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En réanimation, l’opposant sénégalais Ousmane Sonko dans un état «très faible»

L’opposant sénégalais Ousmane Sonko, qui dénonce sa détention depuis début juillet et a repris sa grève de la faim il y a huit jours, est dans un état «très faible» dans un service de réanimation d’un hôpital de Dakar, alerte ce mercredi 25 octobre son avocat. «Il est tombé dans le coma le 23 octobre. Il a repris connaissance le même jour mais il est dans un état très faible. Les soins continuent», a déclaré Ciré Clédor Ly, qui dit avoir pu discuter avec son client mardi. «La situation est alarmante, affirme-t-il. Les médecins lui administrent des soins qu’il n’est pas en mesure de refuser.» «Je lance un appel solennel au chef de l’Etat parce qu’il a les moyens de mettre fin à cette situation», ajoute l’avocat.

Arrivé troisième au scrutin présidentielle de 2019 et candidat à celui de février 2024, Ousmane Sonko, 49 ans, accuse le président Macky Sall – qui s’en défend – de vouloir l’écarter de l’élection par des procédures judiciaires. Après une condamnation pour diffamation contre un ministre, Sonko a été déclaré coupable le 1er juin de débauche de mineure et condamné à deux ans de prison ferme. Absent au procès en signe de protestation, il a été condamné par contumace puis radié des listes, ce qui le rend inéligible pour 2024.

Il a depuis été écroué fin juillet sous d’autres chefs d’inculpation, dont appel à l’insurrection, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et atteinte à la sûreté de l’Etat. Il avait entamé une grève de la faim qu’il avait, selon ses proches, terminée le 2 septembre pour répondre aux appels émanant notamment de chefs religieux très influents au Sénégal, après avoir été admis en service de réanimation dans un hôpital.

Si un juge de Ziguinchor (sud du pays) a annulé sa radiation des listes la semaine passée, l’opposant est encore loin de pouvoir se présenter. La Direction générale des élections, qui dépend du ministère de l’Intérieur, refuse de lui délivrer les formulaires devant servir à recueillir les parrainages nécessaires à une candidature, arguant que la décision du juge «n’est pas définitive».