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France

Dow Jones et Nasdaq sous pression, malgré les espoirs d'accord commercial

Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street repasse maintenant très marginalement dans le rouge avant bourse ce jeudi, malgré les espoirs commerciaux et le discours très souple de la Fed. Sur un marché prudent, le S&P500 régresse maintenant de 0,2%, alors que le Nasdaq et le Dow Jones corrigent de 0,1% en pré-séance.

Sur le marché des changes, l'indice dollar, mesurant les fluctuations du billet vert face à un panier de devises, se stabilise à 96,4. Sur le Nymex, le baril de brut WTI évolue en retrait de 0,4% à 56,9$.

Les États-Unis et la Chine auraient commencé à définir des engagements de principe sur les questions les plus délicates de leur différend commercial, croit savoir Reuters, citant des sources proches des négociations. Il s'agirait ainsi des progrès les plus importants réalisés à ce stade, après une guerre commerciale de sept mois. Les deux plus grandes économies du monde se sont pour mémoire infligées des droits de douane réciproques, affectant des centaines de milliards de dollars de marchandises.

Les grandes lignes d'un accord potentiel

Alors que des discussions commerciales de haut niveau se tiennent ce jeudi et demain vendredi à Washington, les deux superpuissances restent loin du compte en ce qui concerne les demandes formulées par Trump en vue de réformes structurelles de l'économie chinoise, ajoute Reuters. Néanmoins, les grandes lignes de ce qui pourrait constituer un accord commenceraient à émerger des pourparlers, ont indiqué des sources de l'agence, alors que les deux parties cherchent un accord avant la date-butoir 1er mars - correspondant à la fin de la trêve de 90 jours que le président Trump et son homologue chinois Xi Jinping avaient conclue en Argentine l'année dernière.

Les négociateurs seraient en train de rédiger six protocoles d'accord sur des questions structurelles (transfert forcé de technologie et cybercriminalité, droits de propriété intellectuelle, services, monnaie, agriculture, et barrières commerciales non-tarifaires), selon deux sources de Reuters ayant connaissance des progrès des négociations.

Avancées notables

Lors de réunions entre des responsables américains et chinois la semaine dernière à Pékin, les deux parties avaient d'ailleurs échangé des textes et travaillé sur la définition d'obligations sur papier, selon l'une des sources. Le processus serait devenu une véritable négociation commerciale, à tel point qu'à la fin de la semaine, les participants avaient envisagé de rester à Pékin pour continuer à travailler. Au lieu de cela, ils ont accepté de prendre quelques jours de congé et de se réunir à Washington.

Les sources de Reuters ont bien entendu requis l'anonymat. Le porte-parole du ministère chinois du Commerce, Gao Feng, a refusé jeudi de commenter cette question des MoU (memorandums of understanding).

Six MoU dans le dur

Les MoU couvriraient les problèmes les plus complexes qui affectent les relations commerciales entre les deux pays et viseraient, du point de vue américain, à mettre fin aux pratiques qui ont conduit Trump à utiliser les droits sur les importations en provenance de Chine comme moyen de pression. Une source de Reuters a averti que les discussions pourraient toujours se solder par un échec. Néanmoins, ce travail sur les MoU constitue une étape importante, destinée à amener la Chine à adhérer à la fois à des principes généraux et à des engagements spécifiques sur des questions clés. Plusieurs sources au sein du gouvernement chinois ont déclaré à Reuters que les deux pays étaient parvenus à un consensus sur l'atténuation des déséquilibres commerciaux, mais que des divergences subsistaient quant aux exigences fondamentales.

"On peut dire que nous sommes maintenant dans la phase de sprint et que les deux équipes de négociation travaillent dans le but de parvenir à un accord dans les délais, mais certains problèmes restent assez compliqués à résoudre", a résumé un responsable chinois cité par Reuters.

Pain sur la planche

Les États-Unis ont accusé Pékin d'avoir contraint les entreprises américaines opérant en Chine à partager leur technologie et à divulguer des secrets de propriété intellectuelle. La Chine nie bien évidemment s'être engagée dans de telles pratiques. Les responsables de l'administration Trump s'opposent par ailleurs aux barrières non-tarifaires chinoises, et notamment aux subventions industrielles, à certaines réglementations, aux procédures de licences commerciales, aux révisions des normes de produits et autres pratiques du même type, qui maintiendraient les produits américains hors de Chine ou accorderaient des avantages indus aux firmes locales.

Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a fait pression pour que la Chine ouvre ses marchés de services financiers à un plus grand nombre d'entreprises étrangères, notamment les géants des cartes de crédit Visa et MasterCard... S'agissant de la monnaie, des responsables américains ont mis la Chine en garde de ne pas dévaluer son yuan pour acquérir un avantage concurrentiel... Les deux pays ont également examiné une liste de 10 éléments permettant à la Chine de réduire son excédent commercial avec les États-Unis (achat de produits agricoles, d'énergie, de semi-conducteurs...).

Trump confiant

Donald Trump a affirmé une fois de plus avant-hier que les négociations commerciales avec la Chine se déroulaient bien. Le président américain a également fait comprendre qu'il était encore possible de prolonger les discussions au-delà de la date butoir du 1er mars. Cette date ne serait en effet pas 'magique', a indiqué Trump. Les échanges entre Etats-Unis et Chine ont repris mardi à Washington. Les USA envisagent pour l'heure, en l'absence de 'deal' d'ici au 1er mars, de porter de 10% à 25% les 'tarifs' douaniers sur 200 milliards de dollars d'importations provenant de Chine. Trump a néanmoins précisé déjà qu'il était possible de repousser cette échéance, si les discussions évoluaient dans le bon sens.

"Ce sont des discussions très compliquées. Elles se passent très bien", a affirmé Trump aux journalistes depuis le Bureau ovale de la Maison blanche. "Je ne peux rien vous dire de précis sur le calendrier mais la date n'est pas une date magique. Il peut se passer beaucoup de choses", a encore lancé le président américain. "Je peux seulement dire que les discussions avec la Chine se passent très, très bien", a voulu rassurer le leader de la Maison Blanche, selon lequel le possible relèvement des droits de douane est l'enjeu majeur des négociations. "Je sais que la Chine aimerait que cela ne se fasse pas, donc je pense qu'ils essaient d'avancer vite", a glissé Trump...

Les négociations à plus haut niveau impliquent le vice-Premier ministre chinois Liu He, ainsi que le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin et le représentant au Commerce Robert Lighthizer.

La Fed désormais plus souple

Lors de sa réunion de la fin janvier, la Réserve fédérale a décidé que le fait d'adopter une attitude patiente posait "peu de risques à ce stade", a rapporté le compte-rendu de cette réunion, publié hier soir. Les membres de la Fed ont estimé, selon ces 'Minutes', que "les pressions inflationnistes étaient modérées et que la valorisation des actifs était moins tendue que quelques mois plus tôt". Face à une série de risques et d'incertitudes dans les perspectives économiques , "les participants ont pris en compte une série de considérations justifiant une approche patiente de la politique monétaire".

"Cette approche patiente aurait l'avantage de donner à la Fed l'occasion d'étudier la réponse de l'activité et de l'inflation à ses récentes actions pour normaliser sa politique monétaire, a précisé le compte-rendu.

Les banquiers centraux se sont interrogés sur la possibilité de relever encore deux fois les taux plus tard cette année si les conditions macro-économiques évoluaient positivement d'ici là. "De nombreux participants ont observé que si les incertitudes se réduisaient, le Comité devrait réexaminer le terme de "patient" et pourrait alors utiliser un autre vocabulaire".

Fin du 'durcissement quantitatif'

Concernant le bilan de la Fed, gonflé par 3 programmes de rachat d'actifs, "presque tous" les participants se sont montrés favorables à un arrêt du programme de réduction du bilan avant la fin de cette année. La plupart ont estimé qu'à la fin du programme, la meilleure solution serait de réinvestir les créances adossées à des crédit immobiliers arrivées à échéance dans des obligations d'Etat (T-Bonds). Depuis la fin 2017, le bilan de la Fed a été ramené de son pic de 4.500 milliards de dollars à 4.000 Mds$.

Commandes de biens durables proches des attentes

Plusieurs statistiques viennent d'être publiées outre-Atlantique. Les commandes de biens durables du mois de décembre 2018 sont ressorties en croissance de 1,2% en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de +1% et un gain de +0,7% un mois auparavant. Hors transport, ces commandes se sont appréciées de 0,1%, contre +0,2% de consensus de place et -0,2% pour la lecture révisée du mois antérieur.

