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DIRECT. Attentat de Nice : une deuxième personne en garde à vue, la famille de Brahim A. s'exprime, dernières infos

DIRECT. Attentat de Nice : une deuxième personne en garde à vue, la famille de Brahim A. s'exprime, dernières infos NICE. Au lendemain de l'attentat survenu à Nice, qui a coûté la vie à deux femmes et un homme, une deuxième personne a été placée en garde à vue ce vendredi. Il s'agit d'un homme de 35 ans. Par ailleurs, la famille de l'assaillant a évoqué son rapport à la religion et son comportement solitaire.

D'après les informations de franceinfo confirmées par l'AFP, une deuxième personne a été placée en garde à vue à Nice ce vendredi, entre 18h30 et 19h. Il s'agit d'un homme de 35 ans suspecté d'avoir fréquenté l'assaillant la veille de l'attentat. Les gardes à vue peuvent durer jusqu'à quatre jours.

Selon le frère de l’auteur de l’attentat de Nice, ce dernier l’aurait appelé la veille de l’attaque, après son arrivée dans la ville, rapporte Nice-Matin. "Il m’a dit qu'il voulait passer la nuit devant la cathédrale. Il m'a aussi envoyé une photo du bâtiment", a-t-il expliqué à Al Arabiya TV.

André Marceau, l'évêque de Nice, a exprimé sa peine en réaction à l'attentat, auprès de France Bleu Azur. "Devant l'incompréhensible, on ne comprend pas, jamais" a-t-il déclaré avant d'évoquer "une atteinte à l'homme, comme ce qui est arrivé à ce professeur, Samuel Paty, il y a quinze jours". Toutefois, il désapprouve les caricatures de la religion, comme il l'a assuré à Nice Matin. "Je ne suis pas Charlie", a-t-il lancé.

D'après l'AFP, le ministère des Affaires étrangères brésilien a annoncé la mort de Simone Silva Barreto Silva, d'origine franco-brésilienne, dans un communiqué publié jeudi soir. "Le gouvernement brésilien annonce, avec une grande affliction, que l'une des personnes tuées était une Brésilienne de 44 ans, mère de trois enfants, résidant en France", a-t-il indiqué. Sur les réseaux sociaux, le ministre des Affaires étrangères, Ernesto Araújo, a exprimé son "profond chagrin après la mort d'une Brésilienne de 44 ans, mère de trois enfants", a relevé Paris Match.

Plusieurs membres de l'entourage de Simone Barreto Silva ont témoigné auprès du Parisien, ce vendredi. "Notre priorité, c'est de préserver autant que possible ses trois enfants", a confié un proche de la victime. De son côté, Marie-Joëlle, l'une de ses amies, a déclaré : "Je n'y crois pas, lâche entre deux sanglots. Elle était tellement douce, gentille, avenante."

Plusieurs membres de l'entourage de Simone Barreto Silva ont témoigné auprès du Parisien, ce vendredi. "Notre priorité, c'est de préserver autant que possible ses trois enfants", a confié un proche de la victime. De son côté, Marie-Joëlle, l'une de ses amies, a déclaré : "Je n'y crois pas, lâche entre deux sanglots. Elle était tellement douce, gentille, avenante."

Les 4 000 militaires français mobilisés pour renforcer l'opération "Sentinelle" seront déployés d'ici le milieu de la semaine prochaine, a indiqué l'état-major français ce vendredi, à l'AFP dont LCI se fait l'écho. "On a fait un gros effort hier (jeudi) et aujourd'hui (vendredi), qu'on va poursuivre ce week-end et on espère atteindre la plénitude du dispositif pour le milieu de la semaine prochaine", a déclaré le colonel Frédéric Barbry, lors d'un point presse. 

Au lendemain des attaques, la sécurité va également être renforcée à l'étranger, pour tous les établissements qui concernent la France, telles que les ambassades françaises et les écoles. "Le message d'urgence attentat (plus haut niveau, ndlr) a été envoyé hier soir à l'ensemble de nos ressortissants à l'étranger, quels que soient les lieux, puisque la menace est partout", a déclaré Jean-Yves Le Drian à l'issue d'un Conseil de défense, indique l'AFP.

