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Basket - Euroligue (H) - Euroligue : l'Asvel chute à l'Astroballe face à l'Anadolu Efes Istanbul

Vasilije Micic s'infiltre entre Matthew Strazel et Théo Maledon. (R. Biard/Euroleague/Getty Images)

L'Asvel n'est plus invaincue à domicile. Les Villeurbannais ont cédé mardi devant l'efficacité offensive de l'Anadolu Efes Istanbul, finaliste de l'Euroligue la saison dernière (84-90).

X.C. mis à jour le 19 novembre 2019 à 23h25

Aussi miraculeuse soit-elle en ce début de saison, l'Asvel a fini par être ramenée à la raison. Si le champion d'Europe en titre, le CSKA Moscou, avait perdu à l'Astroballe onze jours plus tôt (67-66), comme l'Olympiakos, le Panathinaïkos et Vitoria avant lui, le finaliste de la précédente édition, l'Anadolu Efes Istanbul, a trouvé, lui, la clé pour ouvrir le verrou villeurbannais (84-90).

« On l'a prise très au sérieux, on savait qu'il ne fallait pas qu'elle nous fasse jouer demi-terrain parce que c'est une équipe qui défend très fort », a rappelé sur RMC Sport l'arrière guadeloupéen Rodrigue Beaubois, auteur de son meilleur match de la saison (16 points en 20 minutes) et seul Français côté Efes en l'absence d'Adrien Moerman (tendon d'Achille).

L'Asvel s'est accrochée en marquant plus que d'habitude (84 points contre 69,9 en moyenne en Euroligue), grâce notamment à un bon Théo Maledon (10 points, 7 passes), associé de longues minutes avec un autre teenager, Matthew Strazel, et à un Livio Jean-Charles encore essentiel (12 points à 5/6).

Mais hormis en tout début de match (8-2, 2e), elle n'a jamais été devant. Certes jamais très loin derrière (8 points d'écart au maximum dans les trois premiers quart-temps), mais toujours à la merci d'un coup de génie du Serbe Vasilije Micic (16 points, 8 passes) ou de son compère Shane Larkin (19 points), sans que le forfait du pivot Bryant Dunston (cheville) ne se fasse trop sentir côté turc.

« Il faut relever la tête tout de suite »

Au contact à la 34e minute (73-75), le leader invaincu de la Jeep Elite a ensuite laissé filer son adversaire (73-82, 37e) sous les yeux de Caroline Garcia et Jean-Michel Aulas, qui entouraient le président Tony Parker. Tonye Jekiri était alors tracassé avec quatre fautes, ce qui a fait ressortir le poids de l'absence d'Adreian Payne (pied), qui devrait bientôt rejouer.

« Ils ont déroulé leur jeu tout du long, à la fin ça craque, c'est sûr », n'a pu que constater Antoine Diot, de retour après avoir manqué les deux derniers matches européens, gagnés face au CSKA puis dans la salle de l'Etoile Rouge de Belgrade (72-74). « Il faut relever la tête tout de suite, vendredi ça va encore être un combat », a-t-il exhorté. L'ASVEL jouera de nouveau à domicile, cette fois face au Fenerbahçe Istanbul.

publié le 19 novembre 2019 à 22h38