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C’est l’heure du BIM : Emmanuel Macron veut des RER, manifestations anti-Covid en Chine et projet de loi anti-squats

Vous avez manqué les infos de ce début de matinée ? On vous a concocté un récap pour vous aider à y voir plus clair.

Emmanuel Macron a endossé dimanche ses habits d’écologiste. Le chef de l’Etat a annoncé vouloir développer un équivalent du RER francilien dans dix métropoles françaises comme alternative à la voiture, avec notamment la volonté d’accélérer des projets existants. « Le RER ce n’est pas que sur Paris », a plaidé le président dans une séquence postée sur YouTube, dans laquelle il répond à des questions d’internautes sur l’écologie. « C’est un super objectif pour l’écologie, l’économie, la qualité de vie » dans les villes « où il y a thromboses, trop de circulation ». Emmanuel Macron s’est par contre borné à fixer l’objectif, sans donner de calendrier ni chiffrer les investissements nécessaires. C’est la Première ministre Elisabeth Borne, chargée de la planification écologique, qui devra détailler puis superviser ces grands travaux.

La colère monte en Chine contre les restrictions sanitaires. Le pays connaît même des rassemblements d’une ampleur inédite depuis des décennies. Et, sans surprise, ces manifestations ne sont pas du tout du goût du pouvoir. La censure des autorités chinoises est donc à l’œuvre ce lundi pour effacer toute trace de la contestation survenue la veille contre les restrictions sanitaires et pour plus de libertés. Dimanche, une foule de manifestants, répondant à des appels sur les réseaux sociaux, a en effet exprimé sa colère notamment à Pékin, Shanghai et Wuhan, prenant au dépourvu les forces de l’ordre. Parmi les slogans scandés à l’unisson : « Pas de tests Covid, on a faim ! », « Xi Jinping, démissionne ! PCC (Parti communiste chinois), retire-toi ! »,… Lundi matin, une présence policière était visible à Pékin et à Shanghai, près des lieux de rassemblements de la veille. La police a également procédé à des arrestations.

A partir de ce lundi, les députés vont se pencher sur le problème des habitations occupées illégalement. L’Assemblée va en effet commencer l’examen d’une sensible proposition de loi anti-squats, qui pourrait être adoptée avec les voix des députés LR et RN, et malgré l’opposition de la gauche et des associations. Porté par les groupes de la majorité présidentielle Renaissance et Horizons, le texte propose de tripler les sanctions encourues par les squatteurs jusqu’à trois ans de prison et 45.000 euros d’amende. Il veut aussi conforter les bailleurs face aux impayés, en prévoyant de raccourcir des délais procéduraux. Droit au Logement est vent debout contre ce projet de loi. L’association a ainsi tenu un rassemblement dimanche contre le texte qui présente « les squatteurs comme des délinquants alors qu’ils cherchent à se mettre à l’abri ».