Congo
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En attendant sa rencontre aujourd’hui avec son homologue chinois : Tshisekedi tacle l’opposition l’accusant de vouloir empêcher les élections

La deuxième journée de visite de Félix Tshisekedi en Chine a été consacrée hier, jeudi 25 mai, au contact avec la diaspora congolaise. Ce, avant son rendez-vous avec son homologue chinois, Xi. Arrivé mercredi 24 mai dernier à la tête d’une importante délégation, le Président de la République devra achever sa visite dans l’Empire du milieu lundi 29 mai prochain. Cette visite s’inscrit dans le cadre du réchauffement des relations bilatérales entre les deux pays, et de la révision du partenariat sino-congolais.

Cependant, avec les Congolais vivant à Pékin, le Chef de l’Etat est revenue sur les grands sujets d’actualité en République démocratique du Congo en l’occurrence, les prochaines élections, les manifestations de rue à l’initiative de l’opposition et la guerre à l’Est.

Il a, pour ce faire, réitéré la volonté de son gouvernement de tenir des élections dans le délai constitutionnel, c’est-à-dire, en décembre de l’année en cours avant de déplorer l’attitude de l’opposition qui, d’après lui, veut créer des foyers de tension à Kinshasa, susceptible d’empêcher l’organisation du scrutin.

Parlant de l’opposition lors de son intervention, le Président de la République a souligné : « Elle ne sait finalement pas ce qu’elle veut parce qu’elle a dénoncé des choses, elle a dénoncé la Commission Électorale Nationale Indépendante, la Cour Constitutionnelle mais finalement ces mêmes opposants ont rejoint ce même processus. Cela me rappelle un peu 2018 lorsque les mêmes-là étaient en train de dire on ne veut pas des machines à voter et à une semaine des élections on accepte la machine à voter c’est la même chose, on dénonce mais le lendemain on va s’enrôler, on prend la carte d’électeur on ne sait pas ce qu’on veut».

Et de poursuivre : «Ça rejoint les mêmes velléités de cet horrible voisin qui veut déstabiliser la République Démocratique du Congo à l’Est et maintenant emmener le foyer de tension au cœur de Kinshasa tout en comptant aussi sur une ébullition du côté du Katanga. Nous sommes au courant de tout ça. Nous allons nous défendre bec et ongles. Nous ne perdrons pas cette bataille, les élections auront bel et bien lieu à la date prévue dans le calendrier et personne ne nous empêchera de le faire».

De l’agression

Le Président de la République a, en outre, évoque avec la communauté congolaise la guerre à l’Est contre le M23 soutenu par le Rwanda. A ce propos, il indique : «Je voudrais vous parler de la situation qui nous taraude l’esprit maintenant : c’est la question de l’agression dont nous sommes victimes. Une agression lâche et barbare de la part du Rwanda et de son chef Paul Kagame qui, aujourd’hui, a dit tout haut les vraies raisons de cette campagne de déstabilisation permanente de notre pays. Mais au-delà des jérémiades, nous avons décidé d’agir cette fois-ci, et agir intelligemment. Nous n’avons pas voulu faire des réactions épidermiques qui allaient leur donner l’occasion de surfer dessus et de s’afficher ainsi comme victimes de haine et d’acharnement ».

A ce propos, le Président de la République a eu un échange téléphonique avec le Secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, sur les questions du processus électoral et la guerre de l’Est.

Emma Muntu