Switzerland

Nouvelles classes médicamenteuses: Le secret qui fait de Lonza le maillon fort de la lutte contre le coronavirus

Près d’une centaine de start-up biotech cherchant un vaccin contre le Covid-19 ont demandé l’aide de la firme basée à Viège (VS) pour le développer et le produire, dont la plus avancée, Moderna.

Le site Ibex de Lonza, à Viège, est spécialisé dans la sous-traitance de molécules de dernière génération pour le compte de groupes pharmaceutiques et de start-up biotech.

Le site Ibex de Lonza, à Viège, est spécialisé dans la sous-traitance de molécules de dernière génération pour le compte de groupes pharmaceutiques et de start-up biotech.

Christian Pfammatter

La lutte contre le coronavirus passe par le Valais. Le saviez-vous? La firme de chimie-biotech Lonza a été choisie par la start-up américaine Moderna pour développer et produire un des vaccins les plus prometteurs contre le virus. Un vaccin qui pourrait commencer à être commercialisé l’année prochaine.

«Nous nous attendons à engager environ 200 personnes en Suisse, ainsi que 70 aux États-Unis si le vaccin de Moderna est approuvé par les autorités de régulation», indique la porte-parole de Lonza. À ce jour, la firme emploie près de 4000 personnes sur son site Ibex de Viège, où les bâtiments sortent de terre les uns après les autres à la faveur du milliard de francs investi ces dernières années.

Une véritable renaissance

Le temps où Lonza réduisait ses effectifs en Valais, comme c’était le cas en 2012, semble révolu. Il y a cinq ans, le site de Viège ne comptait d’ailleurs plus que 2300 employés.

Cette renaissance s’explique. Le chimiste Lonza a subi une profonde mutation en se spécialisant dans les biotechnologies ces dernières années. Et le pari s’est révélé gagnant. «Notre clientèle est composée de plus de 500 groupes pharmaceutiques et de biotechnologie, et nous avons travaillé sur plus de 1000 molécules en 2019», précise la porte-parole.

La firme a trouvé la martingale. «Lonza est à la confluence de deux tendances fortes, un flot de capital massif investi dans la santé et l’arrivée de nouvelles classes médicamenteuses», explique Vincent Ossipow, partenaire chez Neomed et Omega Funds, à Genève.

Lutte contre le coronavirus

Le groupe a du travail plein les bras avec l’émergence du coronavirus. «Nous avons reçu plus de 100 demandes de compagnies qui développent des vaccins et des thérapies, poursuit la porte-parole. Nous ne pouvons clairement pas toutes les soutenir, mais nous travaillons avec plusieurs d’entre elles, dont la plus avancée est Moderna.»

Pourquoi ce succès? La firme s’est imposée comme le principal sous-traitant des groupes pharmaceutiques et autres start-up biotech planchant sur les traitements de dernière génération. Pour faire simple, ces derniers s’occupent de la recherche fondamentale alors que les usines de Viège fabriquent les composants des médicaments.

«Lonza se trouve à la confluence de deux tendances fortes, un flot de capital massif investi dans la santé et l’arrivée de nouvelles classes médicamenteuses»

Vincent Ossipow, partenaire chez Neomed et Omega Funds

Dans le détail, Lonza propose les installations, notamment des bioréacteurs et des processus de purification, pour produire les nouvelles molécules biotech. «Thérapies géniques, thérapies cellulaires ou encore basées sur le RNA (ndlr: acide ribonucléique)», énumère Vincent Ossipow.

L’émergence de ces nouvelles classes de médicaments dope le chiffre d’affaires de Lonza. «Environ 80% du pipeline de nouveaux médicaments dans la santé sont basés sur les biotechnologies», confirme la porte-parole.

De surcroît, Lonza a vite compris que la maîtrise des coûts serait essentielle dans le domaine. «La demande en investissements deviendrait énorme pour une biotech qui voudrait manufacturer elle-même une nouvelle classe médicamenteuse, ce qui rend cela presque impossible», souligne Vincent Ossipow. Bref, ça sous-traite sec dans le domaine.

