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France

Étienne Drioton et l’Égypte

Le livre revient sur la vie d’Étienne Dioton, passionné de civilisation égyptienne qui sera missionné en Égypte, conservateur au Louvre et directeur général des antiquités égyptiennes au Caire.

Auguste Mariette, Gaston Maspero, Christiane Desroches Noblecourt…, sont de célèbres archéologues français des XIXe et XXe siècles. Mais qui connaît Étienne Drioton (1889-1961), passionné par la civilisation égyptienne dès l’âge de 11 ans, qui choisit d’être prêtre catholique. Après le séminaire de Nancy, un doctorat de philosophie à Rome, il enseigne la philologie égyptienne à la Catho de Paris avant d’être missionné au Caire, de devenir conservateur adjoint au Louvre, d’être nommé par le roi Fouad Ier directeur général du Service des antiquités égyptiennes au Caire et enfin, révolution de Nasser oblige, de revenir en France en tant que directeur de recherche au CNRS et professeur d’archéologie au Collège de France. Bref, une vie extraordinairement bien remplie.

Un photographe hors pair

De plus, Étienne Drioton était un photographe hors pair. Ce ne sont pas moins de 5 300 clichés sur plaques qu’on découvrit dans le grenier de la maison qu’il occupait à Montgeron (Essonne). La conservatrice du musée municipal, Michèle Juret, en sélectionna avec son équipe 180 qui figurent, agrémentés d’un texte accessible, dans cet intéressant ouvrage.

Les pharaons mieux connus mais encore mystérieux

On y découvre de splendides photos de fouilles archéologiques, mais aussi de scènes de vie simple des années 1936 à 1952, rappelant les photographies d’Albert Kahn. Ainsi le Sphinx de Gizeh, le temple de Karnak ou les temples de Haute-Égypte les pieds dans l’eau du Nil – avant que celui-ci ne soit dompté par le barrage d’Assouan – voisinent-ils avec un bac sur un canal, la récolte de la canne à sucre, le puisement d’eau au moyen d’un chadouf ou encore Étienne Drioton lui-même.

Un bel ouvrage qui devrait être l’occasion de faire connaître au grand public cet égyptologue, découvreur d’une cryptographie égyptienne sur des scarabées en céramique, de l’existence d’un monothéisme égyptien et enfin de la pratique d’un théâtre sacré, puis profane, égyptien.

Étienne Drioton et l’Égypte, Michèle Juret, éditions Safran,304 p., 38 €

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