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Alexis Kohler : le bras droit de Macron mis en examen, de quoi est-il suspecté ?

Alexis Kohler : le bras droit de Macron mis en examen, de quoi est-il suspecté ? ALEXIS KOHLER. Alexis Kohler, secrétaire général de l'Elysée, a été mis en examen pour "prise illégale d'intérêts". Le bras droit d'Emmanuel Macron fait l'objet d'une enquête en raison de contrats signés avec des proches alors qu'il représentait l'Etat.

La Macronie est bousculée ce lundi 3 octobre 2022. Quelques heures après l'annonce du renvoi d'Eric Dupond-Moretti, ministre de la Justice, devant la Cour de justice de la République pour des soupçons de conflits d'intérêts, c'est au tour du secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, d'être mis en examen révèle Franceinfo. Le chef de "prise illégale d'intérêts" a été retenu contre le puissant bras droit d'Emmanuel Macron, dans l'affaire MSC, du nom de l'un des plus puissants armateurs. Mais qu'est-ce que ce dossier ?

Pourquoi Alexis Kohler est-il mis en examen ?

Alexis Kohler est accusé par Anticor, association de lutte contre la corruption, d'avoir eu un rôle déterminant dans la signature de contrats entre l'Etat -qu'il représentait- et MSC, alors même qu'il a des liens familiaux avec l'armateur : il est le petit-cousin du principal actionnaire de MSC. Ces contrats avaient été signés entre 2010 et 2016, alors qu'il travaillait au sein de l'agence des participations de l'Etat de 2010 à 2012 puis au ministère de l'Economie, en qualité de directeur de cabinet de Pierre Moscovici puis d'Emmanuel Macron de 2012 à 2016. Alexis Kohler avait ensuite quitté Bercy… pour MSC et participé à des réunions concernant l'éventuelle entrée de MSC au capital de la société STX des chantiers navals de Saint-Nazaire, dont l'Etat possède 33%. Un deal qui ne s'est jamais conclu.

Cependant, le Parquet national financier (PNF) a donc recueilli suffisamment d'"indices graves ou concordants que la personne ait pu participer aux faits" pour prononcer la mise en examen de l'un des plus puissants personnages de l'Etat, au fait de tous les dossiers et secrets (ou presque) de la République. Il a par ailleurs été placé sous le statut de témoin assisté pour "trafic d'influence".