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Coronavirus : encore un nouveau cas en France, des précisions sur l'homme décédé à Paris

Coronavirus : encore un nouveau cas en France, des précisions sur l'homme décédé à Paris Un nouveau cas de coronavirus a été confirmé mercredi soir par le ministre de la Santé Olivier Véran. Il s'agit de l'épouse du patient hospitalisé à Annecy. Le ministre a cependant réaffirmé qu'il n'y avait pas d'épidémie en France. Les dernières informations relatives au coronavirus Covid-19 en direct.

L'essentiel - Dernières infos

  • Mercredi soir, un nouveau cas de coronavirus a été confirmé par le ministre de la Santé Olivier Véran, ce qui porte à six le nombre de cas de coronavirus détectés en France depuis hier. En tout, le bilan du coronavirus s'élève sur le territoire national à 18 cas, dont 12 guéris. Quatre patients sont toujours hospitalisés, et deux autres sont décédés.
  • L'un des deux décès liés au coronavirus concerne un enseignant du Val d'Oise âgé de 60 ans. L'homme, mort dans la nuit de mardi à mercredi, a contracté le coronavirus sans s'être déplacé dans une des zones à risques, ce qui ravive les craintes d'épidémie de Covid-19 en France.
  • Le ministre de la Santé a néanmoins réaffirmé ce mercredi lors de sa conférence de presse que la France n'en était pas à un stade épidémique. "Ce sont des cas isolés, expliqués par des voyages dans les zones à risques ou des contacts directs avec des personnes touchées", a-t-il expliqué.
  • Le directeur général de la Santé Jérôme Salomon a présenté le dernier bilan du coronavirus. Actuellement, plus de 81 000 cas ont été enregistrés dans le monde, dont plus de 30 000 ont été guéris. La Chine reste le pays le plus touché avec 97% des cas recensés.  

En direct

Selon les autorités du Bahrein, sept nouveaux cas de coronavirus ont été détectés ce mercredi, faisant grimper le bilan à 33 personnes contaminées. "La plupart des cas détectés venaient d'Iran", a annoncé le ministère sur Twitter dans la soirée.

22:15 - Une enquête en cours pour retracer le parcours de l'enseignement décédé d'une infection au coronavirus

Le Français décédé d'une embolie pulmonaire en raison du coronavirus, est le premier patient atteint sur le territoire national à ne pas avoir séjourné dans une zone à risques, ce qui aurait pu expliquer sa contamination. Une enquête a ainsi été lancée en urgence ce mercredi pour retracer son parcours et comprendre comment l'homme a pu contracter le Covid-19.

Dans l'Oise, d'où était originaire l'homme décédé dans la nuit de mardi à mercredi d'une infection au coronavirus, les craintes sont nombreuses. À commencer par celles des parents d'élèves qu'a côtoyé cet enseignant de 61 ans, avant son arrêt de travail. Mon fils n'a pas de symptômes à ce jour, mais je m'inquiète un peu. Ce prof a tout de même été en contact avec des élèves avant que l'on sache qu'il était malade", explique une maman, interrogée par Le Parisien. "On commence à psychoter", a avoué de son côté une aide-soignante de Crépy-en-Valois.

L'épidémie de coronavirus en Italie a des conséquences aussi sur le cinéma. Le tournage de Mission Impossible 7, qui devait se dérouler à Venise, a été suspendu en raison de la menace de contamination. "Par souci de prudence pour la sécurité et le bien-être de nos acteurs et de nos équipes, et avec les efforts des autorités locales vénitiennes pour arrêter tout regroupement de personnes face à la menace du coronavirus, nous modifions le programme de production pour nos trois semaines de tournage à Venise», a indiqué un porte-parole de Paramount Pictures à l'AFP.

En Occitanie, plusieurs élèves et professeurs sont confinés après avoir séjourné dans des zones touchées par l'épidémie de coronavirus. C'est le cas notamment d'un élève du collège Michelet, à Toulouse, rentré d'Italie il y a dix jours, ou encore d'un collégien d'Escalquins, au sud de Toulouse, et cinq élèves du conservatoire de Villeneuve-sur-Lot. Aucune de ces personnes ne présentent de symptômes d'une éventuelle contamination au Covid-19, selon l'Agence régionale de Santé.

Le gouvernement du Pakistan a confirmé ce mercredi soir la détection de deux premiers cas sur son territoire, frontalier de la Chine et de l'Iran. L'un des deux patients atteints du Covid-19 est une jeune femme de 22 ans, étudiante, qui a "un historique de voyages en Iran et en Chine" et qui revenait d'un séjour en Iran, selon un rapport des services de santé. Elle a été placée à l'isolement et ses contacts proches sont sous observation.

