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EN DIRECT - Guerre Hamas-Israël : 31 Français sont morts, selon un nouveau bilan dévoilé par Emmanuel Macron

La France envoie le porte-hélicoptères amphibie Tonnerre pour soutenir les civils de Gaza

Le porte-hélicoptères amphibie (PHA) Tonnerre a appareillé cet après-midi de Toulon pour «soutenir les hôpitaux» de Gaza, comme annoncé par Emmanuel Macron dans sa visite au Caire ce mercredi, a appris BFMTV. Ce navire, entré en service en 2007, est prévu pour être déployé rapidement et peut servir de centre de gestion de crise ou pour les évacuations sanitaires.

Le porte-hélicoptères amphibie Tonnerre. ARUN SANKAR / AFP

Son hôpital, de 750 m2, peut accueillir 69 lits, mais peut s’agrandir et compte deux blocs opératoires. Il avait été déployé dans l’opération résilience et effectuait des évacuations sanitaires entre la Corse et le continent. Il avait également été déployé au Liban pour aider aux opérations de déblaiement du port de Beyrouth après l’explosion de 2020.

Il peut embarquer jusqu’à 16 hélicoptères de l’armée de Terre, mais aussi permettre de lancer un débarquement.

Israël a accepté de repousser son assaut terrestre, assure le Wall Street Journal

Israël a accepté, sur demande américaine, de repousser son assaut terrestre à Gaza, affirme le Wall Street Journal. Les États-Unis ont demandé un délai pour déployer une douzaine de systèmes de défense antiaériens au Moyen-Orient pour protéger ses soldats. Les responsables américains ont dit au journal américain que ces missiles pourraient être déployés d’ici la fin de la semaine.

La reine de Jordanie dénonce «le silence dans le monde»

La reine Rania de Jordanie a dénoncé «le silence dans le monde» sur la situation dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, se disant «choquée» de la «réaction» des pays occidentaux. «Les peuples du Moyen-Orient (...) sont choqués et déçus par la réaction du monde face à la catastrophe qui se déroule actuellement. Au cours des deux dernières semaines, nous avons constaté qu'il y avait deux poids, deux mesures», a-t-elle déclaré lors d'une interview exclusive à CNN, diffusée mercredi.

«Lorsque le 7 octobre a eu lieu, le monde a immédiatement et sans équivoque soutenu Israël et son droit à se défendre et a condamné l'attaque qui s'est produite», a-t-elle ajouté, en référence à l'attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien.

L'idée des deux Etats n'est pas «caduque», martèle Emmanuel Macron

Le président français, Emmanuel Macron, a appelé au Caire à «parvenir enfin à la solution de deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte en paix et en sécurité», estimant que «ce n'est pas parce que cette idée est vieille qu'elle est devenue caduque».

Le terme «caduc» avait marqué les esprits en 1989 lorsqu'il avait été employé par le chef de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Yasser Arafat, pour amender la Charte nationale palestinienne qui prônait alors la disparition d'Israël.

Conflit Hamas-Israël : que prévoit le droit international humanitaire ?

«Le droit international s'applique à tout le monde et la France porte des valeurs universelles d'humanisme», a assuré Emmanuel Macron au Caire, en Egypte. Voici les grands principes du droit international humanitaire :

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La France envoie du matériel militaire pour les civils de Gaza

Emmanuel Macron a annoncé l’envoi d’un navire militaire, au départ de Toulon dans les prochaines 48h, pour «soutenir» les hôpitaux de Gaza, ainsi que le départ pour l’Égypte d’un avion français chargé de matériel médical qui arrivera demain. «D’autres suivront», a-t-il assuré de sa voix enrouée.

Devant Macron, Sissi appelle à éviter une «invasion terrestre de Gaza»

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a appelé mercredi Israël à éviter une «invasion terrestre de Gaza» aux côtés de son homologue français Emmanuel Macron car elle fera «un grand nombre de victimes civiles».

Au 19e jour de la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre en Israël, dont l'armée bombarde depuis en représailles la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste palestinien, Israël menace d'envahir le petit territoire frontalier de l'Egypte.

