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Au Kenya, la stigmatisation pousse la “génération antirétroviraux” à abandonner ses traitements

Vingt ans après la généralisation de l’accès aux antirétroviraux, la jeune génération née avec le VIH décroche en raison d’une stigmatisation persistante autour du virus, déplore le quotidien kényan “Daily Nation” à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida.

Les “jeux olympiques des préservatifs” organisés à l’occasion de la Journée mondiale du sida à l’université Kenyatta le 1er décembre 2021.
Les “jeux olympiques des préservatifs” organisés à l’occasion de la Journée mondiale du sida à l’université Kenyatta le 1er décembre 2021. PHOTO TONY KARUMBA / AFP

Pendant plus d’une décennie, Millicent a pris des médicaments tous les jours sans savoir pourquoi. Quand une infirmière lui a expliqué qu’elle était séropositive, elle avait 13 ans. À 16 ans, sans le dire à personne, la jeune fille a arrêté son traitement à cause du harcèlement de ses camarades, raconte le quotidien Daily Nation. À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre, le journal kényan raconte le paradoxe de la jeune génération née avec les antirétroviraux, qui tend à décrocher du traitement en raison de la stigmatisation persistante autour du virus.

Jusque dans les années 2000, “les gens qui vivaient avec le VIH étaient condamnés, stigmatisés et même considérés comme des parias”, rappelle le Daily Nation. Aujourd’hui, environ 1,5 million de Kényans vivent avec le virus et 1 million suivent un traitement à base d’antirétroviraux, qui a fait du sida “une maladie chronique”. Mais un peu partout dans le monde, les jeunes et les

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