France
This article was added by the user . TheWorldNews is not responsible for the content of the platform.

Agacé par la « démagogie », Emmanuel Macron recadre certains ministres

Agacé par la « démagogie », Emmanuel Macron recadre certains ministres
Bruno Le Maire aurait notamment été recadré par le chef de l’État.

Photo AFP

Par charentelibre.fr (avec AFP), publié le 1 décembre 2022 à 10h41, modifié à10h41.

Les accrochages publics entre ministres, sur fond d’ambitions personnelles, ont agacé le Président. Son recadrage a fuité dans la presse.

Opération recadrage. Emmanuel Macron a invité, mercredi en Conseil des ministres, les membres de son gouvernement à se concentrer « sur les fondamentaux » et à ne pas alimenter un climat de « démagogie », selon un ministre.

L’injonction du chef de l’État était glissée à l’intention de Bruno Le Maire : le ministre de l’Économie a reconnu, dimanche, des « abus » et une « dérive » passés dans le recours des ministères aux cabinets de conseil privés, tel que l’américain McKinsey, au centre de deux informations judiciaires notamment pour éventuel favoritisme.

Le lendemain, le porte-parole du gouvernement Olivier Véran réfutait toute « dérive » ou « abus ». Le Maire, à qui sont prêtées des ambitions jusqu’à l’Élysée, « la joue un peu solo. Il avait très envie de dire qu’il avait baissé le recours à McKinsey » dans son ministère, sourit un autre conseiller.

D’autres dissensions ont émergé dimanche entre les ministres des Comptes publics, Gabriel Attal, et des Transports, Clément Beaune. Le premier a affirmé dans le Parisien vouloir aider surtout « la France laborieuse », reprenant des expressions aux accents très sarkozystes, le second a répondu sur Europe 1 que « le travail n’est pas réservé à quelques-uns » et appelé « au contraire à avoir un discours de rassemblement ».

Ces divergences sont le reflet d’une « course à la mairie » de Paris en vue des élections municipales de 2026, relève une source gouvernementale.

De quoi en tout cas compliquer la tâche de la Première ministre Élisabeth Borne, déjà privée de majorité absolue, et qui a appelé récemment son gouvernement à la « mobilisation » sur des réformes difficiles à venir, comme les retraites.