L’annonce faite jeudi par Jean Castex d’autoriser de nouveau le public pour les célébrations religieuses, mais de limiter la jauge à 30 personnes, a fait réagir les autorités catholiques. Vendredi, la Conférence des évêques de France (CEF) a annoncé le dépôt d’un référé liberté au Conseil d’État et une rencontre avec le Premier ministre dimanche. « Dans l’attente de l’aboutissement de ces deux démarches », le CEF indique que « les règles fixées par le Premier ministre sont en vigueur ». L’évêque de Montauban ne l’entend pas ainsi.

Vendredi sur Twitter, Mgr Bernard Ginoux a affirmé que « la seule réponse au gouvernement est d’ENVAHIR nos églises à l’heure de la messe ». Le même jour, il a écrit une lettre à destination des prêtres et des paroissiens de son diocèse.

« Je demande que les messes reprennent dans le diocèse, en appliquant le protocole sanitaire que nous avons toujours respecté, lance-t-il. Les églises restent ouvertes, les fidèles qui le veulent y viennent, sans qu’aucune autorité puisse exiger une autorisation ni établir une interdiction. »

« Refuser de payer » une éventuelle amende

Et si les participants se font verbaliser ? Ils « devraient refuser de payer l’amende sur le champ, affirme Mgr Ginoux. Je demande que ces faits me soient transmis et je chargerais l’avocat du diocèse de donner suite. »

Interrogé par Radio Totem, le préfet du Tarn-et-Garonne Pierre Besnard a réagi : « La première mission d’un pasteur, c’est d’assurer la sécurité et la santé de ses ouailles. »