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Elections 2023 : l’AETA tire une sonnette d’alarme pour sauver la pérennité du processus 

La plateforme électorale ‘’Agir pour les Elections Transparentes et Apaisées’’, AETA en sigle, fait le constat du respect jusqu’ici, par la CENI-RDC, des échéances électorales du 20 décembre prochain. Jérôme Bonso, son Secrétaire Exécutif, l’a affirmé lors d’une conférence de presse organisée autour de leur rapport synthèse ayant fait état de l’évaluation citoyenne mi-parcours du calendrier électoral 2022-2027, rendu public par la Commission électorale nationale indépendante le 26 novembre 2022.

La ‘’dite’’ évaluation, faut-il le rappeler, a eu lieu durant leurs assises tenues du 2 au 6 mai à Kinshasa et au cours desquelles ils ont abordé, au plus haut point, la question de l’audit  du fichier électoral.

Au sujet de ce dernier, Agir pour les Elections Transparentes  et Apaisées tient à éclairer l’entendement de l’opinion au regard des suspicions de fraudes électorales qui sont en train de peser sur la responsabilité de la CENI.

A cet effet, l’AETA tient à mettre en place un certain nombre de précautions au regard de la contingence des violences électorales désastreuses que de telles suspicions pourraient créer au détriment de la suite du processus.

Voilà ce qui justifie le sens de la suggestion que fait Jérôme Bonso à l’intention de la CENI, à qui il propose de recourir à l’expertise électorale nationale et internationale, capable de mieux mener le tant attendu audit externe du fichier électoral.

A  cette suggestion, Jérôme Bonso et son équipe ajoutent l’appel qu’ils adressent à la CENI de bien vouloir poursuivre la mise en œuvre des objectifs assignés au calendrier électoral en gardant inchangée la date du 20 décembre 2023, comme celle de la tenue des élections tant attendues.

En plus de cela, ils appellent le comité Kadima à daigner renforcer l’efficacité dans la gestion des fonds alloués à l’institution placée sous leur responsabilité. Ils leur demandent, syllepse oblige, de rester vigilants par rapport aux différents facteurs de pérennisation du processus.

Au gouvernement, ils exigent de veiller au strict respect des procédures établies en matière de gestion financière et d’autres ressources de la CENI. ‘’La procédure est dure, mais c’est la procédure’’, souligne-t-on. Ils proposent à cet effet à l’Exécutif national un recours réglementaire à la chaîne des dépenses, ainsi qu’à une planification concertée des dépenses à respecter, dépenses qu’il nous soit permis  de renommer ‘’Légitimes dépenses’’.

A l’attention du Parlement, ils sollicitent l’adoption en toute diligence des lois ayant essentiellement trait  à la tenue des élections, lesquelles souffrent jusqu’à l’heure actuelle d’un désintéressement  hors pair.  

Somme toute, il faut souligner qu’Agir pour des Elections Transparentes et Apaisées est en train de tirer une sonnette d’alarme à l’intention de tous ses auditeurs ci-haut évoqués, en vue de la sauvegarde de la pérennité du processus électoral en République Démocratique du Congo.

SGE