Congo
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RDC : Jean-Pierre Lacroix soutient le retrait graduel de la Monusco

En marge de son passage en RDC, le Secrétaire Général adjoint des Nations Unies aux opérations de Paix, Jean-Pierre Lacroix, a tenu une conférence de presse ce 7 juin 2023, pour évoquer les dispositions mises en place en vue du départ progressif de la Monusco d’ici le 31 décembre 2023. Tenant compte du contexte du processus électoral, il a évoqué la situation sécuritaire des Provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, sur laquelle il a exprimé les préoccupations et les craintes de la mission, avec des pistes de solution afin de ne pas laisser un vide sécuritaire. 

Pour ce qui concerne les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu notamment, les zones affectées par le M23, Jean-Pierre Lacroix  s’est étalé sur les similitudes et les différences de chaque région. En termes de similitude, il a précisé que  plusieurs civils sont protégés par la MONUSCO, et qu’il faut tenir compte, dans un processus de départ sans laisser un grand vide.

A l’entendre, la présence importante de la MONUSCO joue un rôle dans la défense de Goma, et dans d’autres sites en bonne intelligence avec les forces congolaises et avec d’autres forces dont la Communauté Est Africaine. 

«Nous avons beaucoup travaillé pour nous engager à soutenir le projet de pré-cantonnement des éléments du M23. Il a été question dans nos discussions avec les autorités. Nous avons aussi discuté de ces questions avec les autorités angolaises, avec lesquelles je me suis entretenu à Luanda», a-t-il expliqué.

Dans le cadre de cette transition et de ce processus évoqué, Jean-Pierre Lacroix a indiqué qu’ils devront soumettre un rapport aux Etats Membres du Conseil de sécurité. Mais aussi de faire le constat ainsi que des recommandations sur ce qui pourrait être l’évolution du mandat de la Monusco de la phase qui va s’ouvrir, pour faire avancer dans cette transition. 

Continuer à travailler avec les autorités afin que le processus de montée en puissance de l’Etat Congolais permette de réduire leur présence, telle est l’une des démarches entreprises par la mission afin de conduire de manière responsable leur retrait pour qu’il n’y ait pas un vide qui serait fatale aux populations. 

Sur le processus électoral, il a estimé qu’il est essentiel que celui-ci se déroule dans la sérénité car, il a été remarqué des violences intervenues lors des récentes manifestations. Au regard de cela, il y a une préoccupation de la part de beaucoup d’interlocuteurs quant aux discours de haine, au discours xénophobe, au discours misogyne, au discours de confrontation ethnique.

De ce fait, il a mis l’accent sur l’arrêt de ces discours, et à ce climat de négativité car cela doit être pris au sérieux, d’autant plus que les Nations Unies ont une responsabilité particulière pour contribuer à la lutte contre ces phénomènes.

Niclette Ngoie