France

À l’université de Nanterre, l’assemblée générale rêve de «convergence des luttes»

Dix jours après l’immolation du jeune Anas devant un bâtiment du Crous de Lyon, c’est la précarité étudiante qui occupe les débats à Nanterre.

Par Louis Heidsieck

Manifestation à Nanterre le 19 novembre 2019.
Manifestation à Nanterre le 19 novembre 2019. Hermann Click/Hans Lucas

Toutes les assemblées générales étudiantes partagent une dramaturgie commune, dictée par une série de codes alternativement utiles et déconcertants.

Ainsi ce mardi après-midi dans l’amphithéâtre C1 de l’université Paris-Nanterre (Hauts-de-Seine), une bonne centaine d’étudiants s’était rassemblée pour évoquer la précarité étudiante et préparer leur participation à la mobilisation interprofessionnelle contre la réforme des retraites du 5 décembre. Et tous connaissaient les règles: chaque participant doit s’avancer à la tribune pour énoncer une proposition qui sera votée en fin d’assemblée, un garçon ne parlera pas après un garçon - mixité oblige —, une revendication n’excède pas trois minutes et l’assemblée ne doit pas applaudir pendant une prise de parole pour des raisons acoustiques - l’usage est de faire un petit moulinet de la main. Enfin, les médias sont tenus de quitter l’amphithéâtre.

Dix jours après l’immolation par le feu du jeune Anas devant un bâtiment du Crous de Lyon, c’est la

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