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Coalition contre le Hamas : menace commune

Lors de sa visite de deux jours au Proche-Orient, Emmanuel Macron a fait une proposition inattendue : la création d’une coalition internationale contre le Hamas, sur le modèle de celle mise en place en 2014 contre Daesh. Ce parallèle bouscule les représentations que l’on pouvait avoir du mouvement palestinien, auteur de l’attaque contre Israël le 7 octobre. Cette formation est inscrite depuis longtemps sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne mais sa branche politique était considérée comme un interlocuteur quasi obligatoire pour tout organisme voulant travailler dans la bande de Gaza. Le Hamas gère ce territoire depuis plus de quinze ans et y a développé les caractéristiques d’un proto-État.

Tout a changé le 7 octobre. La nature et la publicité des massacres commis par les commandos islamistes rangent désormais le mouvement aux côtés de groupes extrémistes comme Daesh, Al-Qaida ou l’ancien GIA algérien. La branche militaire a imposé une stratégie de la terreur qui entraîne derrière elle toute l’infrastructure politico-civile. C’est elle qu’Emmanuel Macron propose de détruire, en estimant que le type de menace qu’elle pose, intrinsèquement, ne se limite plus au territoire israélien.

Durant son voyage, le président français a pu évaluer les premières réactions de ses interlocuteurs. Israël ne tient pas à perdre son autonomie de décision. Les pays arabes, dont beaucoup se méfient du Hamas et de sa maison mère, les Frères musulmans, attendent d’abord l’arrêt de l’offensive israélienne sur Gaza. La question semble même insoluble pour les Palestiniens, tant le Hamas y est implanté. Mais après le choc du 7 octobre, une clarification s’impose à tous.