Des cochons entassés les uns sur les autres, enfermés dans des cages trop petites, des animaux malades… L’association de défense des animaux L214 dénonce une nouvelle fois les conditions d’élevage, en publiant des vidéos d’une exploitation à Limoise (Allier). Elle annonce ce jeudi porter plainte.

L214 a enquêté dans cet élevage de cochons mis en avant par la marque Herta pour illustrer sa « filière Préférence », qui valorise « le bien-être animal » et un élevage « plus responsable ». « Dans les salles de maternité, les truies (…) sont enfermées dans des cages à peine plus grandes que leur corps. Comme on peut le voir sur les images, l’espace est tellement exigu qu’elles peinent à se lever. Dans ces conditions, on voit qu’il leur arrive d’écraser l’un de leurs petits en se couchant », note l’association.

Des hernies « de la taille d’un ballon »

« Sans attention de leur mère, totalement bloquée, de nombreux porcelets meurent à la naissance », poursuit-elle. « Les cochons à l’engraissement sont entassés les uns sur les autres. Sales, griffés, certains présentent des hernies de la taille d’un ballon de foot », écrit l’association dans son communiqué de presse.

« Depuis 2013, la réglementation impose que tous les cochons disposent en permanence de matériaux leur permettant des activités de recherche et de manipulation, tels que la paille, le foin, la sciure, etc. Ici, ils ne disposent que d’une simple chaîne accrochée au plafond », ajoute L214.

La queue coupée, une pratique pourtant interdite

Dans ces conditions, les porcs montrent des signes d’agressivité envers leurs congénères. « Au lieu de donner plus de place et de la litière aux cochons, on leur coupe systématiquement la queue pour éviter qu’ils se mordent et se blessent. Cette pratique d’élevage est interdite par la réglementation », rappelle L214.

« Herta nous ment », pour Sébastien Arsac, cofondateur de L214. « Les élevages "Préférence" Herta ne sont pas respectueux des animaux et ne fonctionnent pas de façon plus "moderne et responsable" que la plupart des élevages intensifs standards. Ce sont des élevages sordides où les animaux passent une vie de souffrance. Nous portons plainte contre Herta pour maltraitance et pour tromperie du consommateur. Nous espérons que ces images inciteront la marque à faire évoluer radicalement et concrètement les pratiques d’élevage. » L’association met également en place une pétition en ligne pour demander aux propriétaires de la marque, Nestlé et Casa Tarradellas, de s’engager à bannir ces pratiques.