Indice manufacturier déprimé

L'indice manufacturier régional de la Fed de Philadelphie pour le mois de février 2019 est ressorti quant à lui particulièrement décevant, négatif de -4,1, contre un consensus de +14 et une lecture de +17 pour le mois antérieur. Cet indicateur signale une contraction de l'activité manufacturière dans la région considérée.

Bons chiffres de l'emploi

Pour finir, les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 16 février sont ressorties au nombre de 216.000, contre 225.000 de consensus et 239.000 un mois avant, ce qui traduit une baisse de 23.000.

L'indice flash PMI composite américain de Markit sera annoncé à 15h45. Les reventes de logements existants seront révélées à 16h, en même temps que l'indice des indicateurs avancés. Enfin, le rapport hebdomadaire du Département à l'énergie concernant les stocks pétroliers domestiques sera publié à 17h.

Agilent Technologies a présenté ses résultats du premier trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 504 M$ (1,57$ par action), contre une perte de 320 M$ (0,99$ par action) un an avant. Les revenus s'élèvent à 1,28 Md$, contre 1,21 Md$ un an plus tôt. En base ajustée, le bpa ressort à 0,76$, contre 0,66$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient un bpa de 0,73$ et des revenus de 1,27 Md$. Pour 2019, le groupe vise désormais un bpa compris entre 3,03 et 3,07$ (précédente fourchette de 3/3,05$) et des revenus logés entre 5,15 et 5,19 Mds$.

Avis Budget a présenté ses comptes du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 13 M$ (0,16$ par action), contre 220 M$ (2,65$ par action) un an avant. Le bpa ajusté ressort à 0,53$, contre 0,45$ un an plus tôt. Les revenus montent de 2% à 2,05 Md$. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 0,37$, pour des revenus de 2,05 Mds$. Sur 2019, le groupe vise des revenus entre 9,2 et 9,5 Mds$ (contre 9,1 Mds$ en 2018), pour un bpa entre 3,35 et 4,20$ (contre 3,65$ en 2018).

Jack in the Box, chaîne de restauration rapide, a dévoilé ses comptes du premier trimestre fiscal. Les profits s'affichent à 34,1 M$ (1,31$ par action), contre 12,19 M$ (0,41$ par action) sur la même période de l'exercice précédent. Le bpa ajusté ressort à 1,35$, contre 1,23$ un an plus tôt. Les revenus sont de 290,8 M$, contre 294,5 M$ un an plus avant. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,28$, pour des revenus de 275 M$.

Albemarle, groupe chimique US, publie ses résultats du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 129 M$ (1,21$ par action), contre une perte de 218 M$ (1,95$ par action) un an avant. Le bpa ajusté ressort à 1,53$, contre 1,34$ un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 922 M$, contre 858 M$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,47$, pour des ventes de 895 M$. Sur 2019, le groupe vise des ventes comprises entre 3,65 et 3,85 Mds$ (contre 3,37 Mds$ en 2018), pour un bpa situé entre 6,10 et 6,50$.

Newmont Mining a publié ses résultats du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 2 M$, contre une perte de 542 M$ un an avant. En base ajustée, le bpa ressort à 0,40$. Les ventes s'élèvent à 2,05 Mds$, contre 1,94 Md$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,24$, pour des revenus de 2,05 Mds$.

Wendy's a présenté ses résultats du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 18,8 M$ (0,08$ par action), contre 142,1 M$ un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 0,16$, contre 0,09$ sur la même période de l'exercice précédent. Les revenus s'élèvent à 398 M$, contre 384 M$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,15$, pour des revenus de 400 M$. Sur 2019, le groupe vise des ventes en croissance de 3 à 4%, pour un bpa en hausse de 3,5 à 7%.

Domino's Pizza a dévoilé ses comptes du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 111,6 M$ (2,62$ par action), contre 93,3 M$ un an avant. Les revenus s'élèvent à 1,08 Md$, contre 891 M$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 2,69$, pour des revenus de 1,10 Md$. Les ventes US "comparables" sont en croissance de 5,6% (+7,1% de consensus), tandis que celles à l'international montent de 2,4%. Le groupe annonce par ailleurs une hausse de 18% de son dividende.

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