d’assurer la production du caoutchouc en leur profit et, par conséquent, ils doivent en assurer la réparation devant la Cour Internationale de la Justice.

Rappelez-vous de fable de Jean de la Fontaine : ‘’Le loup et l’agneau’’, publié à Paris en 1668.

Il en est de même aux Etats-Unis d’Amérique où les descendants d’esclaves réclament le dédommagement sur ce crime contre l’humanité à travers un projet intitulé : ‘’Le projet 1619’’.

Nos compatriotes ont été sauvagement tués et noyés dans le fleuve à Brazzaville, tandis que leur dictateur organise des tours entre sa capitale et Kinshasa, sans aucune inquiétude, pour solliciter le jet du pont qui puisse relier les deux capitales afin de faciliter le pillage de nos ressources.

J’observe avec beaucoup de regret l’animation politique des parlementaires originaires de Kisangani et de Kindu. Etes-vous posés la question de savoir pourquoi le Feu Maréchal Mobutu avait-il abandonné la construction du pont qui devrait   relier la RDC et la RCA ? La sécurité de notre pays, de nos biens et de notre peuple en dépend.

Donc, ne nous pressez pas de penser prioritairement au jet de ce pont au détriment de plus importants ponts qui attendent les travaux publics sur le Fleuve à Kindu et à Kisangani, ainsi que dans plusieurs endroits dans les territoires. Le Président Tshisekedi avait dit qu’il n’y aura pas de pont sans le port en eau profonde de Banana, et les Congolais de l’étranger disent qu’il n’y aura pas de pont sans les ponts de Kindu et de Kisangani reliant la rive droite et la rive gauche.

Au Sud-Kivu tout comme dans plusieurs autres provinces, aucune route n’a été construite depuis l’indépendance. Les Gouverneurs se succèdent et se contentent seulement de goudronner une dizaine de kilomètres en ville afin de justifier leur mégestion financière, tout en abandonnant les routes à ‘’l’Office des Trous’’, selon l’expression locale.

Je pense que les politiciens de la RDC doivent apprendre à se taire pour avoir participé de près ou de loin à la consolidation de la misère de notre peuple. Actuellement, nous assistons à la création des associations à caractère politique portant des dénominations du genre des organisations non-gouvernementales de développement, ONGD, comme l’ECIDÉ, et toutes les autres portant des lettres alphabétiques de AAA, BBB, CCC, DDD, la dernière en date, sera l’association des vendeurs des beignets, qui se transformera en parti politique, aux yeux et vus des autorités judiciaires, jusqu’à compter plus de 800 partis politiques. Vous êtes où là ???

Lorsque le Ministre de l’Enseignement Supérieur a pris la décision d’annuler les arrêtés accordant le fonctionnement de la Faculté de Médecine au sein des Universités privées, par manque de compétences académiques, on lui a lancé des pierres pour l’obliger à accepter de former des tueurs d’hommes, alors que son objectif était de sauver des vies humaines !

Aussi, j’ai trop souffert d’observer le déroulement de concours des médecins pour obtenir l’approbation de l’ordre national des médecins dans une formule de 1960, comme s’il s’agissait de tester les élèves de l’école primaire !

Certes, les organisateurs de ce concours savent ce qui se passe ailleurs mais, refusent, par contre, d’appliquer un système moderne informatisé et adapté à l’évolution moderne de la technologie dans l’administration de ce genre de concours.

Et, je me demande s’il ne fallait pas initier des batteries des questionnaires intégrés dans le système informatique portant des numéros de production, qui seront affectés dans chaque centre informatique, dans chaque province pour faciliter la tâche ?

Que Dieu bénisse le Congo et tout son peuple.

Je vous remercie.