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Covid : la 9e vague se confirme en décembre et, avec la grippe, annonce une fin d'année "compliquée"

Comme partout dans l'hexagone, les indicateurs de positivité sont en nette hausse alors que la bronchiolite fait rage et la grippe s'annonce.

En une semaine, les contaminations de Covid ont grimpé de +46 % au niveau national. D’après les données de Santé Publique France, le nombre de cas est ainsi passé de 33 117 à 48 629. Comme partout dans l’hexagone, la région n’y échappe pas.

"Il y a globalement une remontée des indicateurs que ce soit de nos points Sos Médecin à Montpellier, Toulouse et Perpignan qui augmentent de 50 % ou nos 66 services d’urgence de la région là encore avec + 50 %" indique l’épidémiologiste Damien Mouly, responsable Santé publique France en Occitanie, se référant cependant à la semaine dernière.

+19 % de nouvelles hospitalisations

"Nous assistons à une accélération de la circulation du virus, dans les villes les tests virologiques sont en légère augmentation mais la grève des laboratoires fait que nous avons des remontées partielles".

Conséquence, au niveau régional et tous âges confondus, le nombre hebdomadaire de nouvelles hospitalisations au 30 novembre est en augmentation de 19 % (476 contre 401 la semaine précédente). Le spécialiste indique par ailleurs que sur les 1334 cas de Covid hospitalisés, "5,6 % sont en soins critiques, c’est relativement faible par rapport à ce qu’on a connu" même si c’est en croissance de 13 %.

Il ne parle pas encore de nouvelle vague mais s’attend à une poursuite de la progression ces prochaines semaines : "On voit que ça s’accélère, qu’il se transmet rapidement et que la positivité augmente". De quoi craindre un pic pendant les vacances et menacer les fêtes de Noël ?

"Nous n’avons pas de prédiction sur la durée et l’intensité de la prochaine vague mais les vacances vont être compliquées avec en plus la grippe et la bronchiolite (*). Il est nécessaire de respecter les gestes barrières, se faire tester et vacciner".

"Une nouvelle vague commence"

Pour l’épidémiologiste Mircea Sofonea c’est une certitude : "Il est clair que c’est une nouvelle vague qui commence", la neuvième donc et il explique que l’on va passer Noël avec.

Du côté des pharmacies, Sébastien Brun, vice-président du syndicat des pharmaciens de l’Hérault fait remonter  "une augmentation assez nette du nombre de tests antigéniques et du taux de positivité à ces tests qui traduise une recrudescence des contaminations".

Il rappelle que les officines sont "toujours aptes à vacciner selon les recommandations des autorités sanitaires, c’est-à-dire les personnes de plus de 60 ans et celles considérées à risques et qui ont été vaccinées depuis plus de six mois et atteintes par le virus depuis plus de trois mois".

Enfin, les pharmaciens sont très sollicités pour l’achat d’autotests, "surtout pour les enfants scolarisés » mais ce n’est pas la ruée non plus. Pour l’instant pas de rupture de stocks à craindre, pour les tests comme pour les masques : "Le réseau de l’Hérault est capable d’absorber une éventuelle 9e vague".

Pas de restriction dans les écoles

Concernant les écoles, difficile d’avoir des chiffres consolidés sur l’impact dans les écoles car les campagnes de test n’ont pas repris à la rentrée avec un protocole sanitaire très allégé. Selon les syndicats d’enseignants, on observe une augmentation des cas d’arrêts maladies liés au Covid, en particulier dans le primaire avec quelques difficultés de remplacements. La hausse est également sensible chez les élèves. Pour l’heure le protocole sanitaire reste en niveau 1, sans restriction de brassage et sans masque obligatoire.

Pour rappel : si un élève de moins de 12 ans est atteint par le Covid, son isolement est de 7 jours. Il peut prendre fin au terme de 5 jours si un test antigénique ou PCR négatif est réalisé. S’agissant des élèves de 12 ans et plus, l’isolement est de 10 jours et peut prendre fin au terme de 7 jours en cas de test négatif. Les élèves cas contact n’ont pas l’obligation de se tester même si cela est fortement recommandé.

Les médecins libéraux en grève jeudi : "Il y a un ras-le-bol"

Alors que les cabinets médicaux ne désemplissent pas, les malades du Covid, de la grippe ou de la bronchiolite vont trouver bon nombre d'entre eux porte close ce jeudi 1er décembre. La raison ? Un mouvement de grève.

"Nous voulons mettre la pression sur la sécurité sociale et le gouvernement, nous avons l'impression que dans les négociations conventionnelles on ne tient pas compte de la médecine libérale, nous demandons que le montant des honoraires soit relevé, ils sont insuffisants, il y a l'inflation et aucune revalorisation, il y a un ras-le-bol" indique Gilbert Gutermann, vice-président de la CSMF-Occitanie. "Généralistes comme spécialistes, tout le monde est dans le même bateau et il y a une unanimité syndicale c'est assez rare".

Pur ce rumathologue, la pression actuelle avec les différents virus ne doit pas peser dans le mouvement : "Il n'y a jamais de bon moment, tout le monde se retrouvera à l'hôpital, on verra s'ils arrivent à tout gérer, on verra bien que le monde libéral sert à quelque chose".

Vaccinez-vous avant le 10 décembre

Face à la reprise du Covid-19, gouvernement et épidémiologistes préconisent la vaccination des personnes fragiles avant les fêtes, de façon à minimiser la contamination. "Pour les personnes fragiles, très isolées et qui fréquentent peu de monde, Noël présente un risque de se faire contaminer par la jeunesse", rappelle le Dr Martin Blachier, épidémiologiste et médecin en santé publique. Une vaccination à effectuer avant le 10 décembre prochain.

"Étant donné qu’il y a un délai d’efficacité des sérums, les personnes fragiles doivent se faire vacciner 15 jours avant les fêtes. Si vous voulez être en forme pendant les fêtes, c’est maintenant qu’il faut se protéger".