Ce jeudi, à l'initiative du Premier ministre, Olivier Véran rencontrera l'ensemble des chefs de partis et des groupes parlementaires pour faire le point sur le coronavirus. "Je crois que l'union nationale est absolument essentielle dans la période que nous connaissons, et que les polémiques qui peuvent être initiées ça et là ne sont pas à la hauteur des enjeux", a expliqué le ministre de la Santé. 

Pour éviter la propagation du Covid-19, le ministre de la Santé a rappelé ce soir les règles sanitaires élémentaires. "Je tiens à rappeler un message essentiel, lavez-vous les mains, souvent, toutes les heures, après des contacts rapprochés avec des personnes. C'est utile contre la diffusion du coronavirus. (...) Sa transmission se fait bien davantage par les mains que par la salive", a-t-il précisé. 

Mercredi soir, Olivier Véran s'est exprimé au sujet du maintien de certains grands évènements, malgré l'inquiétude de la population concernant une éventuelle épidémie de coronavirus. "Nous avons préféré, par exemple, à l'annulation du match de foot entre Lyon et la Juventus de Turin ce soir, un dispositif d'information adapté, qui sera visible sur des panneaux à l'intérieur du stade, qui sera rappelé par tous les moyens", a expliqué le ministre de la Santé, qui a rappelé "qu'en aucun cas, un supporter venant d'une commune mise en isolement en Italie pourrait se rendre à Lyon". 

20:19 - Olivier Véran : "Freiner la diffusion du virus, c'est adopter une position claire concernant les frontières"

Depuis la propagation fulgurante de l'épidémie de coronavirus en Italie, la question des frontières revient régulièrement, notamment concernant leur fermeture ou le renforcement des mesures de contrôle. Pour le ministre de la Santé, "freiner la diffusion du virus, c'est adopter une position claire sur le sens à donner aux frontières". "Les frontières géographiques n'ont pas de sens quand on parle de risque épidémique. Ce qui compte, ce sont les zones de diffusion du virus. Les Italiens ont pris des décisions drastiques, en isolant 11 communes, donc 50 000 personnes, où il y avait une forte circulation du virus", a rappelé Olivier Véran.

Après avoir détaillé la procédure d'indemnisation pour les personnes confinées en raison des risques de contamination au coronavirus, Olivier Véran est revenu sur la situation des parents dont les enfants ont fait l'objet d'une mesure d'isolement. Pour ces derniers, dans l'incapacité de se rendre sur leur lieu de travail pour garder leurs enfants, la période maximale de 20 jours d'arrêt de travail et d'indemnités journalières s'appliquera également. 

"Concernant les règles de réduction de la vie sociale, notamment pour les personnes qui rentrent de zones à risques et qui ne peuvent pas travailler, nous déployons une procédure que je rappelle ici. Il s'agit d'une procédure dérogatoire qui a été adoptée par un décret signé le 31 janvier dernier. Il permet à tous les assurés sociaux qui font l'objet d'une mesure d'isolement ou d'éviction, qui sont dans l'impossibilité de travailler mais qui ne sont pas malades, de bénéficier pendant une durée maximale de 20 jours d'un arrêt de travail et d'indemnités journalières", a rappelé Olivier Véran ce mercredi. 

Les militants LREM avaient retrouvé un peu d'espoir avec l'investiture d'Agnès Buzyn en remplacement de Benjamin Griveaux, après son retrait de la campagne des municipales 2020 en raison de la diffusion de vidéos intimes. Pourtant, selon Le Parisien, l'enthousiasme s'est quelque peu terni. "Ça a remis un souffle incroyable. On pensait vraiment que les cartes allaient être rebattues. Et puis… plus rien. Dix jours plus tard, la magie est déjà retombée", explique une petite main de la campagne d'Agnès Buzyn, interrogée par le quotidien. Beaucoup s'inquiètent des critiques qui lui sont faites de ne pas pouvoir s'improviser maire de Paris en trois semaines, mais aussi des attaques de la tête de liste formulées contre Anne Hidalgo ou encore de ses choix stratégiques, notamment de faire campagne sur les mêmes thèmes que sa rivale LR Rachida Dati.

Lors de sa conférence de presse de ce mercredi, le ministre de la Santé a annoncé le déblocage de 15 millions de masques antiprojections du stock national. "Ils seront repartis dans toutes les pharmacies d'officine du territoire (...), ce qui nous permettra de distribuer très simplement les masques dont ont besoin les professionnels de santé. (...) Ils serviront aussi aux personnes à risques, qui reviennent de zones rouges, ou qui ont été en contact avec des personnes infectées", a-t-il expliqué. 

