France
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Deux simulateurs de conduite pour l’auto-école solidaire

Le premier Oscar est destiné au site d’Angoulême, le second à celui de Cognac. Ils viennent tout juste d’être inaugurés mais une quarantaine d’élèves a déjà pu s’y essayer. On s’y installe comme dans une voiture. L’écran d’en face figure la route, avec feux rouges, trottoirs et ronds-points, les deux écrans du côté font office de rétroviseurs.  « En moyenne, les élèves font un peu moins de huit heures de conduite sur le simulateur », décrit Alain Daems, le directeur. « C’est adapté à des personnes qui n’ont pas du tout d’expérience de la route et qui peuvent être inquiètes et on s’en sert aussi pour les premières heures de conduite, pour acquérir les bases plus rapidement. »

30 000 euros chacun

De fait, si la prise en main de la voiture et du volant peut nécessiter jusqu’à dix heures pour les élèves les moins assurés, deux heures suffisent dans le simulateur. Et heurter un trottoir se révèle moins traumatisant. Thibault Simonin, vice-président au Département, financeur pour moitié de ces simulateurs, en a fait l’expérience. « En outre, il nous permet, sur la base des premiers kilomètres roulés, d’avoir une prévision du volume d’heures de cours dont aura besoin l’élève », poursuit Alain Daems. Au début, ça tourne un peu. Sujets au mal des transports s’abstenir car à la différence d’une vraie voiture, tout ce qui défile sur les écrans bouge mais pas le corps ni le simulateur.

Chacun de ces bijoux, fabriqués en Vendée par Rousseau, la même entreprise que celle qui se cache derrière les formations au code de la route, coûte tout de même 30 000 euros, financés donc par le Département, le reste par l’État et la Région. « C’est aussi une manière de tenir face au secteur marchand qui commence à s’équiper », reprend Alain Daems. Un levier d’attractivité alors que le secteur peine à recruter des moniteurs d’autos-écoles.