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Cancer du sein : Comment bien s’auto-palper pour prévenir les risques ?

Plus d’une femme sur deux n’a pas réalisé sa mammographie recommandée en 2022. C’est le chiffre « alarmant » que révèle la Ligue contre le Cancer, à l’occasion d’Octobre Rose, mois de prévention contre le cancer du sein. En France, ce cancer est le plus fréquent chez la femme et représente 33 % des cancers féminins.

Alors, comme chaque année au mois d’octobre depuis 1994, de nombreuses associations se mobilisent et organisent des campagnes de prévention. Et cette édition s’avère peut-être encore plus importante que les précédentes. Car si la mortalité par ce cancer tend à diminuer grâce aux campagnes de prévention, la Ligue contre le Cancer constate depuis dix ans « une baisse alarmante » du nombre de dépistages. L’association a récemment réalisé une étude, menée par Opinion Way, où plus d’un million de femmes de 50 à 74 ans avouent n’avoir jamais participé à un dépistage.

Réaliser un auto-diagnostic

Si le dépistage reste un examen essentiel pour détecter un cancer du sein, l’auto-palpation des seins est elle aussi fortement recommandée par les professionnels de santé. On a donc demandé à Emmanuel Ricard, médecin et délégué à la prévention et au dépistage à la Ligue contre le Cancer, de nous montrer en vidéo et sur un mannequin comment pratiquer un auto-examen efficace.

Observer ses seins dans un miroir

Avant de commencer la palpation des seins, Emmanuel Ricard rappelle qu’il est important de les observer face à un miroir, en commençant par regarder une éventuelle asymétrie des seins. « Les seins ne sont jamais parfaitement identiques » rappelle le spécialiste. « Néanmoins si vous voyez qu’un sein prend de l’ampleur, qu’il grossit d’un côté, ce n’est pas normal, poursuit le médecin. Une autre chose qui est anormale c’est une différence entre les deux mamelons, notamment une rétractation de l’un d’eux. Cette rétractation est une indication qu’il y a un processus attractif qui tire le mamelon vers l’intérieur et ça doit être suspect ». Le spécialiste met également en garde sur un changement d’aspect de la peau, que ce soit une éraflure, un plissement qui se maintient ou un aspect granuleux du sein ou « en peau d’orange ». « C’est un signe que vous avez des cellules qui tirent sur la peau et ça doit vous amener à consulter ».

La méthode des quatre quadrants

Pour s’auto-palper, Emmanuel Ricard recommande deux méthodes, dont une qui consiste à diviser le sein en quatre quadrants pour n’oublier aucune zone. « On part du mamelon et on appuie bien fort pour avoir la sensation en surface mais aussi en profondeur, car la tumeur peut être assez profonde » montre le spécialiste. Avant de poursuivre : « Il faut faire chaque quadrant l’un après l’autre en pensant à ne pas oublier les parties les plus extrêmes. Il ne faut pas faire de grandes remontées mais des petites pour bien couvrir l’ensemble du sein ». Puis Emmanuel Ricard met en garde. « Si un liquide sort en appuyant sur le mamelon, quelle que soit la couleur du liquide, vous devez consulter. En dehors des périodes d’allaitement, aucun liquide ne doit sortir. Sinon cela veut dire qu’il y a peut-être un kyste ou quelque chose qui saigne ».

La palpation en colimaçon

Une autre méthode est aussi efficace : celle de la palpation en colimaçon. « On commence au niveau du mamelon et on élargit en suivant un cercle. Il faut bien palper en dessous du sein et ne pas oublier les aisselles où se trouve une partie de la glande mammaire, mais aussi entre les deux seins, autour de la clavicule et la zone en sus-claviculaire ».

Pour bien comprendre comment réaliser une auto-palpation efficace, vous pouvez regarder la vidéo en tête de cet article.