Vincent Ossipow.

Vincent Ossipow.

Ces coûts élevés s’expliquent tant les processus sont complexes dans cette industrie. On parle ici de cultures de levures, de bactéries, de cellules de mammifères génétiquement modifiées ou encore de biosynthèse in vitro. «Ces méthodes de fabrication hautement complexes servent à produire l’anticorps ou l’agent thérapeutique d’intérêt qui va finir dans les veines du patient», détaille Vincent Ossipow. Et le financier scientifique d’ajouter: «Bien avant que leurs produits n’arrivent en phase de test clinique chez l’homme, beaucoup de start-up ont déjà le nom de Lonza en tête pour les accompagner.»

Parti pour durer

L’ancrage local de Lonza est salué. «Ils investissent constamment à Viège ces dernières années, précise-t-il. Les emplois très qualifiés créés sont là pour rester, car le coût du travail n’est que marginal par rapport aux investissements nécessaires pour faire tourner cette activité et aux prix de vente de ces médicaments.» L’époque où Lonza produisait du carbure pour les lampes puis des engrais semble ainsi bien loin. On a changé de siècle.

La concurrence? Elle est présente, mais Lonza reste la référence pour l’innovation et la qualité. «Le groupe coréen Samsung Biologics, le chinois Wuxi Biologics ou encore l’allemand Boehringer sont des concurrents sérieux», prévient cependant Vincent Ossipow.

Les compétences du groupe sont reconnues largement au-delà des frontières. Pour preuve, le chercheur Moncef Slaoui, nouveau responsable de la lutte contre le coronavirus aux États-Unis, a quitté le conseil d’administration de Lonza pour prendre ses nouvelles fonctions. Rien de moins.

«Le Valais capitale mondiale de la lutte contre le Covid-19»

Lonza ne cesse de se développer en Valais. Le point avec Christophe Darbellay, président du Conseil d’État valaisan, chef du Département de l’économie et de la formation.

Christophe Darbellay (PDC/VS).

Christophe Darbellay (PDC/VS).

Sébastien Anex

Lonza va soutenir la mise au point du vaccin de Moderna contre le coronavirus depuis Viège. Une fierté?

C’est une grande fierté de voir le Valais, au travers de Lonza, devenir la capitale mondiale de la lutte contre le Covid-19. Ce virus pèse fortement sur la situation économique, sociale et sanitaire. Nous n’aurons pas de répit tant que nous n’aurons pas de vaccin ou de traitement efficace.

Avec le complexe Ibex de Viège, les sciences de la vie montent en puissance en Valais. Auriez-vous imaginé il y a 5 ou 10 ans que la lutte contre une pandémie mondiale se ferait depuis votre canton?

Clairement non. Mais le Valais s’est beaucoup développé ces dernières années dans la biotech, au point de devenir numéro 2 en Suisse après Bâle, ce qui tranche avec l’image agricole et touristique. Notre premier secteur, c’est l’industrie.

Qu’est-ce que cela a impliqué pour vous?

Une transformation complète du Valais, où la recherche, la formation et l’innovation sont devenues nos moteurs de développement. La montée en puissance du campus Energypolis de l’EPFL à Sion et de la HES-SO l’illustre à merveille. Des start-up s’en nourrissent et commencent à émerger. Nous y investissons plus de 350 millions de francs.

En termes de sécurité, quelles sont les garanties que vous demandez à Lonza au quotidien? On sait que la pollution de l’ancienne décharge de Gamsenried (mercure, benzidine, etc.), liée à son activité au siècle dernier, a laissé des traces en Valais.

Toutes les régions de Suisse avec un passé industriel ont le devoir d’assainir et de régler le passé. C’est notre priorité, celle de la Confédération et celle de Lonza. Pour Gamsenried, les solutions techniques sont sur la table. Pour le reste, toutes les activités en lien avec les biotechnologies comportent des risques et les lois fédérales très strictes en la matière s’appliquent à Lonza, ni plus ni moins.

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