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France

En Inde, l’Église syro-malabare veut des éclaircissements sur la loi sur la citoyenneté

Dimanche 12 janvier, au lendemain de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la citoyenneté, les 57 évêques syro-malabars qui participent au synode de leur Église ont exhorté le gouvernement de New Delhi à clarifier les modifications apportées à la nouvelle loi sur la citoyenneté.

Ce synode qui se tient depuis le 7 janvier et jusqu’au 15 janvier à Kakkanad, quartier résidentiel de Kochi (Cochin), dans l’État du Kerala (sud de l’Inde), a été inauguré par le cardinal George Alencherry, archevêque majeur de l’Église syro-malabar.

« Les évêques veulent que le gouvernement clarifie les doutes sur la nouvelle loi et protège le caractère laïc de notre Constitution qui ne fait aucun doute », a déclaré le père Antony Thalachelloor, secrétaire du synode de l’Église syro-malabare.

Les évêques syro-malabars demandent en effet au gouvernement de Narendra Modi, leader du parti pro-hindou BJP, de vérifier que le Citizenship Amendment Act (CAA), adopté le 11 décembre dernier, ne viole pas les principes de laïcité de la Constitution indienne.

En effet, le CAA vise à naturaliser les migrants illégaux des minorités religieuses originaires d’Afghanistan, du Pakistan et du Bangladesh vivant depuis cinq ans en Inde, mais exclut les musulmans, qui resteront sans papiers, donc susceptibles d’être arrêtés. Ce qui contredit la loi sur la citoyenneté de 1955 et la Constitution de 1947 qui ne font pas de différences entre les religions.

Plus de 25 morts

Depuis l’entrée en vigueur du CAA, les contestations violentes se multiplient à travers l’Inde. Déjà plus de 25 personnes sont décédées dans des manifestations contre la CAA et des centaines d’autres ont été gravement blessées.

Ce fut le cas dimanche 5 janvier, lors de l’attaque, par une centaine d’individus, de l’université Jawaharlal Nehru, l’une des plus importantes de New Delhi. Professeurs et étudiants militants ont été battus à coups de bâtons et de barres de fer au cours de cette attaque très symbolique, l’université Nehru – l’équivalent indien de la Sorbonne –, étant un pilier de la pensée libérale et laïque combattue par le BJP.

Les assaillants n’ont pas été clairement identifiés, mais tout accuse le syndicat étudiant ABVP, lié au parti au pouvoir. Quant à la police de New Delhi, elle a mis beaucoup de temps à intervenir.

Dans ce contexte, les évêques syro-malabars expriment leur inquiétude face aux violences provoquées par cette loi et demandent également au gouvernement d’accorder la citoyenneté aux réfugiés « sans aucune discrimination religieuse ».

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