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Charmé : une centrale solaire en projet

Charmé : une centrale solaire en projet
La centrale photovoltaïque est projetée sur 13 hectares entre la D 736 et la ligne LGV, à la sortie de Charmé.

Photo CL

Par Céline AUCHER - c.aucher@charentelibre.fr, publié le 2 octobre 2022 à 17h45, modifié à17h49.

Une centrale photovoltaïque pourrait voir le jour sur 13 hectares au nord de Charmé, le long de la LGV. Un projet porté par la société Urbasolar, dont l’enquête publique est en cours.

Environ 1.060 tables portant chacune 24 modules photovoltaïques pour une production annuelle estimée de 18.300 Mwh, soit l’équivalent de la consommation électrique de 3.840 foyers. C’est le projet porté par la société Urbasolar sur une surface de 13 hectares située au nord de la commune de Charmé, aux lieux...

Environ 1.060 tables portant chacune 24 modules photovoltaïques pour une production annuelle estimée de 18.300 Mwh, soit l’équivalent de la consommation électrique de 3.840 foyers. C’est le projet porté par la société Urbasolar sur une surface de 13 hectares située au nord de la commune de Charmé, aux lieux-dits La Tranche et Les Maupas, entre la D 736 et la ligne LGV, et dont l’enquête publique s’achèvera le mercredi 19 octobre (1).

« On est là sur une ancienne aire de stockage de matériaux qui a servi pour la construction de la LGV, avec une butte de déblais dans la partie nord », précise Bernard Borne, le maire de Charmé, alors qu’une élue de la commune déplore « un défaut d’information flagrant de la population en amont » (lire encadré).

Des haies pour atténuer l’impact visuel

Sur ces terres appartenant à quatre propriétaires privés différents, en partie remises en culture, « les rendements agricoles sont faibles car le sol est devenu trop compact suite aux travaux de la LGV », indique Bernard Borne, dont la commune possède aussi un bout de terrain - quelques centaines de mètres carrés - sur l’emprise du projet d’Urbasolar. « Un ancien chemin communal qu’on a déclassé durant l’été 2021 et qui desservait une parcelle enclavée. Un autre chemin doit être créé entre la LGV et la centrale photovoltaïque par Urbasolar. »

Des haies doivent aussi être plantées le long de la D 736 et du chemin communal, en bordure sud du projet, pour en atténuer l’impact visuel, tandis que le projet de centrale solaire est associé à de l’éco-pâturage de brebis et à l’installation de ruchers. Le conseil municipal a donné un avis favorable au projet en juin dernier (malgré une abstention), suivi par une grande majorité d’élus communautaires de Cœur-de-Charente en juillet (44 pour, 8 contre, 4 abstentions),

(1) Des permanences de la commissaire enquêtrice sont prévues les 3 et 14 octobre de 9h à 12h et le 19 octobre de 14h à 17h.

Manque de transparence?

« Il n’y a eu aucune réunion d’information en amont sur le projet. Des gens de la commune m’interpellent, surpris d’en prendre connaissance juste maintenant. Des habitants s’inquiètent par exemple de la visibilité des panneaux photovoltaïques depuis la route », déplore Agnès Baudrillart, redevenue simple élue après sa démission de son poste d’adjointe l’été dernier, « après avoir subi des critiques sur tout ce que je disais ou faisais ». L’avis d’enquête publique n’a été distribué que fin septembre dans les boîtes aux lettres. « Mais avant, on a donné un avis favorable de principe au projet photovoltaïque en mai 2021, puis un deuxième avis favorable en juin 2022 : les comptes-rendus sont affichés sur les six panneaux des hameaux et du centre-bourg ainsi que le site internet de la commune, répond le maire Bernard Borne. Les gens ont été informés, même s’ils n’ont pas eu les détails. À eux de venir chercher plus d’informations s’ils en veulent. Quant à une réunion d’information, c’est au porteur de projet de l’organiser, pas à la mairie. » À noter que la société Ubasolar, sollicitée par CL, n’a pas répondu.