31 ressortissants français sont morts lors de l’attaque du Hamas, annonce Macron

Emmanuel Macron a évoqué devant le président égyptien, «la solution de deux États, Israël et la Palestine vivant côte à côte et en sécurité», conformément à la position française historique. «C’est un chemin à mener en même temps que l’on combat le terrorisme».

Le président de la République a insisté sur les trois axes d’effort initiés par la France, la lutte contre terrorisme, la protection des populations et la question humanitaire, et enfin la question politique «la plus difficile».

Emmanuel Macron a aussi annoncé que la France avait perdu désormais 31 de ses ressortissants lors de l’attaque du Hamas le 7 octobre dernier. Le chef d’Etat français a également annoncé la venue d’un bateau de la marine française dans le cadre d’une opération humanitaire.

Israël accuse Erdogan de défendre le Hamas

Le ministère israélien des Affaires étrangères a fermement dénoncé mercredi les propos du président turc Recep Tayyip Erdogan qui a qualifié les hommes du mouvement islamiste palestinien Hamas de «libérateurs qui protègent leur terre». «Même la tentative du président turc de défendre l'organisation terroriste et ses mots provocateurs ne changeront rien aux horreurs que le monde entier a vues, ni à ce fait sans équivoque: Hamas = groupe Etat islamique», selon un communique du ministère israélien des Affaires étrangères.

«La France ne pratique pas le double standard», affirme Emmanuel Macron

«J’ai entendu votre message sur le double standard», a annoncé Emmanuel Macron à l’issue de sa rencontre avec le président égyptien. «La France ne pratique pas le double standard», a alors affirmé le président français ajoutant que «le droit international s’applique à tout le monde» et que «toutes les victimes se valent et il n’y a pas de hiérarchie».

Le chef d’État français a commencé son propos en alertant sur «un moment grave» et «une période éminemment sombre», ajoutant qu’il fallait «tout faire» pour «éviter l'escalade et la montée des tensions» et «traiter les causes profondes de la situation».

En Égypte, la mise en garde d’Emmanuel Macron face au risque d’une «escalade régionale»

Le président français, qui s’exprimait mercredi après-midi au Caire au côté de son homologue égyptien, a de nouveau part de son inquiétude quant au risque d’embrasement dans la région après l’attaque meurtrière du Hamas en Israël le 7 octobre.

Le chef de l'ONU se dit «choqué» de la «représentation biaisée» de ses propos sur le Hamas

Le secrétaire général de l'ONU, vivement critiqué par Israël mardi, s'est dit «choqué» mercredi de la «représentation biaisée» de ses propos sur le Hamas, assurant n'avoir pas justifié les attaques du mouvement islamiste palestinien.

«Je suis choqué de la représentation biaisée par certains de ma déclaration d'hier au Conseil de sécurité, comme si j'avais justifié les actes terroristes du Hamas. C'est faux. C'est le contraire», a déclaré Antonio Guterres à la presse, alors que l'ambassadeur israélien à l'ONU a réclamé sa démission.

Gaza : Londres appelle à des «pauses» pour acheminer l'aide

Le premier ministre britannique Rishi Sunak a appelé mercredi à des «pauses» dans les opérations militaires pour l'acheminement de l'aide humanitaire à Gaza, sans aller jusqu'à un cessez-le-feu.

À lire aussi«Pour négocier, c'est le lien établi avec le Hamas qui importe» : la libération des otages à Gaza, un processus diplomatique complexe

Réitérant la position britannique selon laquelle «Israël a le droit de se défendre» après l'attaque sanglante du Hamas du 7 octobre, le dirigeant conservateur a également rappelé la volonté du Royaume-Uni que les citoyens britanniques puissent quitter Gaza, que les otages retenus par le mouvement islamiste palestinien soient libérés et que l'aide humanitaire puisse parvenir dans le territoire palestinien.

Gaza : le Qatar et la Turquie déplorent la politique de «deux poids deux mesures»

Le Qatar et la Turquie ont dénoncé mercredi la politique de «deux poids, deux mesures» de certains pays occidentaux sur la guerre entre Israël et le Hamas et affirmé travailler à une désescalade dans la région.

«Il n'est pas permis de condamner le meurtre de civils dans un contexte et de le justifier dans l'autre», a déclaré le chef de la diplomatie du Qatar dans une conférence de presse avec son homologue turc à Doha.

