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Disparition de Lina : une semaine après, la jeune fille toujours introuvable

Lina, lycéenne sans histoire domiciliée dans la commune de Plaine, à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Strasbourg, n'a pas été revue depuis le 23 septembre. Une semaine plus tard, les gendarmes ont procédé, samedi 30 septembre, « à des actes de police technique et scientifique sur le bas-côté » d'une route départementale, près du lieu de la disparition de Lina, sur la base d'un « renseignement », a indiqué dans un communiqué la procureure de la République de Saverne, Aline Clérot.

« Des ossements ont été découverts » mais ils ont été « formellement » identifiés par un légiste de l'institut médico-légal de Strasbourg « comme de nature animale », a-t-elle ajouté.

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Une « opération coordonnée d'envergure » menée vendredi

Elle se rendait à pied à la gare de Saint-Blaise-la-Roche, à quelques kilomètres de chez elle, un trajet qu'elle avait l'habitude de faire, pour prendre le train et rejoindre son petit ami à Strasbourg. Deux témoins disent l'avoir vue marcher le long de la départementale vers 11 h 15. Quelques minutes plus tard, son portable a cessé de borner.

Depuis, plus rien, malgré l'avis de recherche lancé dès le lendemain et les intenses fouilles et investigations déployées depuis : battues citoyennes, plans d'eau sondés par des plongeurs de la gendarmerie, auditions de témoins se sont succédé toute la semaine, en vain.

Vendredi, une « opération coordonnée d'envergure » en « plusieurs points de la zone potentielle de disparition » a permis de mener « des actes de police technique et scientifique sur plusieurs véhicules ciblés par l'enquête », avait indiqué dans un précédent communiqué Aline Clérot. « Ces actes d'investigations se poursuivront dans les heures qui viennent », avait ajouté la magistrate, sans préciser si ces fouilles avaient permis la découverte d'indices.

La gendarmerie « est particulièrement mobilisée pour retrouver la jeune fille », a assuré samedi sur X (ex-Twitter) la porte-parole du ministère de l'Intérieur, Camille Chaize. Entre six et dix véhicules, selon le quotidien régional Les Dernières Nouvelles d'Alsace (DNA) et Le Parisien, ont été fouillés vendredi. Des fouilles visant notamment « des propriétaires de Renault Clio de couleur sombre », selon le journal alsacien. Des maisons, une supérette ainsi que la déchèterie de Saint-Blaise-la-Roche ont aussi été inspectées, selon les DNA.

Deux nouveaux témoignages clés

Relayé samedi par Le Parisien, le témoignage d'une adolescente de 15 ans et de son père, également domiciliés à Plaine, pourrait étayer le scénario, pour l'heure non confirmé, d'un véhicule dans lequel Lina aurait pu, volontairement ou non, monter. Les deux témoins évoquent ainsi la présence le lundi soir avant la disparition d'un homme conduisant une « voiture grise » : selon le père, il aurait klaxonné sa fille qui l'a aussitôt appelé « en panique ».

Le jeudi suivant, « vers 6 heures du matin », la même voiture se serait arrêtée à hauteur de l'adolescente et le conducteur aurait « commencé à sortir du véhicule », la poussant à fuir, ont-ils encore indiqué au Parisien. Selon le père, sa fille a été auditionnée par les gendarmes.

Outre un grand élan de solidarité – les battues citoyennes ont réuni plusieurs centaines de personnes –, la disparition de Lina a aussi suscité des rumeurs sur les réseaux sociaux visant notamment Tao, son petit ami de 19 ans, comparé par certains à Jonathann Daval, condamné en 2020 à 25 ans de réclusion pour le meurtre de sa femme Alexia après avoir publiquement pleuré sa disparition.

Fanny, la mère de Lina, a pris cette semaine la défense du jeune homme sur TF1 : « Ce n'est plus possible, je ne peux pas laisser faire. Tao souffre », a-t-elle lancé, visiblement très éprouvée. « Toutes les méchancetés, on n'en veut pas », a-t-elle de nouveau déclaré samedi aux DNA. « J'ai de l'espoir, je ne lâche rien ! » a ajouté cette infirmière, séparée du père de sa fille.