Congo
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Elections 2023, RDC : la CENI fonce !

Denis Kadima Kazadi, Président de la CENI

*Un guide pour les candidats est déjà disponible. Une décision portant publication d’un calendrier existe. Une synthèse de calendrier   aussi.

En clair, tous les outils de travail sont, désormais, réunis pour mettre le processus électoral en marche. Déjà, dès le 25 juin prochain, la CENI va, si aucun grain de sable n’osait faire grésiller la machine, convoquer le corps électoral. Et puis, dès le lendemain, elle procédera à l’ouverture des Bureaux de réception et traitement des candidatures. D’où, là où les uns préparent les candidatures à déposer pour s’engager dans la course, les autres, par contre, râlent et préparent la grogne.  Va-t-on vers une nouvelle bipolarisation du paysage politique congolais ? Avec un quels animateurs et pour quels desseins d’intérêt national ?

Respect des délais constitutionnels

C’est si simple d’ausculter le contenu du calendrier des élections déjà publié, il y a plusieurs mois, pour comprendre que la CENI, depuis le début des opérations, est restée attachée à l’idée de l’organisation des législatives nationales et provinciales et, même, de la Présidentielle 2023 dans les délais constitutionnels.

Il y a eu, certes, plusieurs autres facteurs déterminants dont l’insécurité grandissante dans l’Est, la guerre           ainsi que les autres luttes fratricides aux effets néfastes et la porosité des frontières qui se sont multipliées.

Mais, la CENI, quant à elle, en vertu des pouvoirs qui lui reconnus, à la fois, dans la Constitution et dans sa Loi organique, n’aurait que la mission d’organiser les élections.

Donc, pour le reste, il appartient au Gouvernement de la RD. Congo, plus précisément, aux FARDC, aux services de sécurité et autres, d’assurer la défense de la patrie et de recouvrer l’intégrité territoriale qui, aujourd’hui, est zébrée et affaissée du fait de l’agression et l’occupation rwandaise inique et de ses complicités avec avérées avec les éléments du M23. 

Rixes

Tout récemment, la CENI a déposé son rapport sur la table du Bureau de l’Assemblée.  De même que, parallèlement, elle a organisé des ateliers de formation sur les manuels des procédures pour la réception et le traitement des candidatures.

Et, dans la foulée, elle a rencontré les autorités du pays pour les alerter sur les urgences résiduelles après des opérations d’enrôlement, d’audit du fichier électoral et l’examen et l’adoption de la Loi portant répartition des sièges encore en cours au Sénat.

Tout compte fait, au-delà de l’embrouillamini politique occasionné par des contestations de certains leaders de l’Opposition, des responsables de la CENCO et de   l’ECC, du Comité Laïc de Coordination, la CENI, sûre de toutes les dispositions prises, n’entend point reculer, ni renâcler tant qu’elle continue à se montrer    inébranlable dans sa démarche.

Et, dans ce contexte-là, tout le décor est planté pour la montée exponentielle de nouvelles rixes politiques avant, pendant et après les scrutins. 

LPM