Ce mercredi 26 février, le ministre de la Santé, Olivier Véran a confirmé la détection d'un nouveau cas de coronavirus en France. Il s'agit de l'épouse du patient hospitalisé à Annecy, mais son état n'inspire pas d'inquiétude, a précisé le ministre. Le bilan du Covid-19 en France s'élève désormais à 18 cas, dont 12 guéris. Quatre patients sont toujours hospitalisés, et deux sont décédés, dont un homme de 60 ans dans la nuit de mardi à mercredi. 

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Le virus est né à Wuhan, en Chine, sur un marché, et a été transmis aux humains par un animal. Actuellement, la piste privilégiée de l’origine du coronavirus est celle des chauves-souris vendus sur ce marché. Cette hypothèse est émise à partir d'une comparaison génétique de l'ADN complet du virus 2019-nCoV : celui-ci est identique à 96% à une souche virale de chauves-souris, qui avaient déjà été à l’origine du coronavirus Sars en 2002. Mais d'autres pistes, comme celle soupçonnant une transmission à partir de serpents, sont envisagées.

Les symptômes du coronavirus 2019-nCoV sont proches de ceux d’une grippe ou d’une pneumonie. Les patients présentent de la fièvre, des troubles respiratoires importants et de le toux.

Le transmission interhumaine du coronavirus 2019-nCoV est désormais avérée. La voie aérienne semble privilégiée dans la transmission du virus, via les gouttelettes de salive propulsées en cas de toux principalement. Un contact avec des "surfaces fraîchement contaminées par ces secrétions" peut également entraîner une infection. Le coronavirus survit en revanche très mal hors d’un hôte à court terme, dans l’air ou sur des objets.

Jean-Christophe Lucet, chef du service bactériologique de l'hôpital Bichat, estime que "porter un masque en ville, ça n'a absolument aucun intérêt aujourd'hui", précisant : "Le risque de croiser un patient porteur du coronavirus est très faible." Les masques sont utiles lorsqu’ils sont portés par une personne malade pour éviter de contaminer d’autres personnes. Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre article consacré aux masques.

Il n’existe actuellement pas de médicament spécifique contre le coronavirus et le traitement reste symptomatique. Attention aux fausses informations et aux rumeurs circulant sur internet, selon lesquelles la cocaïne ou encore la consommation de whisky chaud et de miel pourraient être des traitements contre le coronavirus. Des équipes thaïlandaises ont annoncé avoir soigné des patients grâce à un cocktail associant l'Arbidol, un médicament utilisé en Chine et en Russie pour soigner la grippe, combiné avec le médicament Darunavir, utilisé pour traiter les patients atteints du Sida. Ces résultats doivent toutefois être vérifiés par d’autres études.

La Chine, l'Australie, et les équipes françaises de l'Institut Pasteur sont parvenues à isoler et mettre en culture des souches du coronavirus 2019-nCov. A présent, les chercheurs de l'Institut Pasteur peuvent s'atteler à tester des "molécules antivirales connues" puis "proposer un candidat vaccin" et espèrent la mise au point d'un vaccin pour la fin de l'été 2021.

La Commission nationale de la santé chinoise a publié des statistiques concernant les victimes du coronavirus. Plus de 80% des personnes décédées avaient plus de 60 ans, et plus de 75% des personnes mortes à cause du coronavirus avaient plus d'un autre problème de santé, comme le diabète. Le virus peut aussi être contracté par les enfants, mais les symptômes sont moins violents.

Selon les statistiques chinoises, à Hubei, au coeur de l’épidémie, le taux de mortalité est de 3,1%, mais ailleurs, il n'est que de 0,16%. Ces résultats sont toutefois provisoires et sont amenés à évoluer en fonction de la propagation de l'épidémie, et du taux de mortalité encore délicat à estimer du fait de la nouveauté du virus. Les comparaisons avec d'autres épidémies doivent aussi être très prudentes.

Aucune étude pour le moment n'a pu prouver que les chiens et les chats pouvaient être contaminés par le coronavirus, selon l'OMS. Interrogé par LCI, le chercheur en infectiologie Olivier Terrier, du CNRS déclare que "le risque sur le sol français, et plus largement en Europe, est quasiment nul. Pour qu'il y ait une contamination via une source animale, il faudrait déjà que les animaux soient porteurs du coronavirus". "Le risque est proche de zéro", assure-t-il, précisément que la barrière génétique inter-espèce est difficile à franchir pour un virus et protège nos animaux domestiques.