France

Elections municipales à Paris : les troupes de Cédric Villani veulent croire que « tout reste possible »

Un sondage IFOP-Fiducial pour « Le Journal du dimanche » place une nouvelle fois le candidat dissident de La République en marche en 5e position au premier tour.

Par Denis Cosnard et Sacha Nelken

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Cinquième, puis quatrième, puis de nouveau cinquième. Au fil des mois, les sondages se suivent et se ressemblent pour Cédric Villani qui peine à décoller dans la course à la Mairie de Paris. Une enquête IFOP-Fiducial publiée le 19 janvier dans Le Journal du dimanche place une nouvelle fois le mathématicien en cinquième position avec 13 % des intentions de vote pour les élections municipales. Le candidat dissident de La République en marche (LRM) est largement distancé par Anne Hidalgo (25 %) et Rachida Dati (19 %), mais aussi Benjamin Griveaux, (15 %) et le candidat écologiste David Belliard (14 %).

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Peu flatteur, le sondage ne semble pas pour autant altérer le moral d’une partie de ses troupes. « Tout reste possible », veut croire une militante du 7arrondissement qui s’étonne du contraste entre cette cinquième place et la popularité de son champion ressentie sur le terrain.

« Ce sondage montre que je me suis maintenu depuis ma déclaration de candidature, malgré le contexte où il a fallu tout faire soi-même en tant que candidat indépendant », a commenté Cédric Villani, lundi 20 janvier, au micro de Franceinfo.

Si le médaillé Fields ne chute pas lourdement, il ne parvient pas pour autant à installer la dynamique qu’il espère depuis plusieurs semaines. Dans les sondages, les intentions de vote au premier tour n’ont jamais dépassé 15 % en sa faveur, alors qu’en octobre 2019, son équipe visait 18 % pour novembre et 21 % pour décembre.

« Un chef qui ne joue pas son rôle »

Certains militants ne cachent plus leurs doutes. « Quand on faisait la campagne de Macron, chaque semaine, on engrangeait, on engrangeait…, se souvient un de ses candidats. Là, c’est stable. On a des sympathisants, mais en faire des militants, ce n’est pas facile. » Pour un autre, les chances que le mathématicien devienne maire de Paris sont minces : « Aujourd’hui, on n’y croit plus. Certains sur nos listes seront peut-être élus conseillers de Paris, mais c’est tout… »

Au cœur des interrogations de plusieurs « villanistes » figurent certains choix stratégiques, notamment celui d’envisager publiquement une alliance de second tour avec David Belliard, au nom de la défense du climat. « Comment Cédric a-t-il pu répondre oui à cette main tendue en seulement vingt-quatre heures, alors que Belliard est très à gauche ?, s’interroge un colistier. Cela a semé le doute, suscité le trouble parmi les cadres, et fait fuir certains électeurs venus de la droite qui étaient séduits par Cédric. » Cette coalition semble aujourd’hui avoir du plomb dans l’aile.

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