L'homme qui a prévenu la police à Nice, a témoigné auprès de LCI ce vendredi. Après avoir alerté les forces de l'ordre, celles-ci sont intervenues "en même pas 30 secondes" a raconté le témoin. La directrice de l'école située en face de l'église s'est également exprimée : "C'est ce matin qu'on prend vraiment conscience des choses, a-t-elle confié à nos confrères. C'est vraiment compliqué de réaliser ce qu'il s'est passé."

Latifa Ibn Ziaten, la mère du militaire Imad Ibn Ziaten qui a été tué par Mohammed Merah le 11 mars 2012 à Toulouse, a réagi aux attaques sur Twitter ce vendredi. "Mes pensées émues vont à la communauté catholique", a-t-elle écrit. Et d'ajouter : "Des personnes venant vivre leur foi sont anéanties. Je prie pour toutes ces familles meurtries. Face à la violence, face à la haine, à l’ignorance et à l’intolérance, restons unis. Agissons pour l’amour et pour la paix."

L’employé d’un snack situé en face de la basilique Notre-Dame de Nice, qui a prévenu la police du drame qui était en train de s’y jouer, a livré son témoignage à Var-Matin : "J’ai vu un monsieur de 70 ans sortir de la cathédrale et venir vers moi. Il me dit: 'J’ai vu une femme décapitée.' J'étais choqué. J'ai cru que c'était peut-être une blague. Il m'a répété: 'Il faut appeler la police.' Je suis le monsieur mais je n'ai pas osé rentrer dans la cathédrale. Je me suis rappelé qu'il y avait une borne SOS de la Ville de Nice et j'y suis allé tout de suite. On a appelé et quelques secondes après il y a la première brigade qui est arrivée."

Sur franceinfo, le directeur des policiers municipaux de Nice, Richard Gianotti, est revenu sur l’interpellation de l’auteur de l’attentat commis dans la basilique Notre-Dame, en rappelant que ses collègues "ne sont pas formés au spectacle de la mort". "[Ils] sont forcément affectés, parce que nonobstant cette situation dramatique de vision d'horreur, il y a aussi le fait que vous tirez sur quelqu’un", a-t-il expliqué. Les 12 fonctionnaires qui sont intervenus à Nice font aujourd’hui l’objet d’un accompagnement psychologique.

Malgré l’annonce par Gérald Darmanin d’un renforcement du plan Vigipirate, les inquiétudes des communautés religieuses restent vives après l’attentat survenu à Nice. "Je ne sais pas si un million de militaires suffiraient à protéger chacune des 40 000 églises de France. C’est compliqué d’imaginer qu’il y a une solution définitive et parfaite contre ce genre de difficulté", a ainsi estimé un religieux auprès de France 3 Paris-Île-de-France.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a réagi à l’attentat de Nice au micro d’Europe 1, ce vendredi : "Il va falloir garder son sang-froid. D’un côté, condamner sans ambiguïté l’islamisme radical, et de l’autre côté ne pas tomber dans une espèce d’amalgame et de confusion des sujets. J’en entends qui disent peu importe l’État de droit, maintenant c’est la bataille qu’il faut mener. (…) Ce qui nous distingue de ces barbares, c’est qu’on a des règles, des filets de sécurité démocratiques."

Au lendemain de l’attentat à Nice, une tentative d’attaque à l’arme blanche a eu lieu à Paris dans l’après-midi. Selon des informations du Figaro, un homme armé de deux couteaux a agressé un policier dans le XVe arrondissement de la capitale, avant d’être maîtrisé avec un pistolet à impulsion électrique et un lanceur de balles de défense. Le mobile de l’attaque n’est pas encore connu.

Interrogé par Marianne au lendemain de l’attentat de Nice, qui a coûté la vie à Vincent Loquès, sacristain de la basilique Notre-Dame, le prêtre de l’institution, Frédéric Sangès a reconnu qu’il "faudra du temps pour pardonner". "Il ne s’agit pas d’oublier, (…) on ne peut pas faire semblant que rien ne s’est passé, mais il ne faut pas que ces morts ne servent à rien", a estimé celui qui a décrit Vincent Loquès comme un "élément fédérateur" de la paroisse.

