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Après un mois de tensions avec Israël, un calme précaire revient dans la bande de Gaza

Les manifestations le long de la clôture qui sépare Israël de l’enclave côtière avaient repris à la fin du mois d’août. Les tirs israéliens en représailles ont fait des dizaines de blessés et un mort. La mobilisation a cessé après que l’Etat hébreu a réouvert le point de passage d’Erez, par où transitent les Palestiniens travaillant en Israël.

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La ligne Jakar s’étire tout le long de la bande de Gaza, à trois cents mètres des positions israéliennes. Dans l’argot local, le nom signifie insister pour avoir raison. C’est là que se rassemblent une trentaine de manifestants, ce mardi 26 septembre, non loin d’un poste d’observation, quelques tôles sur un amas de terre, reconstruit à la hâte après avoir été détruits par une frappe aérienne deux jours plus tôt.

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En face d’eux, une digue, puis une quinzaine de tas de pneus prêts à être incendiés. Et, non loin, une grille surmontée de barbelés et des fortifications de l’armée israélienne, monticules percés d’ouvertures doubles, comme si des géants informes et immobiles surveillaient la frontière.

Parmi tous ces jeunes hommes, certains masqués, d’autres non, Alaa Hicham, avec son sourire et son polo rouge, donne l’impression de s’être égaré. « Je vois la mosquée Al-Aqsa envahie par les colons, et les conditions de détention des prisonniers palestiniens se durcir. Je ne peux pas rester chez moi sans rien faire. Alors je viens ici pour défendre ma terre », dit-il. A 21 ans, il affirme qu’il manifestait déjà en 2018, dans les marches pour le droit au retour, qui ont rythmé la vie de Gaza chaque semaine pendant un an et demi avant d’être arrêtées, les balles israéliennes ayant tué plus de deux cents personnes et blessé quelque neuf mille, soit autant de handicapés à vie.

Assentiment de l’organisation islamiste

Ces mobilisations sont différentes. Répondant à l’appel d’un nouveau groupe, les Jeunesses révolutionnaires, elles se déroulent tous les jours, sur des points variés, comme ici, à Malaka, au nord de l’enclave, et tout le long de la frontière. Les tirs israéliens de représailles ont fait des dizaines de blessés et un mort. Les rassemblements sont surveillés de près par les soldats du Hamas, qui patrouillent en treillis. Cette protestation serait impossible sans l’assentiment de l’organisation islamiste, dans ce lieu normalement interdit au public, mais dont le terrain a été aménagé, à la fin du mois d’août, à coups de bulldozers.

La tension a monté d’un coup à cette période, à la suite de la mort de trois civils israéliens en trois jours, dans des attaques palestiniennes. A la sortie de la réunion du cabinet de sécurité israélien, Itamar Ben Gvir, le bouillant ministre de la sécurité nationale, a appelé à reprendre les assassinats ciblés. Il a été pris au sérieux : immédiatement, les cadres du Hamas ont disparu dans des abris, de l’enclave côtière aux camps palestiniens au Liban.

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