Coalition contre le Hamas : Rabault juge «désastreuse» la «méthode diplomatique» de Macron

La vice-présidente PS de l'Assemblée nationale,Valérie Rabault, a jugé mercredi «désastreuse» la «méthode diplomatique» d'Emmanuel Macron au Proche-Orient, après l'idée avancée par le président d'une «coalition» internationale contre le Hamas.

À lire aussiVisite en Israël : pourquoi la proposition de Macron d’utiliser la coalition anti-Daech contre le Hamas a peu de chances d’aboutir

«Quand on fait une proposition d'une coalition internationale, la première des choses, c'est d'abord en discuter avec ses partenaires. Il ne l'a pas fait», a affirmé Valérie Rabault, vice-présidente chargée des relations internationales à l'Assemblée.

Macron a atterri en Égypte avant de rencontrer Sissi

Le président français, Emmanuel Macron, a atterri mercredi au Caire où il discutera avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi de la guerre qui fait rage depuis l'attaque meurtrière du Hamas palestinien en Israël, a constaté une journaliste de l'AFP.

Après Israël et la Cisjordanie occupée mardi, le président français a rencontré mercredi matin le roi de Jordanie Abdallah II, à Amman. L'Égypte est un médiateur incontournable entre Palestiniens et Israéliens et tient l'unique ouverture sur la bande de Gaza qui ne soit pas contrôlée par Israël.

Plus de 100 Palestiniens tués en Cisjordanie depuis le début de la guerre à Gaza, selon l’Autorité palestinienne

Plus de cent Palestiniens ont été tués en Cisjordanie, lors d'opérations de l'armée israélienne, a annoncé mercredi le ministère de Santé palestinien.

Depuis le 7 octobre, 102 Palestiniens ont été tués dans la Cisjordanie occupée, selon le ministère de la Santé palestinien. Un membre des forces de sécurité israéliennes a été tué lors de l'une des opérations armées de l’État hébreu, selon ce dernier.

Le ministère de la Santé du Hamas annonce 6546 morts à Gaza depuis le début de la guerre

Le ministère de la Santé au gouvernement du Hamas a annoncé mercredi qu'au moins 6546 personnes avaient été tuées dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien.

Au moins 2704 enfants figurent parmi les morts, selon le ministère qui a fait aussi état de 17.439 blessées. Le bilan publié mercredi grimpe de plus de 750 morts par rapport à celui de la veille, les 24 dernières heures ayant connu une forte intensification des bombardements israéliens.

Syrie: quatrième raid israélien contre l'aéroport d'Alep depuis le 7 octobre

L'aviation israélienne a mené mercredi un nouveau raid contre l'aéroport syrien d'Alep, selon une ONG et un responsable syrien, le quatrième depuis le début de la guerre entre le Hamas et Israël.

«Israël a réitéré ses agressions aériennes contre la Syrie (...) en bombardant l'aéroport international d'Alep», a déclaré l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Le raid visait «la même piste que lors du raid précédent», a indiqué à l'AFP Souleimane Khalil, un responsable au ministère des Transports, ajoutant que l'aéroport «était de nouveau hors-service».

«Gaza a connu 16 années d'antidéveloppement», estime l’ONU

«Gaza a connu 16 années d'antidéveloppement et de destruction du potentiel humain, et a perdu le droit au développement», a estimé mercredi la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement dans son rapport annuel sur l'économie palestinienne, jugeant que les conséquences économiques de la guerre entre Israël et le Hamas étaient «impossibles à définir».

L'ayatollah Khamenei accuse les États-Unis d'être responsables de la situation à Gaza

L'ayatollah Ali Khamenei, la plus haute autorité d'Iran, a accusé les États-Unis de «diriger en quelque sorte» les opérations menées par Israël contre le Hamas dans le territoire palestinien de la bande de Gaza. «Les États-Unis sont les complices incontestables des crimes» perpétrés à Gaza, a ajouté le guide suprême dans un discours prononcé à Téhéran.

Ils ont «sur les mains [...] le sang des opprimés, des enfants, des patients, des femmes et des autres», a-t-il ajouté, au 19e jour de la guerre entre le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, et Israël.

