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Coupe du monde : avec Neymar en jambes, le Brésil envoie un message et prend le quart

En démonstration, la Seleçao n'a fait qu'une bouchée de la Corée du Sud lundi, au stade 974, en 8es de finale du Mondial

Envoyé spécial à Doha

«Que Dieu nous bénisse et nous protège», réclamait Neymar avant le 8e de finale de Coupe du monde de «son» Brésil et la Corée du Sud. Ses prières ont été entendues. Et plus encore. La Seleçao s'est imposée 4-1 au stade 974 de Doha et a ainsi composté son billet pour les quarts, avec un rendez-vous pris pour le 11 décembre contre les vice-champions du monde croates, qualifiés aux tirs au but face au Japon plus tôt (1-1 ap, 3-1 tab). Une démonstration, une boucherie, une balade. Et un message au reste de la concurrence…

Neymar ? Il était là, c'était la première information de la soirée. Là, bien présent, et même titulaire. «Il rejouera dans la compétition», avait promis Tite après Brésil-Serbie (2-0), premier match et première victoire de la Seleçao à Doha. Le jour, aussi et surtout, de la blessure du Parisien, entorse à la cheville droite. Ses larmes, les questions, un air de déjà-vu… Le sélectionneur avait levé le doute quant à sa participation dès dimanche, ménageant le suspense quant à une titularisation. À voir le numéro 10 teaser toute la journée sur les réseaux sociaux, dont cette photo de son fils avec inscrit «Pelé» sur le visage, on a vite compris qu'il n'y aurait pas besoin de patienter pour le voir en action. Et il figurait effectivement dans le 11 de départ, comme Danilo du reste. Pas Alex Sandro ni Alex Telles, forfaits à gauche. Eder Militao pour les suppléer. Quoique, c'est l'autre revenant, l'arrière… doit Danilo, qui a joué à gauche, avec Eder Militao à droite.

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Imparable, injouable, irrésistible

Une sacrée armada. Le Brésil n'a pas débarqué au Qatar avec l'étiquette du favori pour rien… Son Heung-min et ses petits camarades ont payé pour voir. L'affaire était pliée en 45 minutes par un Brésil diabolique d'efficacité : quatre frappes cadrées à trois, quatre buts à rien. Imparable. Injouable. Irrésistible. Paqueta, Richarlison et Ney ont fait baisser la moyenne dans les arrêts de jeu, avant le coup de sifflet de M. Turpin.

Avant cela, Neymar s'est vite montré en jambe, cherchant souvent Richarlison, provoquant, driblant. Le Parisien ne parvenait toutefois pas à reprendre ce centre de Raphinha. Vinicius, si (1-0, 7e). Dans le jus, les Sud-Coréens se faisaient prendre comme des bleus par Raphinha, encore lui, qui provoquait un penalty et offrait l'occasion à Ney d'ajouter un 76e but à sa collection (2-0, 11e). Visiblement pas d'appréhension pour le meneur brésilien, qui n'hésitait pas à aller au contact, régalant le stade, à 90% tout de jaune vêtu, de ses arabesques. Neymar très haut, dans les deux de devant en phase défensive. Cette petite roulette pour sortir du marquage de deux adversaires et… de Turpin valait le coup d'œil (27e). Pas autant que cette action d'exception, avec Richarlison en mode «Foquinha» au départ et à l'arrivée, Marquinhos à l'avant-dernière passe, Thiago Silva à la passe décisive (3-0, 29e). Le Brésil a touché au sublime, avant d'enfoncer le clou par Paqueta (4-0, 36e). Ebloui par le show, on en oublierait qu'Alisson n'a pas chômé (17e, 25e, 31e)…

Neymar a inscrit son 76e but en sélection. CARL RECINE / PANORAMIC

Evidemment, le suspense s'était déjà envolé à la fin du premier acte. D'autant que Raphinha avait la ferme intention d'ajouter son nom à la liste des buteurs (46e, 50e, 54e, 61e). L'ancien Rennais n'hésitait toutefois pas à offrir un caviar à Richalison, qui n'en profitait pas (65e). Et la Corée du Sud ? Elle écopait dans ce début de seconde période. Mais Son donnait encore l'occasion à Alisson de briller après avoir mangé Marqui tout cru (47e). Lequel Alisson avait encore la main ferme (67e) au terme d'une action où Neymar a pris… un petit pont. Il a plutôt l'habitude de les donner, lui qui reculait d'un cran alors que Tite pianotait sur son banc (Alves, Martinelli, Bremer) et optait pour un 4-3-3 après le 4-2-3-1. Après avoir manqué les deux derniers matches sur blessure (Suisse, Cameroun), le Ney a globalement fait le boulot, lui qui a incontestablement les faveurs du fervent public brésilien. Rassurant pour lui et la Seleçao, c'est sûr.

La Corée du Sud sauve l'honneur

Ce qui l'est moins en revanche, ce sont les errances défensives de cette équipe pourtant réputée solide. Le portier de Liverpool a eu beaucoup trop de travail lundi soir… Sur cette frappe exceptionnelle du dénommé Paik Seung-Ho de l'extérieur de la surface, il a dû s'incliner (4-1, 76e). Le sort de la rencontre était joué depuis bien longtemps, Neymar pouvait aller souffler sur le banc (81e), avec le sentiment du travail très bien fait, omniprésent, actif, volontaire et en grande forme. MVP du match. Les hommes de Tite ont encore eu l'occasion d'alourdir la marque, mais on en restait-là (4-1 score final). La Croatie est prévenue : certes, il y a des failles derrière. Mais le Brésil est bien le cador qu'on pouvait imaginer avant le début de la compétition.