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Bolsonaro ne cherche pas un coup d’État mais un chaos révolutionnaire

Présidentielle.

PRÉSIDENTIELLE J-1. Si le président perd le scrutin dont le premier tour a lieu ce dimanche 2 octobre, il mobilisera l’ensemble de ses partisans, très déterminés et souvent armés, pour mener une insurrection populaire. Ce qui lui permettra de se poser comme le dernier recours. Les États-Unis pourront-ils l’en empêcher ? se demande cet universitaire spécialiste du Brésil.

UTILISATION UNIQUE. Dessin d’André Carrilho paru dans Diário de Notícias, Lisbonne.
UTILISATION UNIQUE. Dessin d’André Carrilho paru dans Diário de Notícias, Lisbonne. Dessin d’André Carrilho paru dans Diário de Notícias, Lisbonne.

Le Brésil est en période électorale et, comme d’habitude, l’effervescence est au rendez-vous. La candidature du président d’extrême droite, Jair Bolsonaro, sort toutefois du lot.

Alors que ses rivaux attendent cette élection depuis des mois, lui fait tout pour la discréditer par avance. Il a remis en question le rôle du Tribunal suprême fédéral et semé le doute – à maintes reprises et avec véhémence – sur le processus électoral.

Dans sa bouche, cette élection est un désagrément, une source d’agacement. Il a d’ores et déjà annoncé qu’il n’accepterait aucun autre résultat que sa victoire.

Certains y voient les prémices d’un coup d’État. Bolsonaro aurait l’intention de refuser tout résultat qui ne le satisferait pas et compterait sur l’aide de l’armée pour s’installer à la présidence de manière permanente.

Cette interprétation est à moitié juste : Bolsonaro n’a pas l’intention de quitter ses fonctions, quel que soit le verdict des urnes. Mais ce n’est pas à un coup d’État qu’il songe – pour lequel il aurait besoin du soutien des élites et de la passivité du peuple. Ce qu’il souhaite, c’est une révolution.

Dérégler le pays plutôt que le diriger

Depuis son accession au pouvoir, Jair Bolsonaro se comporte davantage en leader révolutionnaire qu’en président de la République. Durant le premier mois de son mandat, il a déclaré que son rôle ne consistait pas à faire quoi que ce soit, mais à “défaire” tout ce qu’il pouvait.

Plutôt que de diriger le pays, il a tout fait pour le dérégler. Il a refusé de pourvoir des postes essentiels dans certaines administrations de contrôle, placé à des postes importants des fidèles ne possédant aucune compétence technique, coupé le financement de plusieurs programmes sociaux, sanctionné des hauts fonctionnaires qui avaient fait leur travail et il n’a pas mis en place la moindre réponse coordonnée pour faire face à la pandémie de Covid-19, qui a fait plus de 680 000 morts au Brésil.

Bolsonaro ne “défait” toutefois pas pour le seul plaisir de détruire. Le démantèlement de l’État est sa façon de galvaniser ses partisans. C’est en désignant clairement ses e

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Avec 1 600 journalistes, 35 bureaux à l’étranger, 130 prix Pulitzer et quelque 5 millions d’abonnés au total, The New York Times est de loin le premier quotidien du pays, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print” (“toute l’information digne d’être publiée”).
C’est le journal de référence des États-Unis, dans la mesure où les télévisions ne considèrent qu’un sujet mérite une couverture nationale que si The New York Times l’a traité. Son édition dominicale (1,1 million d’exemplaires) est distribuée dans l’ensemble du pays – on y trouve notamment The New York Times Book Review, un supplément livres qui fait autorité, et l’inégalé New York Times Magazine. La famille Ochs-Sulzberger, qui, en 1896, a pris le contrôle de ce journal créé en 1851, est toujours à la tête du quotidien de centre gauche.
Quant à l’édition web, qui revendique plus de 3,7 millions d’abonnés en octobre 2019, elle propose tout ce que l’on peut attendre d’un service en ligne, avec en plus des dizaines de rubriques spécifiques. Les archives regroupent des articles parus depuis 1851, consultables en ligne à partir de 1981.

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