Le président iranien Ebrahim Raïssi avait déjà accusé le 18 octobre les États-Unis d'être «les complices des crimes» d'Israël, le jour de la visite du président américain Joe Biden dans ce pays.

Le 10 octobre, l'ayatollah Khamenei avait nié l'implication de son pays dans l'attaque massive lancée le 7 octobre par le Hamas contre Israël, tout en réaffirmant le soutien iranien «à la Palestine». L’armée israélienne a affirmé ce mercredi matin que l’Iran fournit des renseignements au Hamas.

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L'ayatollah Ali Khamenei, le 17 octobre à Téhéran. AFP

Abdallah II presse Macron et la communauté internationale d’agir pour arrêter la guerre à Gaza

Lors de son entretien avec Emmanuel Macron à Amman, le roi de Jordanie Abdallah II a pressé la communauté internationale d’agir «immédiatement pour arrêter la guerre à Gaza», protéger les civils et mettre fin au blocus du territoire, selon l’agence de presse officielle. Il a mis en garde le président français contre le risque d’«explosion» dans la région.

Erdogan estime que la Turquie a été «abusée» par Netanyahou

«Vous ne trouverez aucun autre État dont l'armée se conduise avec une telle inhumanité», a accusé le président turc Recep Tayyip Erdogan à propos d’Israël, après avoir pris la défense du Hamas.

Il avait rencontré le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou pour la première fois en septembre à New York. «J'ai serré la main de cet homme, nous avions de bonnes intentions mais il nous a abusés, a regretté le président turc dans un discours virulent. Les relations auraient pu être différentes mais cela n'arrivera plus, malheureusement.»

Le pape appelle à libérer les otages du Hamas et à faire rentrer l’aide humanitaire à Gaza

Le pape François «encourage la libération des otages» détenus par le Hamas et «l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza», a-t-il affirmé ce mercredi lors de son audience hebdomadaire au Vatican.

Pour Erdogan, le Hamas n’est pas une organisation terroriste

Le Hamas n’est pas une organisation terroriste, affirme le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui le considère plutôt comme «un groupe de libérateurs qui se bat pour protéger sa terre». «Nous n’avons pas de problème avec l’État d’Israël, mais nous avons un problème avec sa politique envers les Palestiniens», a ajouté Erdogan, précisant qu’il ne se rendrait pas en Israël comme prévu.

Le Hamas est considéré comme une organisation terroriste par l’Union européenne.

Une opération militaire israélienne à Gaza serait un «massacre», estime la Turquie

Une opération militaire israélienne terrestre dans Gaza provoquerait un «massacre», estime le ministre des Affaires étrangères turc Hakan Fidan. Il a également affirmé que ceux qui soutiennent les actions d’Israël sont «complices de ses crimes».

Réunion entre le chef du Hezbollah et des dirigeants du Hamas et du Djihad islamique

Le chef du Hezbollah libanais s'est réuni avec des dirigeants du Hamas et du Djihad islamique pour évoquer les moyens de soutenir ces mouvements palestiniens dans leur guerre avec Israël, a indiqué la formation pro-iranienne. Les trois hommes (Hassan Nasrallah, Saleh al-Arouri et Ziad al-Nakhala) ont passé en revue «les derniers événements dans la bande de Gaza depuis le début de l'opération Déluge d'al-Aqsa», l'attaque sanglante lancée par le Hamas en territoire israélien le 7 octobre qui a déclenché la guerre.

Ils ont évoqué «ce que les parties de l'axe de la résistance doivent faire en cette étape critique pour permettre la victoire [...] à Gaza et en Palestine» et «arrêter l'agression sauvage» d'Israël, a encore indiqué le texte.

Le Hamas et le Hezbollah ont constitué, depuis bien avant l'attaque du 7 octobre, un centre «d'opérations communes» avec le Djihad islamique et la Force Al-Qods, l'unité d'élite des Gardiens de la révolution en Iran, selon des sources proches du Hezbollah. Les trois formations font partie de «l'axe de la résistance» pro-iranien opposé à Israël et coordonnent leurs actions avec d'autres factions palestiniennes, syriennes, irakiennes et autres.

