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Aux États-Unis, le “shutdown” évité

Le “shutdown” évité aux États-Unis. Le Congrès américain a adopté, samedi 30 septembre, une mesure visant à prolonger jusqu’à la mi-novembre le financement de l’administration fédérale, évitant ainsi une paralysie imminente.

Le projet de loi a d’abord été adopté à la Chambre américaine des représentants “avec un large soutien bipartisan” (335 oui et 91 non, soit plus que la majorité des deux tiers nécessaire), rapporte le Wall Street Journal. Tous les démocrates sauf un ont voté pour, tandis que près de la moitié des républicains ont voté contre. Il a ensuite été adopté au Sénat, quelques heures avant l’heure butoir.

“Cette avancée surprenante a déjoué les pronostics selon lesquels le Congrès était trop divisé pour adopter quoi que ce soit à temps pour maintenir le financement du gouvernement au-delà de dimanche à 0 h 01”, remarque le Wall Street Journal.

Le texte “ne comprend pas d’aide à l’Ukraine, ni de dispositions relatives à la sécurité aux frontières souhaitées par les républicains”, observe le quotidien.

Le représentant Mike Quigley de l’Illinois, le seul démocrate de la Chambre à avoir voté contre cette mesure de court terme, a dit que c’était parce que le projet de loi n’incluait pas de financement pour l’Ukraine. “Poutine se réjouit”, a-t-il déclaré à CNN. “Nous avons 45 jours pour régler le problème.”

La Maison-Blanche a indiqué que le président Joe Biden soutenait la mesure et la signerait dès que possible.

“Un tournant majeur pour Kevin McCarthy”

La décision de présenter le texte, malgré l’opposition d’une partie des républicains qui avaient menacé de l’évincer de son poste de président de la Chambre, “marque un tournant majeur pour M. McCarthy”, note le Wall Street Journal. Car Kevin McCarthy “avait passé des mois à essayer d’apaiser une frange dissidente qui rejetait toutes ses offres”.

“Ce choix pourrait lui causer des ennuis”, commente The Hill.

Après le vote de la Chambre des représentants samedi, Kevin McCarthy “a presque nargué ses détracteurs” les exhortant à le déloger du perchoir s’ils le souhaitaient, souligne Politico. “Si quelqu’un veut déposer une motion contre moi, qu’il le fasse. Il faut qu’il y ait un adulte dans la salle”, a déclaré l’élu de Californie.

“La capitulation est totale”, a pour sa part tancé le député républicain de Virginie Bob Good, qui a indiqué qu’il serait prêt à soutenir un effort pour évincer McCarthy de ses fonctions de président de la Chambre. “Il n’a rien fait de ce qu’il avait promis de faire, y compris l’adoption d’un projet de loi qui a obtenu le vote de tous les démocrates. Tous les votes des démocrates ! ”

“Des heures de drame”

“Si le vote de la Chambre des représentants a marqué un grand pas en avant pour éviter une fermeture, il ne s’est pas fait sans heurts”, les démocrates déployant “un certain nombre de tactiques dilatoires […] afin de gagner du temps pour examiner le projet de loi de 71 pages”, écrit The Hill.

“Le simple fait d’arriver au vote samedi a donné lieu à des heures de drame”, juge pour sa part le Wall Street Journal. “Les républicains ont déclaré que le représentant démocrate de New York Jamaal Bowman avait déclenché une alarme incendie […] samedi, ce qui, selon les républicains, était une tentative visant à retarder le vote à la Chambre des représentants.”

À l’approche d’un éventuel “shutdown” dimanche, les agences du gouvernement fédéral avaient alerté leurs employés et élaboré des plans visant à interrompre les programmes gouvernementaux non essentiels. Selon la Maison-Blanche, quelque 1,5 million de fonctionnaires n’auraient pas été payés en cas de paralysie de l’administration fédérale.