France

Cinq « gilets jaunes » jugés pour l’attaque du ministère de Benjamin Griveaux

Ces manifestants comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris pour « vol » et « dégradation de bien classé et inscrit » le 5 janvier 2019.

Par Rémi Dupré

Temps de Lecture 3 min.

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Quand il évoque la manifestation des « gilets jaunes » du 5 janvier 2019 à Paris, Thomas S. esquisse un sourire goguenard derrière son masque, avant de se tortiller nerveusement à la barre. Le jeune homme de 23 ans reconnaît s’être hissé, ce jour-là, sur le chariot élévateur qui a enfoncé, à 16 h 20, l’imposant portail en bois de l’hôtel de Rothelin-Charolais, bâtiment classé monument historique et sis au 101, rue de Grenelle, dans le 7e arrondissement de la capitale.

S’il assure être « monté » sur le fenwick « comme un enfant sur un manège », le prévenu affirme avoir ignoré que cet édifice bâti au début du XVIIIe siècle abritait alors le ministère du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. « Ce n’est pas moi qui ai été attaqué, c’est la République », avait déclaré M. Griveaux, exfiltré de ses bureaux par les jardins et parti se réfugier à l’hôtel de Matignon, après l’irruption de plusieurs manifestants dans la cour.

A l’instar de Thomas S., quatre autres participants à cet acte XVIII du mouvement des « gilets jaunes » comparaissent, mercredi 28 et jeudi 29 octobre, devant la 14e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris, pour « vol » du chariot élévateur, « dégradation ou détérioration de bien classé et inscrit » et de deux agences bancaires situées à proximité de l’hôtel de Rothelin-Charolais.

« Détresse sociale »

Renvoyé à plusieurs reprises, notamment en raison de l’annulation des procès-verbaux de comparution immédiate, de l’épaisseur du dossier puis de la grève des avocats, le procès s’est ouvert en présence d’une quinzaine de « gilets jaunes » venus soutenir les prévenus, la plupart identifiés grâce aux images de vidéosurveillance et aux images publiées sur les réseaux sociaux ou YouTube.

La présidente, Caroline Kuhnmunch, a longuement disséqué ces séquences rocambolesques, comme autant de preuves, afin d’établir la responsabilité des protagonistes lors du trajet du fenwick. Subtilisé rue de Bellechasse, où il était stationné, le véhicule de chantier a fini sa course encastré dans la vitre éclatée d’une agence bancaire.

Habitué à « manipuler ce type d’engin au travail tous les jours », Romain M., 25 ans, reconnaît avoir conduit le chariot élévateur sur tout le trajet, mais n’explique pas son geste. « J’étais un peu alcoolisé. J’ai été un peu galvanisé et pris par l’effet de masse, l’euphorie générale », dit-il à la barre.

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