La réunion a également évoqué «la confrontation en cours aux frontières libanaises». Depuis l'attaque du 7 octobre, des affrontements quotidiens opposent le Hezbollah et ses alliés aux forces israéliennes à la frontière sud du Liban. Les affrontements restent cependant pour l'heure limités, de même que les bombardements israéliens sur les villages frontaliers dans le sud du Liban.

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Macron ira également au Caire rencontrer al-Sissi

Emmanuel Macron se rendra au Caire ce mercredi pour rencontrer le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, après son passage à Amman en Jordanie, annonce l’Élysée.

Israël veut donner «une leçon» à l’ONU et refuse des visas

En réponse aux déclarations du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui a appelé à un cessez-le-feu humanitaire immédiat, et condamné les «violations claires du droit humanitaire» dans l'enclave de Gaza, l'État hébreu a refusé son visa au chef des affaires humanitaires de l'ONU, Martin Griffiths.

L'ambassadeur d'Israël auprès de l'ONU, Gilad Erdan, a déclaré à la radio militaire: «En raison de ses remarques, nous refuserons de délivrer des visas aux représentants de l'ONU. Nous avons déjà refusé un visa au secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, Martin Griffiths. Le moment est venu de leur donner une leçon.»

Pourquoi la proposition de Macron d'utiliser la coalition anti-Daech contre le Hamas a peu de chances d'aboutir

Emmanuel Macron a proposé, lors de sa visite officielle en Israël, de mobiliser une coalition internationale contre le Hamas, à l'instar de celle déployée contre Daech en Irak et en Syrie. Un coup d’épée dans l’eau? Notre décryptage.

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Tsahal accuse l’Iran d’aider le Hamas

L’Iran fournit des renseignements au Hamas et aide à alimenter le sentiment anti-Israël par une campagne numérique globale, a accusé un porte-parole de l’armée israélienne, Daniel Hagari.

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La guerre entre Israël et le Hamas «affecte déjà» les économies régionales, selon le FMI

La guerre qui fait rage depuis 19 jours entre Israël et le Hamas palestinien dans la bande de Gaza affecte déjà les économies des pays voisins, affirme la chef du Fonds monétaire international (FMI) devant un forum d'investisseurs à Riyad. «Regardez les pays voisins: l'Égypte, le Liban, la Jordanie, où les impacts sont déjà visibles», a déclaré Kristalina Georgieva.

«Ce que nous voyons, c'est davantage de nervosité dans un monde déjà anxieux», a déclaré la chef du FMI. «Il y a des pays qui dépendent du tourisme et l'incertitude est néfaste pour les flux touristiques», a-t-elle ajouté.

Décrivant les risques spécifiques pour la région, elle a souligné que «les investisseurs hésiteront à se rendre dans ces pays, que le coût de l'assurance – si vous voulez transporter des marchandises – va augmenter et qu'il y a des risques d'une augmentation du nombre de réfugiés dans des pays qui en accueillent déjà beaucoup».

Découvrez la cartographie des tunnels de la bande de Gaza

Dans la bande de Gaza, le Hamas a bâti un immense réseau de galeries souterraines, où se cachent combattants, armes et vivres. Cette «ville sous la ville» représente le principal défi d'une future offensive terrestre israélienne. Le Figaro vous plonge dans le gruyère du sous-sol gazaoui en cartes.

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«Créer un État palestinien aujourd'hui, c'est créer un nouveau califat», estime Marion Maréchal

«Créer un État palestinien aujourd’hui [avec le Hamas, NDLR], c’est créer un nouveau califat», a réagi sur LCI Marion Maréchal, tête de liste Reconquête aux européennes. Après avoir indiqué que la «priorité» était de lutter contre les groupes terroristes, dont le Hamas, Emmanuel Macron avait affirmé mardi à Jérusalem qu’«il ne peut y avoir de paix durable s'il n'y a pas la reconnaissance du droit légitime du peuple palestinien de disposer d'un État».

Marion Maréchal regrette que le président ne se soit pas rendu plus rapidement en Israël, estimant que «cela démontre que le sujet est explosif en France». La candidate d’extrême droite estime aussi que «le conflit est de fait exporté dans notre pays, avec l'explosion des actes antisémites et de la menace terroriste».

