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Energie : le nucléaire français a-t-il besoin de lois d'exception ?

"Il faut commencer à travailler sans tarder"

Valérie Faudon est présidente de la Société française de l'énergie atomique (SFEN)

Le présidentMacrons'est exprimé vendredi 17 juin sur la loi "urgence écologique". La France a certes besoin de beaucoup d'électricité bas carbonenucléaireet d'énergies renouvelables pour sortir du pétrole, du gaz et du charbon qui représentent aujourd'hui 60 % de la consommation énergétique.

Vous devez commencer sans tarder à travailler sur la première des six paires d'EPR2. Beaucoup de réacteurs actuels atteindront progressivement la limite des 60 ans à la fin des années 2030. Cela comprend le renouvellement d'une partie de cette base nucléaire, qui garantit une alimentation électrique bas carbone, avec un nouveau réacteur. EDFa pour objectif de mettre en service le premier EPR2 d'ici 2035.

La prochaine étape après l'annonce des intentions du gouvernement est un débat public prévu à l'automne 2022 organisé par la Commission nationale. Pour discussion publique. Cette discussion sera une phase importante du projet. L'étape suivante consiste à demander l'approbation administrative et locale. On estime qu'environ 15 approbations différentes sont nécessaires pour traiter le projet. Le traitement des dossiers de gestion est compliqué. Chacun contient plusieurs acteurs et est ordonné en plusieurs étapes. Toutes ces instructions doivent être coordonnées et clairement exprimées.

Il existe certainement aujourd'hui de nombreuses possibilités de simplification pour faciliter le travail de chacun tout en s'assurant qu'il respecte les exigences de sécurité et de protection de l'environnement. Remarque : Les EPR suivants doivent être construits sur des sites nucléaires existants tels que Penly, Gravelines, Bugey,Tricastin. Par conséquent, les problèmes de sécurité nucléaire sont déjà connus et mis en œuvre.

"Les exigences de simplification ne sont pas pertinentes"

Yves Marignac est responsable du Centre d'énergie nucléaire et fossile de l'Institut Négawatt

Le nucléaire est toujours exempté du régime général de la réglementation en France ou fait l'objet de certaines démarches. Cependant, le délai de cinq ans entre la décision d'un projet nucléaire et le « premier concret » n'a rien à voir avec la complexité de l'approbation administrative. Il s'agit en fait du temps d'ingénierie nécessaire à la réalisation d'un projet nucléaire.

Récemment, selon la note du ministre, le nombre d'heures déjà mobilisées par les ingénieurs pour concevoir l'EPR2 d'EDF est de 1 million d'heures, sur les 20 millions d'heures qui seraient nécessaires dans tous les cas. .. Demandes de simplification administrative et juridique Il est donc hors de propos et peu susceptible de réduire le temps nécessaire à la mise en œuvre d'un projet nucléaire. De plus, cela n'est pas souhaitable car il n'existe pas de réacteur nucléaire comparable aux projets éoliens et solaires. Ces projets sont une option beaucoup plus réversible.

Un processus de consultation planifié est absolument nécessaire au niveau démocratique et pour que les citoyens s'approprient la question. C'est un projet qui engage la France dans le nucléaire pour près d'un siècle, tout en termes de stabilité, de centralisation et de capacité industrielle. Justifier l'accélération des projets nucléaires par l'urgence de la décarbonation me semble également hors de propos.

En effet, compte tenu des avancées des énergies renouvelables, de la souplesse d'utilisation et de stockage, et du potentiel de maîtrise des consommations, il vaut mieux continuer à investir dans ces domaines. Tous les euros dépensés pour le programme EPR (premiers résultats non affichés d'ici 2035) seront perdus en raison de sources d'investissements immédiatement indispensables pour atteindre l'objectif de décarbonation d'ici 2030. augmentation.