Selon la famille de l’auteur de l’attentat de Nice, interrogée par l’AFP, ce dernier aurait déjà essayé sans succès de rallier l’Europe auparavant. Son frère a également expliqué qu’aucun de ses proches n’a été prévenu de ce nouveau départ, avant de recevoir un appel de l’assaillant la veille de l’attaque.

Présent au rassemblement des communautés religieuses de Nice devant la basilique Notre-Dame, le père Philippe Asso, délégué diocésain pour les relations interreligieuses a estimé, au lendemain de l’attentat de Nice, que "ce n'est pas seulement une question de religion, c'est aussi à la culture, à l'histoire et à la civilisation française que l'on s’attaque". "C’est pour cela que dans cette situation inédite et nouvelle de guerre, notre réaction doit être en même temps une réaction de croyant et de citoyen", a-t-il affirmé.

À l’issue d’une réunion qui s’est tenue jeudi soir à Matignon, à la suite de l’attentat de Nice, l’archévèque de Paris, Mgr Michel Aupetit, a appelé les chrétiens à "rester debout" et à "ne pas avoir peur". Présent également lors de cette rencontre, l’archevêque du diocèse de Reims et président de la Conférence des évêques de France, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, a de son côté plaidé pour "transformer" la colère suscitée par l’attaque « en une énergie pour un plus grand bien". 

Selon des informations de Nice-Matin, l’auteur de l’attentat à Nice serait arrivé sur l’île italienne de Lampedusa le 20 septembre, à bord d’un bateau contenant 28 autres migrants en provenance d’Afrique. Le jeune homme de 21 ans aurait ensuite été placé en quarantaine sur un autre bateau, le Rhapsody, avant d’arriver à Bari, dans le sud de l’Italie, le 9 octobre. Il aurait été transféré dans un centre d’accueil, puis interrogé par les services de l’immigration. Laissé libre, il n’est réapparu que le jour de l’attaque.

Vendredi, au lendemain de l’attentat de Nice, les communautés religieuses de la ville se sont rassemblées devant la basilique Notre-Dame pour rendre hommage aux victimes, rapporte Le Point. "Tous les représentants des différents cultes sont là. Nous montrons encore une fois que la solidarité est une vertu nécessaire aujourd'hui, où l'agressivité et la violence règnent encore dans nos vies", a expliqué Michel Seliniotakis, archiprêtre de l'église orthodoxe grecque de Nice.

Lors de la conférence de presse qui s’est tenue à l’issue du match de Ligue Europa entre Lille et le Celtic (2-2), l’entraîneur lillois, Christophe Galtier, a fait part de sa vive émotion après l’attentat de Nice. "La France est meurtrie. Même si ce n’est pas grand chose, je voudrais adresser mes condoléances aux familles, aux amis, aux proches des gens qui ont lâchement été assassinés aujourd’hui (…) Croyez-moi que ça a été une journée difficile sur un plan personnel. Et si j’avais pu m’abstenir de travailler, je me serais abstenu", a-t-il assuré.

Victime de l’attentat survenu à Nice jeudi, Vincent Loquès était "le visage" de la basilique Notre-Dame de l’Assomption, "plus encore que le prêtre", rapporte Le Monde, qui cite des paroissiens. "Cette église, c’était son salon. Il était toujours là. Même les jours de tempête ou de grêle, quand il n’y avait personne. On poussait les portes, il était là, assis dans un coin, en silence", a témoigné l’une d’entre eux.

Au micro de BFMTV, une amie de Simone Barreto Silva, tuée lors de l’attentat à Nice, a évoqué la personnalité de la mère de famille : "Elle avait toujours le sourire, quelles que soient les circonstances. C’était une bonne vivante, une femme courageuse, généreuse, croyante mais aussi tolérante. C’était une mère dévouée. Pour ses enfants, elle avait un projet de vie et elle était déterminée." Juste avant de succomber à ses blessures, dans un café situé à proximité de la basilique Notre-Dame, Simone Barreto Silva leur a d'ailleurs adressé ses derniers mots : "Dites à mes enfants que je les aime."

Après l’attentat survenu à Nice, la Tunisie, qui a condamné fermement l'attaque, a annoncé l'ouverture d'une enquête afin de vérifier l'existence de l'"Organisation Madhi" qui a revendiqué l’attentat, rapporte Les Échos.

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