L’ONU insiste sur le besoin de carburant à Gaza pour l’aide humanitaire, Israël refuse encore

La cinquantaine de camions d'aide internationale, arrivés à Gaza depuis samedi en provenance d'Égypte via le poste-frontière de Rafah, n’est qu’une «goutte dans un océan de besoins», selon le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. Les Nations unies estiment qu’il faudrait faire passer une centaine de camions par jour pour subvenir aux besoins des civils coincés à Gaza.

Le chef de l’ONU souhaite également que du carburant, exclu par Israël de l’aide humanitaire autorisée à Gaza, soit distribué dans le territoire palestinien. «Sans carburant, l'aide ne peut être acheminée, les hôpitaux n'ont pas d'électricité et l'eau potable ne peut être purifiée ou même pompée», a souligné Antonio Guterres. Six hôpitaux ont déjà dû fermer leurs portes en raison du manque de carburant, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

«Pour l'instant, nous n'avons aucun intérêt à ce que la machine militaire du Hamas reçoive davantage de carburant, et nous n'avons pas autorisé de carburant», a répondu sur CNN Mark Regev, conseiller du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.

L’aide humanitaire arrive au compte-goutte à Gaza, et l’ONU demande également à ce que du carburant y soit livré. STRINGER / REUTERS

Huit soldats morts dans les frappes israéliennes en Syrie

Les frappes israéliennes nocturnes sur des infrastructures militaires en Syrie ont tué huit soldats syriens, ont annoncé les médias officiels. Sept autres soldats sont blessés.

«Vers 1h45 du matin, l'ennemi israélien a mené une agression aérienne depuis le Golan occupé», visant des positions de l'armée syrienne dans la province de Deraa, selon une source militaire citée par les médias. L'armée israélienne avait déclaré avoir frappé des infrastructures militaires en Syrie en réponse à des tirs en direction d'Israël mardi.

Comment Netanyahou a été lâché par son «ami» Poutine

Le rapprochement contre-nature entre Israël et la Russie – à la faveur de la guerre en Ukraine, l’État hébreu avait refusé d’armer Kiev et s’étant désolidarisé des sanctions occidentales contre Moscou – a volé en éclats depuis l’attaque du Hamas. Une relation emportée en quelques jours par l'empathie politique du Kremlin envers le Hamas et par les propos antisémites des dirigeants russes, y compris de Vladimir Poutine, qui a comparé le siège israélien de Gaza au blocus de Leningrad par les nazis. Récit.

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Passe d’armes à l’ONU entre le secrétaire général Guterres et Israël

Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, mardi soir, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a réitéré son appel à un «cessez-le-feu humanitaire immédiat» et condamné les «violations claires du droit humanitaire» dans le territoire palestinien, bombardé sans discontinuer et où l'aide n'arrive que parcimonieusement.

«Monsieur le secrétaire général, dans quel monde vivez-vous?», s’est agacé le ministre israélien des Affaires étrangères, Eli Cohen. «Comment pouvez-vous conclure un accord de cessez-le-feu avec quelqu'un qui a juré de tuer et de détruire votre propre existence?» s'est-il demandé, annulant sa rencontre avec Antonio Guterres.

L'ambassadeur israélien à l'ONU Gilad Erdan a lui réclamé la démission immédiate d'Antonio Guterres, l'accusant d'être «compréhensif face au terrorisme et aux meurtres» du Hamas.

Le Hamas assure que 80 personnes sont mortes dans des bombardements dans la nuit

À Gaza, 80 personnes seraient mortes dans la nuit de mardi à mercredi dans des frappes israéliennes, selon le Hamas. Ce bilan, diffusé par l’organisation terroriste, n’est pas vérifiable de manière indépendante.

Macron rencontre le roi de Jordanie Abdallah II ce mercredi matin

Emmanuel Macron continue sa tournée au Proche-Orient entamée mardi. Il doit rencontrer ce mercredi matin le roi de Jordanie Abdallah II, à Amman, et pourrait également échanger avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

Mardi, il a fait étape en Israël pour rencontrer des familles d’otages et de victimes de l’attaque du 7 octobre, avant d’échanger tour à tour avec le président israélien Isaac Herzog et le premier ministre Benyamin Netanyahou, à qui il a présenté les condoléances d'un «pays ami, éploré devant l'acte terroriste le plus terrible de votre histoire». Il s’est ensuite rendu en Cisjordanie, à Ramallah, échanger avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, martelant qu’«une vie palestinienne vaut une vie israélienne».

