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BA709 : l’école de l’aviation de chasse se renforce encore

Pour les stagiaires pilotes, la formation sur simulateur représente 40 % de leur enseignement, ici sur écran fixe.
Pour les stagiaires pilotes, la formation sur simulateur représente 40 % de leur enseignement, ici sur écran fixe.

Photo Renaud Joubert

Sur simulateur, c’est aussi en quasi-condition réelle, ici sur un des trois FMS en 360°.
Sur simulateur, c’est aussi en quasi-condition réelle, ici sur un des trois FMS en 360°.

Photo Renaud Joubert

La salle des simulateurs où les pilotes stagiaires reçoivent leurs instructions.
La salle des simulateurs où les pilotes stagiaires reçoivent leurs instructions.

Photo G. B.

Sur simulateur, même fixe, c’est en condition réelle.
Sur simulateur, même fixe, c’est en condition réelle.

Photo G. B.

Nom de code : « Mentor ». Mission : ouvrir la dernière la dernière étape de la modernisation de la formation des pilotes et navigateurs de combat de l’armée de l’Air et de l’Espace (AAE). C’est à ce titre que la base aérienne 709 de Cognac-Châteaubernard a enregistré la livraison de deux nouveaux Pilatus PC-21 ce lundi 5 décembre.

Comme le veut la tradition pour tout nouvel aéronef intégrant les rangs de la base, ces avions d’entraînement militaire avancé de conception suisse ont été arrosés abondamment par les pompiers du site à leur arrivée sur le tarmac. Après avoir été escortés dans les airs par un Rafale et un Alpha Jet afin de symboliser la transition entre la formation d’hier et d’aujourd’hui. Les Alpha Jet sont appelés à disparaître dans les années à venir à leur profit, comme ils ont pris à Cognac la place des anciens TB-30 Epsilon en 2018.

Ces deux Pilatus s’ajoutent au 17 déjà en service à l’École d’Aviation de Chasse (EAC). Sept autres appareils de la même configuration viendront les rejoindre d’ici le printemps 2023, soit neuf au total, ce qui constitue la première phase de ce projet « Mentor ».

Des Pilatus nouvelle génération

Des PC-21 nouvelle génération, avec de nouvelles capacités « qui viennent compléter le contenu de la formation de l’école avec notamment des réservoirs additionnels pour des vols plus longs et des dispositifs de vision nocturne, qui vont ainsi délester les escadrons de chasse des premières étapes de familiarisation à cet outil indispensable désormais en opération », indique le général de corps aérien (CGA) Frédéric Parisot.

Major général de l’AAE, il a présidé la cérémonie d’accueil de ces nouveaux appareils dont il a livré en personne un exemplaire. « Des pièces maîtresses de l’armée de l’Air, avec des bénéfices tangibles », a-t-il souligné dans son discours. Qui, outre équiper l’Armée de façon optimale pour remplir sa mission de formation des équipages, « nous permettent de raccourcir la durée et le coût de cet enseignement de près d’un an (2 au lieu de 3) », sans compter l’aspect économique et environnemental « avec une consommation en carburant réduite de 60 % par rapport aux Alpha Jet, et l’importance donnée aujourd’hui sur base à l’enseignement au simulateur de vol », précise-t-il.

À cela s’ajoute également une avionique très proche des standards du Rafale, ce qui permettra aux équipages formés « d’être au plus près de la réalité opérationnelle ».

Un « Mentor 2 » à venir

Des petits bijoux, à 12 millions d’euros pièce, pour une confirmation, s’il le fallait encore, d’une montée en puissance de l’EAC et d’une base qui poursuit ses travaux d’agrandissement pour y répondre, tout en renforçant son activité drones. Et sur lesquels repose la première phase de ce projet « Mentor » dont la deuxième est programmée « pour une mise en route début 2025, c’est l’objectif », dévoile le général Parisot. Elle consistera à moderniser cette fois le début de cursus commun des pilotes de chasse et de transport (troupe, matériels, approvisionnement). Avec, à la clé, de nouveaux appareils à venir encore, pas forcément des Pilatus, « l’appel d’offres est lancé, on verra ».

Des pièces maîtresses de l’armée de l’Air, avec des bénéfices tangibles.