Ce qu'il faut retenir du discours de Macron en Israël

Mardi, Emmanuel Macron a réaffirmé la position de la France sur le conflit devant le président et le premier ministre israéliens. Le Figaro vous résume les points clés de son discours.

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S&P abaisse la perspective de crédit d'Israël de «stable» à «négative»

L'agence de notation S&P Global Ratings a annoncé mardi qu'elle abaissait la perspective de crédit d'Israël de «stable» à «négative», citant les risques d'élargissement du conflit entre Israël et le Hamas et son impact potentiel sur l'économie.

Dans une note, l'agence indique: «La perspective négative reflète le risque que la guerre entre Israël et le Hamas s'étende plus largement ou affecte les indicateurs du crédit d'Israël de manière plus négative qu'attendu.» «Nous présumons actuellement que le conflit restera concentré sur Gaza et ne durera pas plus de trois à six mois», ajoute S&P.

La semaine dernière, l'agence de notation Fitch avait placé la note de la dette souveraine d'Israël, à «A+», sous surveillance négative et averti qu'une escalade du conflit pourrait entraîner une action de notation négative.

Le New York Times sème le trouble sur l'origine de l'explosion à l'hôpital al-Ahli de Gaza

Le New York Times a publié un article mardi soir sur son site Internet dans lequel il remet en cause la version donnée par les services de renseignements occidentaux sur l'explosion à l'hôpital al-Ahli, la semaine dernière, dans la bande de Gaza. Si le journal ne conclut pas que l'explosif responsable de l'explosion venait d'un camp ou de l'autre, il affirme en revanche que le projectile dont la vidéo a été mise en avant comme preuve a été tiré depuis le territoire israélien, et n'était pas celui qui s'est écrasé sur l'hôpital.

Mardi, de nouveau, un responsable américain a affirmé que les responsables du renseignement de son pays sont «fortement persuadés» que l'explosion a été provoquée par une roquette palestinienne qui s'est brisée en plein vol, et non par Israël.

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Joe Biden: Israël «prend ses propres décisions» concernant une opération terrestre à Gaza

La Maison-Blanche assure publiquement que les États-Unis «ne dictent pas les termes» du conflit à Israël, malgré la présence sur place de plusieurs de ses conseillers militaires.

Interrogé par des journalistes pour savoir s'il avait appelé les dirigeants israéliens à retarder une invasion terrestre de Gaza, Joe Biden a répondu: «Les Israéliens prennent leurs propres décisions».

Selon le New York Times, Washington s'inquiète du manque par Israël d'«objectifs militaires atteignables» à Gaza, tandis que le Washington Post affirme que l'administration Biden a tenté de freiner une invasion dans les jours qui ont suivi les attaques du Hamas.

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L'armée israélienne frappe des «infrastructures militaires» en Syrie

L'armée israélienne a déclaré mercredi qu'elle avait frappé des infrastructures militaires en Syrie en réponse à des tirs en direction d'Israël mardi. «Les avions de combat de l'armée israélienne ont frappé des infrastructures militaires et des lanceurs de mortiers appartenant à l'armée syrienne en réponse aux tirs en direction d'Israël hier [mardi]», a déclaré l'armée israélienne dans un communiqué. Un porte-parole a indiqué à l'AFP que les frappes avaient eu lieu à l'intérieur de la Syrie.

Le fils de Benyamin Netanyahou reste à Miami

Le quotidien britannique The Times rapporte que Yair Netanyahou, le fils du premier ministre israélien, continue de vivre à Miami, en Floride, 17 jours après l'attaque du Hamas qui a coûté la vie à plus de 1400 Israéliens. Âgé de 32 ans, il est en principe éligible à la réserve de l'armée, comme 360.000 autres concitoyens qui se sont mobilisés. Selon le journal, de nombreux réservistes accusent le fils de Bibi «d'abandonner son pays» alors que son père est jugé en partie responsable de la situation. L'un déplore: «Yair profite de sa vie à Miami Beach pendant que je suis sur la ligne de front.»

Des réservistes israéliens. RONI SCHUTZER / AFP

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